trace
(1) (2) (3) Cuivre gris de Freyherg, (Klaproth.) Si ces analyses étaient exactes , on devrait considérer ces minéraux corniiae des composés de sulfure de cuivre et d'arséniures , se rapportant le premier à la formule qui donne Cu^S~|-FeÂs.
Cuivre. . . 0,4896\
Arsenic. . 0,260 1 ( ^ Soufre.. . O'jllg)
El les deux autres a la formule SCu^S -{- SFe^As, qui donne:
Cuivre. . . 0,4500 j
Fer. . . . 0,2572 (
Arsenic . . 0,1783/
Soufre. . . 0,1145)
(4) Cuivre gris d'Âirtârey. (M. Thomson.)
(5) Tennantitede Cornouailles. (M. Phillips.) Elle est cristallisée en dodécaèdre, noire à la surface. d*un gris de plomb à Tintérieur, à cassure unie. Sa p. s. est de 4,375. C'est un sulfure triple de cuivre, de fer et d*arsenic.
(6) (7) Cuivre gris de Sainte 'Marie-aua!' AI ines{haui'Khin,) On le trouve cristallisé en tétraèdres , ou amorphe. Il est d*un gris de fer éclatant^ très-fragile, à cassure inégale. Lorsqu'on le chauffe dans un tube fermé par un bout , il se fond au rouge naissant, et il s'en dégage du réalgar qui se dépose sur les parois du tube. — Chauffé dans un creuset brasqué à la chaleur blanche, il perd au moins le quart de son poids. La matière fondue diffère peu pour l'aspect du minéral lui-même; mais elle est d'une nature toute différente et ne renferme plus que 0,03 à 0,04 d'arsenic. Par le grillage, le minéral de Sainte-Marie donne beaucoup d'acide sulfureux et d'acide arsénieux.— 11 est depuis longtemps l'objet
cuTvni.
d'une exploitatton ioiportante. II se rencontre dans plusieurs filons dont le principal porte le nom deGabe-Gottes^W est accompagné de quarz^ d'arsenic natif et quelquefois de cobalt gris. Lesdeux analyses citées, dont la dernière (7) a été faite par M. H. Rose, prouvent que sa composition est variable, maisqu*elle se rapporte à la formule géoéralecitée plus haut. Il* OROVPB. — Cuivre anitmanial , grauguiiigers. .^ Les minéraux de ce gronpe diffèrent de ceux du groupe précédent, en ce qu'ils donnent au chalumeau d'abondantes vapeurs antimoniales. Voici le résultat des analyses qui en ont été faites.
Dillcmbourg.
Gertdorf.
lUpnick.
ZilU.
Cuivre . .
Fer . . , Zinc. . .
Mercure. .
Argent . .
Antimoine .
lArsenic . .
Soufre. . .
6'm ô'.é'éô
o.ôo's
o'ôii
(I) (2) (3) ^ffi^rirtijr analysés par Klaproth. Les résultats ne doivent être considérés que comme approximatifs.
(4) Fahlerz de Dillemhourg. { M. H. Rose. )
(5) FaHlen de Ger$dorf, près de Freyberg. (M, H. Rose.)
(6) Fafilerz de Kapnik en Hongrie. ( M. H. Rose. )
(7) Fahlerz de Ziila , près de Clausthal. ( M, H, Rose. ) M. H. Rose représente la composition de ces minéraux par la même fbrnuile que celle qu'il applique au cuivre gris de Sainte-Marie. Cependant il trcKive que dans Téchantillon de Zilla l'on est obligé de supposer qu'une partie du cuivre est è l'état de bi<sulfure isomorphe a\ec les sulfures do zinc et de fer.
111' GRorPE. — Cuivre gris phwbevx ^ bfey fahlerz, — La plupart des minéraux de ce groupe se rapportent à une espèce unique à laquelle on a donné le nom de Boumonite, Cependant il paraît qu'il y en a qui en diffèrent essentiellement , et qui doivent être regardés comme des emtimonio' sulfures» — La bournonite est d'un gris de plomb foncé , à cassure inégale , tendre , se laissant couper au couteau. Ses
MinÉRAVY SULFURÉS.
cristaux dérivent d'un prisme droit rectangulaire dont la hauteur et les côtés de la base sont entre eux a-peu-près ; ; 2*0 : 217 : 220. — Sa p. s. est de 5,765. — Au cholunieaa , dans le tube onvert , elle donne Todeur d*acide sulfureux , et elle répand une épaisse fumée blanche qui se dépose sur le verre ^ et dont la partie la plus élevée est de Toxide d'antimoine fusible et volatil , et la portion inférieure est de Tantimoine de plorob infusible et fixe ; sur le charbon elle se fond ^ dégage de la fumée , puis se solidifie en une boule noire ; par le grillage elle répand une fumée plombeuse et antimoniale , et laisse une masse scoriforme. Les analyses du cuivre gris plombeux qui ont été faites jusqu'à présent , ont donné :
Cornouaiilet
Bl«7ber
Pyrénée*
Barles.
