‹ Traité des études (volume 4)Chapitre 42 sur 64 · Confiance en Dieu, caractère dominant d'Ézéchias · texte numérisé non relu

Confiance en Dieu, caractère dominant d'Ézéchias

Il est remarquable que le Saint-Esprit, seul bon juge du véritable mérite des hommes , pour faire l'éloge d'un prince aussi saint qu'Ézéchias , se contente de dire qu'il a mis sa confiance dans le Seigneur, le Dieu d'Israël : In Domino , Deo Israël, speravit'. L'Écriture ajoute qu'il porta cette vertu plus loin qu'aucun des rois de Juda qui l'ont suivi et qui l'ont précédé. £n effet , jamais foi ne fut mise à une si dure et si longue épreuve. Tout était contre lui. Il paraissait de la folie à attendre encore le secours du ciel lorsque tout était désespéré, et à refuser, sur la parole d'un seul homme , ou de se rendre aux Assyriens , ou d'implorer un secours étranger. Mais , fortement appuyé sur la parole de Dieu, il demeura ferme comme s'il eût vu l'Invisible , et il s'attacha à la promesse par l'immobilité d'une espérance invariable , sans se laisser affaiblir par aucun des motifs les plus pressants. L'événement justifia sa conduite. Quand la protection de Dieu eut enfin éclaté par la destruction entière de l'armée des Assyriens, celui qui, la veille, était regardé de tous comme un insensé et un imbécile, devint tout d'un coup, aux yeux de ces mêmes censeurs , l'homme du monde le plus sage de s'être fié au Tout-Puissant. Il en sera toujours ainsi, et quiconque espérera en Dieu ne sera jamais confondu.

>lsai. 10, 12. >4Reg. 18,5.

990 TBÀffé DES ETUDES.

8 Jérusalem délivrée, figure de tÉgUse.

Le principal fruit qu*oii doit tirer de cette histoire est de comparer ce qui arrive ici à Jérusalem avec ce qui est arrivé à TÉglise dans tous les temps ; d'y voir ses périls , ses ressources , et la promesse d*une victoire assurée sur tous ses ennemis. Un ver- 1 set du psaume 47 , qui certainement est prophétique et reganle j cet événement , peut nous aider à £adre cette oomparaisoo : Faites le tour de Sion, examinez son enceinte ; faites le dénom- < brement de ses tours '. Cest le prophète qui parle au nom du prince et des chefs du peuple , qui , après une délivrance si subite et si miraculeuse, exhortent ce qui reste de citoyens à faire le tour au dehors et au dedans de Jérusalem, pour être témoins eux-mêmes du bon état où sont ses fortiGcations. Voyez, leur disent-ils , si les ennemis y ont fait une seule brèche, ft^ls en ont abattu une seule tour , s'ils peuvent se vanter d'avoir prévalu en quelque chose sur la vigilance et sur la force de celui qui en est le protecteur : Circumdate Sion * , et circuite eam ; numérale turres ejus.

L' Église, depuis sa naissance, a été souvent attaquée, assi^ée de toutes parts , près de périr selon les apparences. Mais tous ses ennemis ont eu le sort de Sennachérib ; et, après beaucoup d'agitations et de craintes , sa foi est demeurée toujours pure , sa doctrine a prévalu sur toutes les erreurs, ses fondements n^ont pas été ébranlés , et l'on n'a pu remarquer quelle ait fait aucune • rte , ni qu'on l'ait obligée d'abandonner aucun de ses dogmes, ou de se départir de rancienne tradition qui lui sert de rempart contre les nouveaux ennemis qui se succèdent les uns aux autres.

Il en sera ainsi dans tous les siècles ; et ce sera im égal malheur , ou d'attaquer l'Église , ou de désespérer de la protection de Dieu sur elle , et de croire qu'il ait besoin du ^cours des hommes pour la défendre. Tous ceux qui pensèrent ainsi de Jérusalem périrent : mais la foi de ceux qui attendirent le secours de Dieu , et qui ne doutèrent point de ses promesses, les sauva, et les enrichit des dépouilles de leurs ennemis.

* C'est ainsi que S. Jérôme a traduit ce ver»et.

TRAITE DES ^UDES. 58»

ARTICLE 111

Prophéties,

On peut distinguer deux sortes de prophéties.

