‹ Traite des etudes. -- (volume 2)Chapitre 31 sur 66 · Des monnaies anciennes · texte numérisé non relu

Des monnaies anciennes

La dragme attique , à laquelle répond le denier romain, nous doit servir de règle pour connaître la valeur de toutes les autres monnaies. M. de Tillemont la fait monter à douze sous de notre monnaie; le père Lamy, à huit sous, à quelque chose près ; M. Dacier, à dix sous. C'est à ce dernier sentiment que je m'en tiens, sans examiner ici les raisons de ces différences; seulement parce que cette manière de compter est la plus facile, et par conséquent la plus propre pour les jeunes gens. Je prends notre mon naie , en tixant le marc à vingt-sept livres tournois * , ce qui est regardé par la plupart des nations de l'Europe comme le prix in* trinsèque de l'argent.

Monnaies grecques.

V obole attique est la sixième partie d'une dragme attique. La dragme attique est composée de six oboles. Elle répond au denier romain , et vaut dix sous de France.

' Ce qu'on entend par lieue commune trouve que la dragme revenait à 9

en France , c'est celle de 25 au degré sous , et le talent à 2700 livres : RoUin

terrestre, égale à 2280 toises environ ; compte 10 sous et 3000 livres en nombre

elle contient le mille romain trois fois , rond,

et le stade olympique 24 fois. — L. Mais comme le prix moyen actuel do

2 II résulte des pesées les plus exactes , marc d'argent est d'envii-on 54 francs ,

que le poids de la dragme attique est la dragme répond à 91 cent. 6, et le

d'environ 82 grains d'argent j d'où il talent à 5500 francs,

suit que le talent d'argent de 6000 dra- 11 s'ensuit que la différence de no»

gmes pesait 53 livres 7 onces, ou 26 évaluations ayec celles de Rollin est dans

kilogrammes 173 grammes. le rapport de II à b , et repose sur celle

En comptant le marc d'argent à 27 du prix du marc d'argent aux deux ;'pa-

livres tournois, comme le fait RoUin , on que». — L.

TBAITE DES ETUDES. 1Ô5

La mine attique vaut cent drogmes, et par conséquent 50 livres de France.

Le ialent atlique vaut soixante mines, et par conséquent 3000 livres de France.

Myriade est un mot grec qui signifie dix mille. Ainsi une myriade de dragmes signiûe dix mille dragmes , et vaut 5000 livres.

Le stater attique était une monnaie d'or du poids de deux dragmes, qui valaient vingt dragmes d'argent, et par conséquent dix livres de France. Le darique , monnaie d'or des Perses, et celle qui portait le nom de Philippe, roi de Macédoine, philippei, étaient de la même valeur que le stater attique.

Lesicle, monnaie des Hébreux, valait quatre dragmes attiques , c'est-à-dire 40 sous.

Monnaies romaines.

Vaa romain, autrement appelé Ubra, ou pondo ^ valait, dans son origine, la dixième partie du denier romain.

J^i^. petit sesterce, sestertius ou nummus, était la quatrième panie du denier romain , et valait deux sous et demi de France. il était d'abord marqué ainsi, l-l-s, parce qu'il valait deux as, ou deux livres et demie ; sestertius pour semistertius , comme qui dirait un demi ôté de trois. Ensuite les libraires ont mis une h pour les deux l-l, et ont ainsi marqué le sesterce , h-s.

Le denier était une petite pièce d'argent qui valait dix as quatre sesterces , et par conséq-î'^nt dix sous de France ».

Le grand sesterce, c'est-à-dire sestertium, au neutre , signifie une somme qui valait 1000 petits sesterces, 250 deniers romains, 125 livres de France.

Cette dernière somme se comptait diversement. Decem ses tertitty dix farauds sesterces, ou dix mille petits. Centena millia H-s ou îiummûm, cent mille petits sesterces. Decies centena millia ii-s, dix fois cent mille petits sesterces , ou uu million

■ Le denier, du temps de la rèpobli- sorte qu'âne mi^mc somme de dealers a«

que , pesait environ 74 grains d'urgent, représentait plus la même valeur. Ayant

Sous les empereurs, le poids do cette fv^nvA à cette diminution progressive.

monn9Ït s'affaiblit seasiblemeut , de j'ui composé une table d'ëraluatioa q>vl

TBAITÉ DES ÉTUDES.

de petits sesterces. Quelquefois on met l'adverbe seul , decies; ei çow lors on sous-entend centena millia h-s.

Le ïiom de la monnaie d'or était aureus. ou solldus. Il est estimé ordinairement dans les auteurs 25 deniers d'argent.

La proportion de l'or à l'argent a fort varié dans tous les temps . On peut s'en tenir à celle de dix à un ptur l'antiquité. Ainsi un talent d'argent vaut trois mille livres, un talent d'or trente mille livres . Maintenant la proportion de Ter à l'argent est à peu près de quinze à un.

comprend l'intervalle depuis la création tiong de RoIIia , fondées sur une valeur

de la monnaie d'argent à Rome jusqu'au du marc d'argent qui n'est plus la valeur

règne de Néron. Je vais la reproduire actuelle. — L. ici ; elle servira à rectifier le« évalua

VALEUR DES MONNAIES DE COMPTE DES ROMAINS, DEPUIS l'an de ROME 536 JUSQU'AU REGNE DE DOMITIEN.

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