KupfergUus.
Praffemborg.
Clau».
thaï.
Cuivre . .
;Plomb . .
•fer . . .
lAotimoiDe.
^oufre . .
Gangue. .
(1) Bournonile de Comouailles. ( Klaproth* }
(2) Bournonile de Bleyberg, ( IVf . Hatchett. )
(3] Bournonite des Pyrénées. Elle coulient 0,0004 d'argent.
(4] Bournonite de Barlez. (Hautes- Alpes). Sa p. s. est de 5,S4. Elle contient 0,0007 d'argent. Elle est accompagnée de galène antimoniale.
(5) Kupferglanm , d'origine inconnue.
(6) Bournonite de Pfaffemberg au Hartz. (M. H- Rose.)
La boumonitepnre est un sulfure triple dont la formule est
Eu» gb+2 Pb^ §b, ou (|b 4- 3 eu) + 2 (gb -f 8 Pb),
£u représentant le sulfure de cuivre, Pb le sulfure de plomb,
gb le sulfure d'antimoine.
(7) Cuivre gris de Clausihal au Hartz. (Klaprolh.) Il renferme 0,022 d'argent, compris dans la gangue. Si l'analyse estexarte, ce minéral doit être considéré comme un antiuionio-sulfure.
D. Sulfater, — 1%Le êulfate neutre de deutoxide de cuivre se f(»rme journellement dans les galeries des mines qui fournissent des minerais de cuivre sulfuré. 11 est identique avec le sel des laboratoires que nous avons décrit.
2^ Il existe plusieurs soue-suifates dans la nature; celui que Ton rencontre au Pérou est composé , d'après Proust , de :
Deutoxide de cuivre. . . 0,6394) Acide sulfurique. . . . 0,2 1 55 [ 1,0004 Eaa 0,1455 \
et se rapporte par conséquent à la formule CuS -|- Aq. Il est pulvérulent et en petites masses terreuses, d*un beau vert, insoluble dans l'eau , facilement soluble dans les acides. — Au chalumeau , seul dans le matras , il donne de Teau , devient noir , et se change en un mélange de sel neutre soluble dans Teau , et de deutoxide. — 11 est ordinairement mélangé de sable , d argile et d'un peu de sulfate de chaux.
Z^ On a importé dans ces dernières années , en Europe , un minerai de cuivre que Fou dit exister en grandes masses au Mexique ; et qui se compose principalement d'un êouêsulfate particulier, — Sa gangue est une roche quarzeuse blanche qui parait appartenir à un grès. Cette gangue est pénclrce d'oxidule d'un beau rouge et de sous-sulfatc couleur de vert-de-gris, — Ce sous-sulfate est grenu, mal, presque terreux ; tantèt d*un vert-clair comme le carbonate , tantôt d*un verl-grisâtre ; le plus souvent il sert de pâte a la roche; mais il se présente aussi en petits amas et en petits grains. >-Il sedissout lentement et sans effervescence dans Tacide muriatique à froid. — Il se dissout lentement dans l'ammoniaque , mais très-rapidement dans le carbonate d'ammoniaque. — Sa composition se rapporte à la formule Cu^S* 4" ^^^^ ^*" donne :
Deutoxide de cuivre, . 0,6790 ) Acide sulfurique, . . 0,1707)1,0000 Eau 0,1503\
4° La brochantite^ qui a été analysée par M. Blagnus, est un sous-sulfate analogue, mais qui ne contient que 3 atomes d'eau, et dans lequel Toxide de tinc remplace une partie de l'oxide de cuivre. — Ce minéral vient de Resbania en Transylvanie. Il est accompagné de minerai de plomb mêlé de cuivre rouge et de malachite , et qui est riche en sélénium. — Il est en prisme transparent, d'un vert émeraude.— Il a donné à l'analyse :
MI?IBR.\UX PHOSPHORéS.
Beuloxîde de enivre Oxide de zînc. .
Oxide de plorob .
Acide sulfurique.
Eau
0,62fî 0,082 0,003 0,170 0,119
1,000 S^ £n6n M. Levy a décrit sous le nom de kœnigite un minéral qui se trouve àVerchetori en Sibérie , et qui, d'après les essais de Woilaston , parait être un sous-sulfale de cuivre. Ce minéral esl en petits cristaux transparents, d*un vert émeraude ou noirâtre , dont la forme est un prisme droit rhomboîdal de l05^ Il a à- peu-près la dureté du £;ypse.