Les unes sont purement spirituelles, et ne regardent que Jésus- Christ ou rÉglise. Telle est la première et la plus ancienne de toutes, où Dieu, après le péché du premier homme, maudit le serpent ' , et déclara que de la femme naîtrait celui qui lui écraserait la tête; c'est-à-dire le Sauveur du monde , qui viendjrait un jour détruire la puissance du démon. Telles sont aussi, celle de Jacob, qui désigne le temps où le Messie > doit venir; et celle de DanieP, qui marque dans un détail merveilleux le temps où ee même Messie sera mis à mort , et les suites de cette mort

Il y a une autre espèce de prophéties , qu'on peut appeler historiques, qui prédisent des événements temporels, lesquels, pour Tordinaire , sont eux-mêmes une prédiction et une figure d'autres événements plus importants et spirituels. On en a vu plusieurs de cette sorte dans l'histoire de Sennachérib, dont le prophète Isaïe avait marque, longtemps auparavant, un grand nombre de circonstances, qui ne se trouvent point dans les livres historiques. On a , dans le même prophète , une autre prophétie fort célèbre , qui regarde la prise de Babylone par Cyrus , désigné par son nom deux cents ans avant sa naissance , et qui prédit la délivrance du peuple juif. Il est aisé de voir que ces deux grands événements, qui renferment presque t^^utes les prophéties dlsaîe , la délivrance miraculeuse de Jérusalem sous le saint roi Ézéchias , et la prise de Babylone, suivie de la liberté des Juifs qui y étaient retenus captifs , étaient la figure et le gage d'autres événements qui ont rapport à la religion.

On pourrait rapporter à une troisième espèce de prophéties celte que je vais exposer, dont une partie est purement historique, et Tautre purement spirituelle. C'est la célèbre prédiction de Daniel au sujet de la statue composée de différents métaux. Je la choisis préférablement aux autres, parce qu'elle a un rapport particulier à l'histoire profane , dont je dois bientôt parler.

• Gen. 3, 15. ' Dan. 9,24-27.

> Ibid. 4V, 10.

Prophétie de Daniel an sujet de la statue composée de

différents métaux:.

Lorsque Daniel ' était encore fort jeune ,1e roi de Babylone eut un songe mystérieux dont il perdit l'idée distincte , et conserva néanmoins un souvenir confus qui Finquiétait : il voulut que tous ceux qui passaient pour habiles lui dissent ce qu'il avait oublié et lui en donnassent Texplication , les condamnant tous à mourir s'ils ne le faisaient. Daniel , qui était compris dans cet ordre général , se mit en prière avec trois jeunes Hébreux qui couraient avec lui le même danger; et il apprit, par une révélation divine* , ce qu'il ne pouvait savoir par aucune voie naturelle ; *et tous les sages de Babylone étaient convenus que tout autre moyen était imposible ^,

« Voici donc , ô roi , lui dit Daniel , ce que vous avez vu. Il « vous a paru comme une grande statue. Cette statue , grande et « haute extraordinairement , se tenait debout devant vous , et « son regard était effroyable. La tête en était d'un or très-pur; la » poitrine et les bras étaient d'argent; le ventre et les cuisses « étaient d'airain ; les jambes étaient de fer; et une partie des « pieds était de fer , et l'autre d'argile. Vous étiez attentif à cette (i vision , lorsqu'une pierre , d'elle-même , et sans la main d'au- « cun homme , se détacha de la montagne , et que , frappant la « statue dans ses pieds de fer et d'argile , elle les mit en pièces. « Alors le fer, l'argile, Fairain , l'argent et l'or , se brisèrent « tout ensemble , et devinrent comme-la paille menue et légère « que le vent emporte hors de Taire pendant l'été, et ils disparu- « rent sans qu'il s'en trouvât plus rien en aucun lieu; mais la pierre « qui avait frappé la statue devint une grande montagne qui rem- «< plit toute la terre. »

A cette première révélation Daniel ajouta l'explication du songe. « C'est vous, dit*il au roi, qui êtes la tête d'or. Il s'élè- « vera après vous un autre royaume moindre que le vôtre, qui

> Dan. e. 2. (▼. 28.)

3 M Tanc Danieli mysterium per vi* ^ « Nec reperietor qoisqaam qui in*

Ainnem nocte revelatam eêt. m ( Dan. *c. riicet sermonem in conspectu régis, ex-

2, V. 19.) ceptifl diis, quornm non esteum homini-

« Est Deos in cœlorcTelansmjrsteria. » bus convcrsatio. » fv. II.)

TfiAlTé DES ÉTUDES. 28S

« sera d'argent ; et ensuite un troisième royaumequi sera d'airain, « et qui commandera à toute la terre. Le quatrième royaume « sera comme le fer; il brisera et réduira tout en poudre , comme n le fer brise et dompte toutes choses. » Il explique ensuite ce que signifiaient les pieds partie de fer et partie d'argile , et continue ainsi : « Dans le temps de ces royaumes, le Dieu du ciel « suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit ; un royaume (1 qui ne passera point dans un autre peuple ; qui renversera et « qui réduira en poudre tous ces royaumes , et qui subsistera* « éternellement. »

Cette prophétie de Daniel renferme deux parties , et peut paraître mêlée d'historique et de spirituel. Dans la première il ' désigne clairement les quatre grandes monarchies , savoir : des Babyloniens, dont Nabuchodonosor était actuellement le roi ; des Perses et Mèdes ; des Grecs et Macédoniens ; des Romains : et Tordre seul de leur succession en est une preuve. Dans la seconde il décrit en termes magnifiques le règne de Jésus-Christ, c'est-SHlire de l'Église , qui doit survivre à la ruine de tous les autres , et subsister pendant toute Tétemité.

