que vers ia liii de son rècnc , après l'ei
'laton suppose que ces deux frères ^ , .- , ,,,•,..• ^ »"»"•
reut les armes l'un contre l'autre l'^T i r ""'v ^ '"a tôt après la mort de Cyrus , et que ^'"- ^'="- '"^- ^ ' <=• =^-
qu'il n'aima pas moins Aristote que son propre père ' , parce q, disait-il , il était redevable à l'un de vivre et à l'autre de h \i>. vivre. ■ |
Si c'est une grande faute à un prince de ne pas donner ses so( à l'éducation de ses propres enfants , ce n'en est pas une moin^ de négliger celle des citoyens en général. Plutarque, dans parallèle qu'il fait de Lycurgue et de Numa , observe très-ji cleusement que ce fut une pareille négligence qui rendit iuuti tous les bons desseins et tous les grands établissements de ce d nier. L'endroit est fort remarquable. « Tout le travail de Nun a dit-il, quin'avaitviséqu'à maintenir Rome paisible et tranquii « s'évanouit avec lui ; et , dès qu'il fut mort, le temple aux dt! « blés portes , qu'il avait toujours tenu fermé , comme si vé « tablement il y eût enchaîné le démon de la guerre , fut rouvi « tout à coup, et toute l'Italie remplie de sang et de carna « Ainsi le plus beau et le plus juste de ses établissements ne di « presque point, parce qu'il manquait du seul lien capable de « maintenir, qui était l'éducation de la jeunesse. »
Ce fut une conduite tout opposée qui maintint si longtend les lois de Lycurgue dans leur entier. « Car, comme observei « même Plutarque , la religion du serment qu'il exigea des La( « démoniens aurait été une faible ressource après sa mort , si f « l'éducation il n'eût imprimé les lois dans leurs mœurs, et . « leur eût fait sucer presque avec le lait l'amour de sa police, em <• leur rendant comme familière et naturelle. Aussi vit-on que $j « principales ordonnances se conservèrent plus de cinq cents afli « comme une bonne et forte teinture qui avait pénétré jusqu'^ « fond de l'âme. «
Tous ces grands hommes de l'antiquité étaient donc persuade comme Plutarque le dit en particulier de Lycurgue , que le devo le plus essentiel d'un législateur , et il en faut dire autant d'i prince , était d'établir de bonnes règles pour l'éducation de jeunesse , et de les faire exactement pratiquer. 11 est étonna jusqu'où ils portaient sur ce point l'attention et la prévoyanc C'est dès la naissance même des enfants qu'ils recom.mandaie
» ApiffTOTsÀYi oùx ^TTOV àyaiviôv Ôt'èxsïvovfJièv ^wv, ôià toùtov ôè k •^v (wç aCiTÔ; êXeyEv) xoO narpoç, w; Xû; Çwv. (Plut, ia'vita Alex. )
TBAITÉ DES ETUDES." 213
on prît de sages précautions par rapport à toutes les personnes devaient en prendre soiu; et l'on voit bien que Quintilien a se dans Platon et dans Aristote ce qu'il dit à ce sujet , surtout ir ce qui regarde les nourrices. Il voulait » , comme ces sages losophes , que, dans le choix qu'on en ferait, non-seulement prît garde qu'elles n'eussent point un langage vicieux, mais ! surtout on eût égard aux mœurs et au caractère d'esprit, la raison qu'il en porte est admirable. « C'est , dit-il , que ce u'on apprend à cet âge s'imprime facilement dans l'esprit, et laisse de profondes traces qui ne s'effacent pas aisément. Il a est comme d'un vase neuf, qui conserve longtemps l'odeur .6 la première liqueur qu'on y a versée , et comme des laines, ui ne recouvrent jamais leur première blancheur quand elles nt été une fois à la teinture. Et le malheur est que les mauaises habitudes durent encore plus que les bonnes. » Test par la même raison ^ que ces philosophes regardent nme un des plus essentiels devoirs de ceux qui sont chargés l'éducation des enfants , d'écarter d'auprès d'eux, autant il est possible, les esclaves et les domestiques, dont les disirs , et encore plus les exemples , pourraient leur être nulles.
