‹ Traite des etudes. -- (volume 2)Chapitre 39 sur 66 · I. Sujet de réprimander · texte numérisé non relu

I. Sujet de réprimander

C'est un défaut assez ordinaire, d'employer les réprimandes pour les fautes les plus légères , et qui sont presque inévitables aux enfants; et c'est ce qui lui ôte toute sa force, et en fait perdre tout le fruit ; car ils s'y accoutument, n'en sont plus touchés, et s'en font un jeu. Je n'ai pas oublié ce que j'ai rapporté ci-devant de Quintilien , qu'un moyen pour un maître de punir rarement les enfants, c'est de les avertir souvent : Quo sx-

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pius monuerit, hoc rarius castigabit. Mais je mets une grande différence entre les avertissements et les réprimandes. Les premiers sentent moins l'autorité d'un maître que la bonté d'un ami. Ils sont toujours accompagnés d'un air et d'un ton de douceur qui les font recevoir plus agréablement; et par celte raison on en peut faire souvent usage. Mais comme les réprimandes piquent toujours l'amour-propre, et que souvent elles empruntent un air et un langage sévères, il faut les réserver pour des fautes plus considérables , et par conséquent en user plus rarement.

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