E. Séléniure, — Le êéléniure de cuivre est extrêmement rare. — Il a été découvert par M. Berzélius dans une collection provenant des mines de Skrikerim en Suède. -— Il est mat à l'extérieur, mais d'un gris-métallique dans les fractures, tendre, malléable et susceptible de prendre le poli. Il se trouve disséminé sous forme de végétations dans de la chaux carbonatée lamellaire et de la serpentine. — Au chalumeau, sur le charbon, il se fond en une boule grise demimalléable, et développe une très- forte odeur de sélénium ; dans le tube ouvert il donne un sublimé rouge de sélénium, et un autre sublimé blanc cristallisé diacide sélénieux, et il développe pendant très-longtemps l'odeur de sélénium. Après un long grillage on en extrait un grain de cuivre à l'aide de la soude. — 11 est inattaquable pur l'acide muriatique. — Il est composé de :
Cuivre, Sélénium.
Cu'Se
AIITICLB IV.
— Minéraux pflospRorés et arséniés.
A. P/iosphaies. — Les analyses suivantes paraissent prouver qu'il existe trois phosphates de cui\re différents.
Liebothen.
Licbethen.
Ehreinbretlcn.
Verne- • berg. 1
Deutoxide de cuivre
Acide phospborique
Eau
' Oxide de fer !
Acide carbonique
396 CriVRE.
(!) PRospfiate de Liebethen en Hongrie. Il est cristallise en petits octaèdres a base rectangle , qui dérivent d'un prisme rectangulaire de 100 et SO». Les cristaux ont de Téclat à la surface ; ils sont d'un noir-verdâtre, mais leur poussière est d'un gris-verdâtre clair. — Leur p. s. est de 8,60 à 4,10. — Par la calcination ils perdent de Peau et deviennent d*un vert d'herbe foncé très-beau. — Ce minéral a pour gangue de l'hydrate de fer. — Sa composition paraît exprimée par la formule Cu*P* -f" 2Aq; cependant])!. G, Rose croit qu'il ne contient que 1 atome d'eau.
(2) Autre phosp/i aie de LiehetRen qui accompagne le précédent. — Il est amorphe ou mamelonné, d'nn vert de malachite , à structure fibreuse, tendre. Par la calcination il devient d'un brun légèrement verdâtre. — Il est mélangé d'hydrate de fer et d'un peu de carbonate de cuivre. — Sa composition est représentée par la formule 2CuP-}- Aq , qui donne 0,244 d'acide phospborique et 0,076 d'eau.
(8) Pfiospâate d'ERreinbreêten , vis-n-vis de Coblentz. (Klaproth.) Klaproth n'a pas dosé l'eau; mais ce minéral est évidemment de même nature que le précédent; cette espèce s'est encore présentée au Chili et ailleurs.
(4) Pâospnate de F'imeherg , près Rheinbretbach (rivedroite du Rhin). (M. Lunn.) 11 cristallise en prismes obliques rhoniboîdaux de 14 et 39**, et dont Taxe incline sur la base de 1 12°30' environ. Il est vert. Sa p. s. est de 4,3. — II diffère de l'espèce précédente en ce qu'il renferme une fois autant d'eau. Sa formule est CuP 4- Aq.
Au chalumeau le phosphate de cuivre noircit, fond et se réduit sans colorer la flamme. Avec une petite quantité de soude il donne une boule liquide; mais si l'on en ajoute une nouvelle dose la masse se gonfle un instant, puis se liquéGe de nouveau ; et h chaque nouvelle dose que l'on ajoute le même phénomène se reproduit jusqu'à ce qu'enGu la masse se gonfle et devienne infusible. Avec une grande proportion de soude la matière s'enfonce dans le charbon, et laisse du cuivre à sa surface. — Avec un volume de plomb égal au sien le phosphate de cuivre donne au feu de réduction un grain de cuivre enveloppé de phosphate de plomb fondu qui cristallise en se refroidissant.
Le phosf)hate de cuivre a été trouvé combiné avec le phosphate d'urane. (Voy. Cfialkolite,)
B. Anéniure, — On croit qu'il existe de Varsèniurede cuivre à-peu-près pur dans quelques cuivres gris ; mais on n'a pas encore examiné avec la précision désirable les minerais qui paraissent pouvoir se rapporter à celte espèce.
C» jirêénwiee. — Le deutoxîde de cuivre et l'acide arséniquese trouvent dans la nature combinés en proportions
MINERAUX ARSÉFTléS.
trèfl-yariëes avec ou sans eau^ et il f a des arséniafes qui admettent d'autres bases que le cuivre, par exemple du fer ou de l'alumine; et d*autres qui contiennent de l'acide phosphorique. Ces minéraux n'ont pas encore été tous convenablement spécifiés. — Au chalumeau ils changent de couleur en perdant de l'eau. — Ils se réduisent presque avec détonation sur le charbon, en répandant une grande fumée arsenicale; et au bout dequelque temps d'insufflation le bout<in acquiert la couleur du cuivre. Avec la soude ils donnent un grain métallique blanc et cassant. — Ils sont aisément solubles dans Tacide nitrique. — Les analyses qui ont été faites jusqu'à présent ont donné les résultats suivants.
tri.