Combien un maître chrétien est-il attentif à faire sentir aux jeunes gens , dans ces sortes de prophéties, la preuve évidente de la vérité de la religion! Car où Daniel voyait-il cette succession et cet ordre des différentes monarchies? Qui lui découvrait le changement des empires ' , sinon celui qui en est te maître aussi bien que des temps , qui a tout réglé par ses décrets, et qui en donne la connaissance à qui il lui plaît, par une lumière surnaturelle?

Comme on se propose d'instruire aussi les jeunes gens de l'histoire profane , on ne manque pas , à l'occasion de la prophétie dont je viens de parler, de leur faire observer que le même prophète^ désigne encore dans un autre endroit les quatre grands empires sous la figure de quatre bétes ; et l'on insiste lieaucoup sur une autre prédiction rapportée dans le chapitre suivant , qui regarde Alexandre le Grand 3, et qui est Tune des plus .

' H. IpM mutât tempnra et OFitates : cam eo est. » (Dax. 2, 121 , 22.^ transf«trt régna atqae coustîtait. Ipse re- ' C. 7. velat profunda et abscondita : et lux -^ C. 8*

284 TRAITÉ DBS iXUDBS.

claires et des plus dreonstanciées qui setroufeat dans rÉcriturs sainte.

Le prophète , après avoir marqué la monarchie des Perses et celle des Macédoniens sous la figure de deux bétes ' , s'explique ainsi clairement : « Le bélier qui a deux cornes inégales * repré- « sente le roi des Mèdes et des Perses. Le bouc qui le renverse « et le foule aux pieds est le roi des Grecs ; et la grande corne « que cet animal a sur le front représente le premier auteur de « cette monarchie. »

Que peut opposer rincrédulité la plus opiniâtre à une prophétie si expressse et si évidente? Par quel moyen Daniel a-t-il vu que l'empire des Perses serait détruit par celui des Grecs , ce qui était contre toute vraisemblance ? Gomment a-t-il vu la rapidité des conquêtes d'Alexandre, qu'il marque si dignement en disant qu'il ne touchait pas la terre? Non tangebat terram. Gomment a-t-il vu qu'Alexandre n'aurait point de fils qui lui succédât^; que son empire se démembrerait en quatre principaux royaumes ; que ses successeurs seraient de* sa nation , et non de son sang; et qu'il y aurait, dans les débris d'une monardiie formée en si peu de temps , de quoi composer des États , dont les uns seraient à l'orient, les autres au couchant ; les uns au midi , et les autres au septentrion ?

En expliquant cette prophétie aux jeunes gens , on ne doit pas oublier de leur faire remarquer ce que dit l'historien Josèphe à l'occasion de l'entrée d'Alexandre à Jérusalem. Ge prince s'avançait vers cette ville plein de colère contre les Juifs S Qui étaient demeurés fidèles à Darius. Le grand prêtre Jaddus , en conséquence d'une révélation qu'il avait eue , s'était avancé , revêtu de ses habits pontificaux, au-devant d'Alexandre, avec tous les

' « Ecce aries anas habens cornaa «s» v. 20 et 21.)

ceUa,et annm excelsias altero... Eeoe ^ Surget rex fbrtU, et domiaabihir

autem hircus caprarnm veniebat ab oc- potestate maltm .. et regnam eju divi-

eidente saper faciem totias terras, et non detar in qaatoor ventot cœU, sed Bon in

tffngebat terram. . . Qaumqae appropin- posteros ejus , neqae seconda» poten-

qnasset prope arietem, efferatas est in tiam illias qui domlnatos est. w (1d.

eam. Qaumqae misisset in terram , con- II ,3,4, etc.)

ciilcavit. M (Dan. 8, 3,etc.) <t Qnataor reges de gente ejas con-

' n Aries quem vidisti habere cornaa , surgent , sed non in fortitadine ejas. w

rcx Medorum est atque Persarum. Hircus (lo. 8 , 22.)

raprariim, rex Griccorum est; et cornu ^ Jos. IIUI. dcâ Juifs , I. II., c fi. grande , ipse est rex prinius. m (ld« ibid.