[Is ajoutent à cela un avis qui sera la condamnation d'un ind nombre de pères et de maîtres chrétiens. Ils veulent que Q-seulement on interdise aux jeunes gens, jusqu'à un certain î , toute lecture de comédie et tout spectacle , mais que toute ûture , toute sculpture , toute tapisserie , qui pourraient offrir X yeux des enfants quelque image indécente ou dangereuse , ent absolument bannies des villes. Ils désirent que les matrats veillent avec soin à l'exécution de ce règlement, et qu'ils ligent les ouvriers , même les plus industrieux , qui ne voujnt pas s'y soumettre , à porter ailleurs leur funeste habileté, étaient persuadés ^ que de cet amas d'objets propres à flat-
« Et niorum qaidem in his haud h^jc ipsa magis pertinaciter baerent, qn .e
lie prior ratio est : recte tamen etiam détériora sunt. » (Quiktii. lib. I ,
aantur... Natura enim tenacissimi j^p. 1.)
nus coriim quae rudibus annis perce- :; \rist. Polit, lib. 7, c. 17.
lus : ut sapor quo nova irabuas durât , 3 • i^^^ - |,^ y.axîa; EtXOff'. Tpeiiô-
; lanarum colores, quibus simplex ille , JT , -., .■ , >, „
.dor mutatus est , elui pos/unt. Et (i-ïvoi r,p.v ol 9>j).axc; , todu.p ev xa-
ter les passions et à nourrir la cupidité il sort comme un : contagieux et pestilentiel , capable d'infecter à la longue et i sensiblement les maîtres même qui le respirentà chaque morne sans crainte et sans précaution ; et que ces objets sont comn autant de fleurs empoisonnées qui exhalent une odeur de me d'autant plus à craindre qu'on s'en défie moins, et que mên elle paraît agréable. Ces sages philosophes veulent au contrai que dans une ville tout enseigne et inspire la vertu : inscri tions , tableaux , statues , jeux , conversations ; et que de tout (jui se présente aux sens , et qui frappe les yeux ou les oreille, il se forme comme un air et un souffle salutaire, qui s'insiui imperceptiblement dans l'âme des enfants, et qui , aidé et soi tenu par l'instruction des maîtres , y porte , dès l'âge le pli tendre , l'amour <iu bien , et le goût des choses honnêtes. II y dans le texte original une finesse, une délicatesse d'expressioi dont nulle autre langue n'est susceptible. Quoique ce passai soit un peu long , j'ai cru devoir en citer une grande parti-, pour donner quelque idée du style de Platon.
Je reviens à mon sujet, et je finis ce premier article en priant lecteur de considérer comment le paganisme même a toujou) regardé comme le devoir le plus essentiel des pères , des magi: trats, des princes, de veiller à l'éducation des enfants, pan qu'il est de la dernière importance, pour tout le reste de la vii de leur donner d'abord de bons principes. Eu effet , lorsque U esprits sont encore tendres et flexibles, on les manie et on !< tourne à son gré; au lieu queTâge et une longue habitude rei dent les défauts presque incorrigibles : Frangas enim cftiùt qtiàm con'igas, quiein pravum induruerunt^ .
K^ PoToivJ) , KoXXà éxàcTTi; ■^[lépaç Xâvrai àizo i:%-noc, , Ô7iô9sv àv a}
%a.zà (>[wy!p6v âTtô ttoXXwv gp£7t6[j.£- toÏ? àuo twv xaXwv êpywv r, 7cp(
voi Te xaî v£u.ôu.£vot , £v Tt luvisTocv- ô<^w r, irpo; àxoy;v ti TCpoffêâ/.rî , w
Te; Xotvôàvwcrt xay.ôv [jLîya èv ty) aô- ït£paijpa©£pou(îaà7iôxp-/l<TTwvT6z(i
Ttôv J^-JX-/i, à>-X' £X£Îvoy; înr/iT£ov yyUiav, xat eOOy; â/. 7ta!owv ).a
toù; ÔTifttoupYOÙç , toù; eOçyôS; ôy- 6âv£i £1; t\i.o\.ô~r;zi tî xa; ç-./.îc
vafAÉvoy; îxvc'Jsiv T71V toO xaXoO t£ y.aU*J[A?wv'avTwy.aÀw).ôyâ)àYO-J(i-
i £Ù(7Yt;!j.ovo; cpûatV h', wd^Ep £v (P»-"- <i^ R^P- l'b- 3 [P- 401].) tsivtji TOTTO) or/o'jvTEç , 01 vîoi a)çe- v^ >"""'■ > ^<^v-
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Xr.Alïïï DE3 ETUDES. 215
ARTICLE II
On examine si l'éducation publique doit être préférée à l'instuction domestique et particulière.
Pendant tout le temps que j'ai été chargé de l'éducation de la
unesse, parfaitement instruit des dangers qui se rencontrent t dans les maisons particulières et dans les collèges , je n'ai jalais osé prendre sur moi de donner conseil sur cette matière, t je me suis contenté de m'appliquer avec le plus de soin qu'il
'a été possible à l'instruction des jeunes gens que la divine Pro- •idence m'adressait. Je crois devoir encore garder la même ueu- •alité, et laisser à la prudence des parents à décider une queson qui souffre certainement de grandes difficultés de part et 'autre.
Quintilien ' a traité cette question avec beaucoup d'étendue t d'éloquence. L'endroit est un des plus beaux de son ouvra^, t mérite d'être lu dans l'original. J'en donnerai ici un exait.