ùte.
Liroco- Dite.
Oxide de cuivre . . . .
Acide arsénique ....
Eau
Gangue
OlÎTénite.
Oxide de cuivre ....
Acide arsénique ....
Acide phospliorique. . .
Eau
(I) (2) (3) (4) Cuivre arsèniaté rhomboédrique, érinile; d'un vertémeraude ou pistache, cristallisé ordinairement en lames hexaèdres qui ne sont que des rhomboïdes tronqués profondément, et dont les faces sont inclinées de 1 lOo 30^ et 600^0'; — (I) Chenevix ; — (2) Vauquelin ; — (5j de Limerick en Irlande (M. Turner) ; en couches ooncenlriques composées d'une infinité de petits cristaux. Sa p. s. est do 4.043. Il est accompagné d'arscninte de cuivre commun et d'arséniate bleu-foocé. Sa formule est 3GuAs -f- Aq.
(4) Euchrotie de Libetken (Hongrie) (M. Tu mer) ; cristallisée en prisme rhoroboïdal droite Wl'^bO', — Sa p. s. est de 3,889. — On croit qu'elle renferme de Tauide phosphorique.
(5) Liroconitede Cornouailks. (Chenevix.) Elle cristallise en octaèdres rectangulaires surbaissés dont les faces sont inclinées de ôO** 40' et 72o 22' de part et d autre de la base. — Elle est d'un beau bleu de ciel passant au vert-de-grîs, translucide. — Sa p. s. est de 2,8B. — Comme elle n'est pas réductible au chalumeau, on pense qu'elle renferme quelque base qui na pas été aperçue par Chenevix.
(6) (7) (8) Cuivré arséniaté prismatique droite oUvénite. Il cristallise en prisme rhomboîdal droit de llO'' SO' et 69^^ \0\ 11 est d'un vert olive ou d'un vert sombre, tantôt lamelleux, tantôt fibreux^ translucide ou opaque. Sa p. s. est de 4,28. Au chalumeau il donne avec du plomb un grain métallique enveloppé de phosphate de plomb; ce qui prouve qu'il contient de l'acide phosphorique. — (6) Olivénitede Carbarack, (Klaproih.) ~ (7) M. Kobell.)Sa formule est (Cu^P^-f 8Aq) -]- ÔCa^As*^.]!!. G. Rose pensequec'est un composé dephos* phate et d'arséniate de cuivre , contenant chacun 1 atome d'eau. — (8) (Chenevix).
(9) Cuivre arnéniaté prismatique triangulaire, apRanèse de Cornouailles. (Chenevix.) Il cristallise en prismes obliques dont les angles sont de 1 24® et 56°, et dont les faces sont inclinées sur la base de 95o. U est d'un vert-bleuàtre devenant gris à la surface. Sa p. s. est de 4,28. Il parait contenir de l'acide phosphorique.
(iO) Cuivre arséniaté amiantoîde de Cornouailles^ (Chenevix.)
Parmi les arséniates de cuivre de composition complexe nous citerons les quatre suivants.
Cornouaillei
Kapfar-' •ohaum.
Oxide de cuivre
Oxide de fer
o.ïoô
O.ÔVÔ
Acide arséiiique
Acide phosphorique
Alumine
Eau
Carbonate de chaux
Gangue
COMPOSES ARSÉ.^lés. 399
{\)Jr$éniate ferreux (GheDovix); d*ua bleu de ciel pâle, nacré, à cassure rayonDée.--ll cristallise en prismes rhomboîdaui obliques. — Sa p. s. est de 3^40.
(2) Autre arséniate très- ferreux , (Chenevix.)
(%)/4rêéniate alumineuxde CornouailIe8(M, Wachmeîster); cristallisé, bleu. Sa poussière est vert olive. — Par une culcination graduée il devient d'un bleu pur , en perdant la moitié de son eau ; puis il prend la couleur vert bouteille foncé. — Sa composition peut être représentée par la formule 2 {AI+Aq)+(Cu,f)^ (As,P)^
(4) Kupfersciiaum de Falkeineten (dans le Tyrol). (M. Kobell); à structure feuilletée et rayonnée. Il est accompagné de malachite et de baryte sulfatée. M. Kobell croit que le carbonate de chaux s*y trouve en combinaison intime, parce qu'il existe dans les morceaux les plus purs et dont la transparence annonce la parfaite homogénéité. — Il adopte en conséquence la formule 6(CuAs-}-2Aq)-j-CaC*,
D. y^rsénite, condurrite. — Ce minéral a été rencontré il y a peu d'années dans la mine deCondurrow enCornouaiiles, par M. Phillips, mais non pas à l'état de pureté. — Le minéral décrit par M. Phillips est d'un noir-brunàtre passant quelquefois au bleu. Sa poussière est d*un noir de suie. Sa cassure est conchoîde. Il est susceptible de recevoir le poli. — Sa p. s. est de plus de 5,0. — M. Faraday l'a trouvé composé de :
Deufoxide de cuivre. . 0,6050
Acide arsénieux. . . 0,^594
Soufre 0,0306
Arsenic 0,0151
Eau 0,0899
1,0000 Il le regarde comme un mélange d'arsenic métallique, d'arsénite et d'oxide de cuivre, et d'un peu de cuivre sulfuré.