autres prêtres , revêtus aussi de leurs habits de cérémonie , et tous les lévites vêtus de blanc. Dès qu'Alexandre l'eut aperçu , il se prosterna devant lui , et adora le Dieu dont il était le ministre, et dont il portait le nom respectable sur son front. Et comme un spectacle si inopiné avait jeté tout le monde dans Tétonnement, le roi déclara que le Dieu des Juifs , étant apparu ii lui en Macédoine sous le même habit que portait son grand prêtre , lui avait dit de passer hardiment le détroit de l'Hellespont , et l'avait assuré qu'il serait à la tête de son armée, et lui ferait conquérir l'empire des Perses. Alexandre , environné des prêtres, entra à Jérusalem , monta au temple , et offrit des sacrifices à Dieu en la manière que le grand sacrificateur lui dit qu'il le devait faire. Ce souverain pontife lui fit voir ensuite le livre de Daniel, dans lequel il était écrit qu^un prince grec détruirait l'empire des Perses; ce qui causa une joie infinie à Alexandre.

Quand il n'y aurait qu'un simple motif de curiosité, une histoire si agréable et si variée , des prophéties si évidentes et si surprenantes , ne méritent-elles pas bien d'être rapportées aux jeunes gens.' Mais quel fruit ne leur en peut-on pas faire recueillir par rapport à la religion , en leur faisant observer l'enchaînement merveilleux que Dieu a mis entre les différentes prédictions des prophètes , dont les unes , comme je l'ai déjà remarqué, servaient à autoriser les autres , et formaient toutes ensemble un degré d'évidence et de conviction auquel on ne peut rien ajouter? Cest la réflexion par où je terminerai cet article , qui r^arde les prophéties.

Réflexion sur les prophéties.

Si les prophètes n'avaient prédit que des événements fort éloignés , il aurait fallu attendre longtemps pour savoir s'ils étaient prophètes , et ils n'auraient pu avoir aucune autorité pendant leur vie.

Si, d'un autre côté, ils n'avaient prédit que des événements fort prochains , on aurait pu les soupçonner d'en être instruits par des voies naturelles; et la persuasion qu'ils ne parlaient que par l'esprit de Dieu aurait paru moins fondée.

Et s'ils n'avaient mis une liaison entre les événements pro-

chains et les événements éloignés , par des prédictions qui devaient s'accomplir dans l'intervalle , la distance entre les deux extrémités aurait fait perdre le fruit de leurs prophéties, les premières étant oubliées , et les dernières n'étant pas attendues.

Par l'accomplissement des premières le prophète acquérait une autorité légitime, et faisait espérer Taccom plissement des suivantes. Celles-ci ajoutaient à son autorité une certitude entière que sa lumière venait de Dieu , et que tout ce qui lui était révélé pour des temps plus reculés s'accomplirait aussi infailliblement que ce qu'il avait prédit pour un temps plus voisin. Les monuments publics attestaient ce qui était accompli : l'instruction en faisait passer la mémoire aux enfants; et ceux-ci , joignant ce qui arrivait de leurs jours à ce qui était arrivé au temps de leurs pères, laissaient à leur postérité un profond respect pour les prophètes qui ravalent prédit, et une ferme espérance que tout ce qui était contenu dans leurs autres prédictions s'accomplirait.

Cest ainsi que leurs livres ont mérité d'être regardés comme des livres divins. I*a preuve était sûre, et à la portée de tout le monde. On croyait l'avenir parce qu'on voyait le présent. On était persuadé que la révélation était divine, parce qu'elle était infaillible, et au-dessus de toute connaissance humaine; et l'on aurait conclu tout le contraire, si quelques événements n'avaient pas répondu à la prédiction. « Écoutez-moi, disait le prophète Jé- « rémie à un homme qui se prétendait envoyé de Dieu ; et que « tout le peuple m'écoute aussi. Les prophètes qui ont été avant « nousontprédit à divers pays et à de grands royaumes la guerre, « la famine, et d'autres calamités. Il y en a eu, au contraire, « qui ont prédit la paix^ C'a toujours été par l'événement qu'on « a discerné quels étaient ceux que Dieu envoyait >. »

Voilà l'unique règle qu'on observait. Elle était simple et facile. Le petit peuple en faisait l'application aussi sûrement que les plus hai)iles , et il n'était pas possible de s'y méprendre.

Le peu de temps que laissent aux jeunes gens les études ordinaires des classes ne permet pas de leur expliquer avec beaucoup d'étendue un grand nombre d'histoires ou de prophéties. Mais si l'on en fait un choix judicieux , et que tous les ans ou trouve

> Jertm. 28 , 7-U.

le moyen de leur en faire lire quelqiies-unes, en les aceompzgnant de réflexions qui soient à leur portée, ce petit nombre pourra , ce me semble , beaucoup contribuer à leur inspirer un grand respect pour la religion^ à leur donner beaucoup de goût pour l'Écriture sainte, et à leur apprendre dans quel dsprit et avec quels principes ils devront un jour la lire quand ils en auront le loisir.

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