ARTICLE V. — Minéraux êilicés.
Le silicate de cuivre CuS* existe dans la nature combiné avec trois proportions d'eau différentes, et constitue par conséquent trois espèces, ce sont; 1° la dioptase^ 2» [ekieeelmaiachite de Sibérie , et 8* la sommerviiliie. On a trouvé ces minéraux composés comme il suit.
KieflilDiaUolitte.
Sommer- ▼iliile.
Deuxtoxide de cuivre . .
Silice
o.oiï
Eau
Oxide de fer . . . , .
Alurnine . . > . . .
Chaux
Mafsnésie .....
Silex et argile
(1) Dioptase du pay$ de Kirguis, (M. Hess.) Cette espène est très-rare; elle est d*un beau vert ëmeraiide, translucide^ d*tin éclat vitreux, ordinairement cristallisée en hexaèdres réguliers. — Sa p. s. est de 3,30. — Au chalumeau , dans Je matras, elle donne de Teau, et noircit; sur le charbon elle devient noire au dard extérieur et rouge à la flamme intérieure; mais elle ne Fond pas. Avec le borax elle se dissout aisément en un verre qui présente la réaction du cuivre ; si l'on chauffe doucement le verre à la flamme extérieure il communique à cette flamme une belle couleur verte qui ne dure qu*un instant ; mais si on laisse refroidir le globule et qu'on le chauffe ensuite , la flamme se colore de nouveau ; au moyen d'un bon feu* de réduction Ton obtient un grain de cuivre. Avec le sel de phosphore la flamme n'est pas colorée. Avec la soude sur le charbon la dioptase produit un verre opaque de couleur sombre qui recouvre un grain de cuivre. — Elle est attaquable par les acides forts. — Sa formule est évidemment CuS'-^-Aq.
(2) (8) Kieselmalachite ; (î) de f Oural; (3) de Bogelhsk (en Sibérie) (M. Kobell) ; compacte, à cassure cireuse comme de la calcédoine, assez tendre pour se laisser couper au couteau, translucide sur les bords^ d'un beau bleu de ciel tirant au verdàtre, a poussière verte. C'est le silicate CuS*-j-6Aq; mais qui contient toujours en mélange une proportion notable, mais variable, de silice opaline^ soluble dans les alcalis,
(4) Kieselmalachite de Canaveilleê (Pyrénées-Orientales) ; amorphe , en morceaux un peu caverneux d'un beau vert tirant légèrement sur le bleu, à cassure grenue presque terreuse. Il a une structure cristalline dans quelques parties, et alors il est translucide sur les bords. ~- Il est presque toujours intimement mélangé de cuivre carbonate vert et bleu ^ de quarz et de lamelles calcaires; il contient aussi nue certaine quantité de silice opaline , soluble dans les alcalis.
NI^ÉRAUX SILICES. 401
11 est accompagné de cuivre pyriteui, de cuivre <yxidulé, de fer oxîdê, de fer hydraté hématite, etc. Il se troQTe dans un grand nombre de filons qui Irayersent des roches primitives composées de granité porphyroide , de schistes argileux micacés et de calcaire saccharoîde bianc'grisètre.*— On peut en séparer le carbonate de cuivre au moyen de Tacide acétique employé à froid, ou au moyen de Tammoniaque ou du carbonate d*ammoniaque; mais Tammoninque lui enlève en même temps une certaine quantité d'eau . — 11 est identique avec le Kieselmalachito de Sibérie.
(5) SommervilUte de Sommerviile.^ dans le New-Jersey^ sur les bords de la rivière Kariton. Elle se irouvo dans le grès rouge , et elle est accompagnée de cuivre natif, de cuivre oxidulé, de cuivre carbonate, de cuivre sulfuré, et, à ce qu'il parait, de kieselmalachite. -^ Elle se présente, 1*" en enduits minces d'un beau vert, transparents et à cassure vitreuse, adhérents à des morceaux de cuivre natif tuberculeux; 1® en masses compactes, à cassure conchoîde , mate, grenue ou unie, opaques ou seulement translucides sur les bords , d'un beau bleu de ciel ou d'un foieu d'émail tirant souvent sur le verdâtre , très-tendres et extrêmement légères. Lorsqu'on met les morceaux dans l'eau , au premier instant ils surnagent ; mais bient^ ils absorbent une quantité considérable de ce liquide ^ ils tombent au fond du vase, et ils deviennent transparents comme l'hydrophane^ 2** Enfin la sommervillite se présente encore en masses compactes qui paraissent être semblables aux précédentes au premier cutup d'œil , mais qui en diffèrent en ce qu'elles sont beaucoup plus pesantes, d'un bleu plus pâle et plus décidément verdâtre, et aussi en ce qu'elles sont beaucoup plus dares; il y en a même qui raient le verre et qui scMit susceptibles de prendre un beau poli : ces masses sont d'ailleurs fréquemment cariées comme la pierre meulière. La première variété est à-peu près pure, la seconde est souvent mélangéo do silice opaline, solubledans les alcalis ; et la variété dure contient en outre du quarzsilex. L'espèce pure doit être le silicate CuS*-(-4Aq qui contient :
Oxide de cuivre. 0,874 i
Silice 0,289)1,000
Eau 0,337 ^
Il y a dans la variété dure jusqu'à moitié de silice soluble dans les alcalis.
ARTICLE VI. — Minéraux carbonés.
On connaît trois carbo^iates de ouivre ^ 1** le carbonate anhydre , 2<* le carbonate bleu, et 3** le carbonate vert.
T. II. iO
1° La carbonate anfiydre est très-rare , et n'a encore été rencontré que dans Tlndoustan. Il est d'un brun-noirâtre foncé, en petites masses compactes ou terreuses , à cassure conchoïde quelquefois un peu lamelleuse , veiné de malachite. — M. Thomson y a trouvé :
Deuloxide de cuivre. 0,6075 \
Acide carbonique. . 0,1670 ( n QQOA
Per-oxide de fer. . . 0,1950 / "'*^^""-
Silice 0,0211 \
2o Le carbonate bleu cristallise sous des formes qui dérivent d'un prisme rhomboïdal oblique de 98°, 50 et 8lo, 10', à faces terminales inclinées sur lespfinsde 91°,â0'et88°,90'. Sa cassure est lamelleuse ou rayonnée , très-éclatante. — 11 est d'un beau bleu d'azur, translucide ou transparent, tendre et fragile. — Sa p. s. est de S^608. — Il est identique avec le carbonate bleu des laboratoires.
S** Le carbonate vert, malachite est d'un beau vert émeraude passant au vert-de-gris. Sa forme principale est un prisme droit rhomboïdal d'environ lOS^et 77% et il présente îles épigénies variées ; mais il se trouve rarement cristallisé, et le plus souvent il est en masses fibreuses concentriques ou compactes. Il peut recevoir un très-beau poli ; aussi l'emploie-t-on comme objet de luxe et d'ornement. — Sa p. s. est d'environ 3,50. — Il est identique avec le carbonate vert des laboratoires.
Il y en a une variété qui porte le nom de vert de montagne ^ et qui est de couleur olive. Il doit cette nuance a un mélange d'hydrate de per-oxide de fer*
Les carbonates vert et bleu se trouvent très-fréquemment associés. Ils ont leur gisement principal dans le grès rouge,
SECTioiv m.
Produits d'arts.
Les produite d'arts qui se rapportent au cuivre sont trèsmultipliés ; mais il nous suffira de nous occuper des suivants :
1" Le cuivre rouge du commerce ,
2® Le cuivre noir et les cuivres bruts divers ,
3^ Les minerais grillés^
4^ Les matteSy
â^" Les scories provenant de la fusion des minerais et des mat tes ,
6* Les scories provenant du raffinage du cuivre brut ,
7° Le sulfate de cuivre,
PRODUITS DARTS.
8° Le vert-de-griê.
Les alliages ayant été déjà décrits , nous ne reviendrons pas sur ce sujet.
l'' Cuivre rouge,— Lesanalyses qui ont été faites ont donné les résultats suivants :
Drontheim
HoDgrie.
Toka rouge. grii.
Pérou.
ÔVÔÔV 0.001
O.'Ôoi
Plomb
Antimoine
Fer
Soufre
(1) Cuivre rosette de Drontheim en Norvège. — II est recherché pour la fabrication du laiton.
(S) Cuivre rosette de Hongrie. — Il ne contient pas de plomb.
(3) (4) Cuivre rosette de Toka en Syrie; (8) d'un rouge clair ; (A) d'un rouge-grisâtre foncé.
(5) Cuivre du Pérou, — Il parait que c'est un cuivre noir qui n'a pas été raffiné. Il contient souvent une beaucoup plus grande proportion de fer. £n Europe quand on veut le purifier on commence par le faire fondre à une température modérée, dans un ft>ur à réverbère, el il reste sur la sole une masse métallique, cassante , grenue , d'un rouge de cuivre taché de gris, qui contient :
Cuivre.
Fer. .
Soufre.
0,19) 0,81 1,00 trace )
La plus grande partie du fer se sépare donc par liquation.
Le cuivre rouge qui a été bien affiné, et qui peut être réduit en feuilles minces et étiré en fils déliés , ne renferme que des traces inappréciables de fer ou de plomb ; cependant lors même qu'il n'en contient pas du tout il possède des qualités très-variables et qui dépendent de la manière dont il a été travaillé. On attribue généralement cette variation à la présence d'une petite quantité soitd'oxide de cuivre, soit de carbone dont il est presque impossible de le débarrasser entièrement. M. Margerin a trouvé que le cuivre ro-
sette de Chcssy est imprëgué de prolo\id€ de cuivre dans la proportrôn de 0,033 à 0,070.
11 est fort difficile d'amener le cuivre a soû degré ntaxifnum de ductilité et de ténacité ; comAne Tepération est généralement tenue secrète on n*en connaît pas encore bien la théorie. L'analyse d'un cuivre de Suisse très-remarquable par sa flexibilité et sa mollesse pourra jeter quelque jour sur cette théorie. On y a trouvé :
Potassium. . 0,0038) Calcium. . . 0,0033 0,0088 Fer 0,0017)
Si c*est réellement au potassium et au calcium que ce cuivre doit ses excellents qualités, il restera à trouTek* un moyen éconoiûique d'Introduire dans le cuivre la pètfte quantité de ces métaux qui est nécessaire, pendant l'opération de Taffinffge. C'est pieut-être là le but que Ton atteint lorsque l'on fait subir an cuivre déjà affiné une seconde fusion ^ dans des creusets fermés , avec un mélange de charbon ; opération qui a été jugée nécessaire dans toutes les usines où l'on a besoin de cuivre de première qualité pour les machines, etc.
â® Cuivre noir, cuivre hrut, — On qualifie de cuivre noir le cuivre que l'on obtient immédiatement du traitement des minerais et des maites, et qui n'a pas été raffiné. On appelle cuivre brut les alliages de cuivre provenant d'opérations diverses, et dont on ne peut tirer parti qu'en en extrayant le cuivre.
Voici 1« résultat de quelques analyses.
Chessy.
Gfbeiiy.
Freybèrg treybtorg
aanifeld^
Cuivre
Fer
Pro(oxide de fer. . . .
Coball
NiCkfel
Plomb
Zinc.
Bisinulh
Argent
trace.
Aisenie
Silice
l.OOO
PRODUITS OARTS. 405
(J) Cuivre noir de Chessy et de Saint-Bel, — II provient (lu traitement du cuivre pyrileux.
(2) là. provenant de h fonte au fourneau à manche du minerai de cuivre carbonate • (M. Margerin.) La silice et Toxide de fer proviennent d*uQ mélange de scories.
(9) Cuivre noir des usinée de Freyberg. (M. Lampadius.)
(4) Cuivre brut provenant de la réduction de^ mauvaisûê scories d'affinage à Freyberg, (M. Lampadius.)
(5) Cuivre noir provenant du minerai de cuivre marnobi" tumineus de Mansfeld» 11 est d'un rouge terne , et sensiblement magnétique*
Le fer est dans le cuivre noir pour la plus grande partie a letat métallique « et mélangé mécaniquement.
S° Minerais grillés^ — Les minerais sulfurés et les mattes qui ont subi le grillage sont ordinairement des mélanges de matière nqq grillée, de diver# oxides^de sulfatçs et de soussulfates. Quand le grillage a été complet il ne reste plus de 'soufre, et quand la matière a été chauffée fortement elle ne contient presque plus d'acide sulfurique.
Une matte provenant de la fusion, au fourneau à manche, des minerais d'argent maigres de Froyberg , et grillée , a donné à M. Lampadius :
Oxide de cuivre. . 0,0S18
Oxide de plomb, . 0,0912
Protoxide de fer. . 0,7801
Oxide de zinc. . . 0,0220
Oxide d'antimoine. 0,0146
Acide arsénique. . 0,0172
Acide sulAirique. . 0,0270
Argent 0,0019
4"* Mattes, — Les mattes qui proviennenldu traitement des minerais de cuivre sont des sous-sulfures qui contiennent divers métaux et presque toujours beaucoup de fer ; ainsi que le montrent les analyses qui suivent.
CLIVRB.
ChoMy.
GheMy.
Kantfeld
Haatfold
Freyberg
Freyberg
HarU.
Cuivre . .
Zinc. . .
ô.oôî
Plomb .
Antimoine .
Nickel • .
Arsenic . .
Soufre . .
Afatièrester-
reuses .
( l ) Mattes provenant de la fusion du cuivre pyriteux grillé à Chesêy.
(2) Mattes très-riches^ et qui après avoir été grillées donnent du cuivre noir. Elles proviennent de la fusion des mattes précédentes après grillage. On y distingue une multitude de petits grains de cuivre métallique.
(3) Mattes provenant de la fusion des minerais scHisio-hi" iumineuxde Mans/eld, — Elles sont d'un noir-brunâtre et en partie oxidées.
(A) Mattes provenant du traitement des mattes précédentes» — Elles sont en plaques minces, d*un noir métalloïde , à cassure cristalline, mêlées d'une infinité de très- petits grains cristallins de cuivre rouge.
(5) Mattes de f usine d'Untermuld, près de Freyberg. (M. Lanipadius.)
(6) Matte provenant de la fusion des minerais d^argent maigres non grillés et sans addition de pyrites , à Freyberg» (M. Lampadius.)
(7) Matte provenant de la fusion des premières mattes que Von obtient au Hartz en faisant subir une fonte crue aux minerais de cuivre argentifères. La matte analysée était un peu oxidée à la surface. Elle contenait une quantité notable d'argent.
ë^ Scories de fusion, — Les scories de fusion des minerai» de cuivre sont de deux sortes : les unes ne contiennent que très- peu d'oxide de fer , et les autres en sont au contraire très-chargées. Les premières proviennent de la fusion soit des minerais non sulfurés^ soit des minerais sulfurés, mais non grillés. Les scories ferrugineuses proviennent du traite-
ment des minerais sulfurés, et qui contiennent du fer, tels que le cuivre pyrileux , le ruîvre panaché , etc. ; et des inattes que Ton soumet au grillage avant de les fondre.
Quand on fond avec du quarz, ou avec des matières trèssiliceuses , des minerais sulfurés ou des maltes préalablement transformés par le grillage en un mélange de sulfures et d*bxide$, on obtient un silicate de fer qui fait la base des scories , et une matte dans laquelle tout le cuivre se trouve concentré ; et en faisant subir un traitement semblable à cette matte , on la change en une nouvelle matte beaucoup plus riche, ou même on en extrait immédiatement tout U cuivre à l^état de cuivre noir. Ces opérations sont simples en apparence ; cependant elles exigent beaucoup de soin dans Texécution, sans quoi il arrive ou que les scories retiennent de l'oxide de cuivre , ou que la plus grande partie de Toxide de fer se réduit , et forme des loupe qui engorgent les fourneaux, etc. Pour atteindre le but qu'on se propose, c'està-dire pour extraire tout le cuivre aux moindres frais possible , et n'en pas laisser en quantité notable dans les scories , il faut premièrement griller les minerais ou les maltes jusqu'à un certain point seulement, et d'autant moins avance que la matière est plus ferrugineuse, parce que si l'on poussait trop loin le grillage d'une matière pauvre en euiyre on courrait le risque de perdre la plus grande partie de ce métal dans les scories et d'engorger le fourneau. Se* condement il faut que les fourneaux dans lesquels on opère la fusion aient des dimensions convenables relatives à la nature du combustible , etc. , et qu'ils reçoivent une cer* laine quantité de vent , de telle manière que la chaleur atteigne un certain degré, et ne le dépasse pas; enfin il faut surtout que la matière traverse le fourneau dans un temps qui ne soit ni trop long ni trop court. Quand la chaleur est trop basse les scories n'acquièrent pas une fluidité suffisante , et sont mélangées de grenailles de mattes ou de cuivre noir qui se trouvent perdus; quand au contraire la chaleur est trop élevée une grande -quantité d'oxide de fer se réduit , il se forme des loups ; et il peut même arriver que les scories, devenues trop siliceuses , perdent de leur fluidité. Lorsque le minerai traverse rapidement le fourneau les scories sont très-fluides ; mais elles retiennent beaucoup d*oxide de cuivre , parce que cet oxide n'est pas resté assez longtejmps en contact avec le charbon pour qu'il puisse se réduire en totalité ; enfin lorsque l'opération est conduite trop lentement, tout l'oxide de cuivre se réduit; mais il se réduit aussi beaucoup d'oxide de fer, les scories sont pâteuses , il se forme des loups, etc.
Une autre condition très- importante aussi pour le succès
est d'employer une proiiortion coDveaab le do quarz ou de matières siliceuses ; en trop grande quantité ces matières produiraient des scories qui ne seraient pas assez fusibles, etc. ; en trop petite quanlitc au contraire elles ne dissoudraient pas tout foxide de fer, et il se formerait des loups.
On traite par fonte crue ^ c'est-à-dire sans grillage préalable, les minerais qui sont très-cbargés de gangue , surtout quand ces minerais sont argentifères.
Voici quelques exemples de composition de scories des deux sortes.
Chessy.
Silice
Protoxide de cuivre . .
Protoxide de fer. . . .
Baryte
Chaux
Magnésie
Alumine