Il commence par répondre à deux objections qu'on a coutume e former contre les écoles publiques.
La première regarde la pureté des mœurs , qu'on prétend y tre exposée à de plus grands dangers. Si cela était , il juge qu'il e faudrait pas hésiter un moment, le soin de bien vivre étant lifiniment préférable à celui de bien parlera Mais il prétend lue le péril est égal de part et d'autre, que le tout dépend du laturel des enfants et du soin qu'on prend de leur éducation : lue, pour l'ordinaire, c'est des parents mêmes que vient le mal, ar le mauvais exemple qu'ils donnent à leurs enfants. Ceux-ci, it-il , voient tous les jours et entendent des choses qu'ils devaient ignorer toute leur vie. Tout cela passe en habitude ^ , et ientôt après en nature. Les pauvres enfants se trouvent vicieux vant que de savoir ce que c'est que le vice. Ainsi , ne respirant ue luxe et que mollesse, ils ne prennent pas le désordre dans los écoles , mais ils l'y apportent.
' Quintil. lib. I , cap. I . tnra. Distant haec miscri , antcq.u im
' «Potior raihi ratio vivcndi honeste, sciant vitia esse. lude soluti ac fluente»,
uam vel optime diceodi viderctur. » non accipiunt e scliolis mal» ista , eed in
3 « fit ex bU consuetudo, deinde na- gcholas afferuut. »
216 TBAITÉ DES ÉTUDES. 1
La seconde objection concerne l'avancement dans les études qui doit être plus grand à la maison , où le précepteur n'a qu'ui écolier à instruire. Quintilien n'en convient pas , pour plusieur raisons qu'il expose. ]Mais il ajoute que cet inconvénient , quan( même il serait réel, est aboudamment réparé par les grands avan tages qui se trouvent dans l'éducation publique.
1° L'éducation publique enhardit un jeune homme ', lui donn^ du courage , l'accoutume de bonne heure à ne point craindre 1 grand jour , et le guérit d'une certaine pusillanimité qu'inspir naturellement une vie sombre et retirée ; au lieu que dans le se cret et en particulier il languit pour l'ordinaire , il s'abat , il S( rouille , pour ainsi dire ; ou bien il tombe dans une extrémiti opposée , qui est de s'enfler d'un sot orgueil et de se mettre au' dessus des autres , parce qu'il n'a personne avec qui il puisse s mesurer.
2" et 3°. Au collège on fait des connaissances et des liaison qui durent souvent autant que la vie ; et l'on y prend un certair usage du monde que la société seule peut donner. Quiiitiliei n'insiste pas sur ces deux avantages , et semble les compter pou peu.
4° Le grand avantage des écoles , c'est l'émulation. Un enfan y profite de ce qu'on lui dit à lui-même , et de ce qu'on dit au autres. Il verra tous les jours son maître approuver une chose corriger l'autre ; blâmer la paresse de celui-ci , louer la diligence de celui-là : il mettra tout à proflt. L'amour de la gloire lui ser vira d'aiguillon pour le travail. Il aura honte décéder à ses égaux il se piquera même de surpasser les plus avancés. Quels effort: ne fait point un bon écolier pour primer dans sa classe et pou remporter les prix! Voilà ce qui donne de l'ardeur à de jeunei esprits"; et une noble émulation bien ménagée, dont on aur; soin de bannir la malignité, Tenvie, la fierté, est un des meil
' « Ante omnia, fatums orator , cai in opaco sitnm dncit; ant contra ta
in maiima celebritate et in média rei- mescit inani persuasione. Necesse es
publies Ince Tiveudum est, assuescat eiiim sibi nimiam tribnat , qui se nemir
jam a tenero non reformidare homines , comparât. »
seqne illa solitaria et velut umbratili ^ « Accendunt omnia haee animos : et
vita pallescere. Excitanda mens et attol- licet ipsa vitium sit ambitio , fréquente ;
lenda semper est , quae in hnjusmodi se- tamen causa virtutum est. » cretis aut languescit , et qnemdam vcIut
leurs moyens pour les conduire aux plus grandes vertus et aux plus difficiles entreprises.
5° Un autre avantage qui se rencontre encore dans les écoles , c'est qu'un jeune homme trouve dans ses compagnons des modèles qui sont à sa portée, qu'il se HatLe de pouvoir atteindre, et qu'il ne désespère pas même de pouvoir un jour surpasser ; au lieu que, s'il était seul, il y aurait pour lui de la témérité d'oser se mesurer avec son maître.
6° Enfin , c'est qu'un maître qui a un nombreux auditoire s'ainime tout autrement que celui qui , étant tête à tête avec un unique disciple, ne peut lui parler que froidement, et d'un ton jde conversation. Or, il est incroyable combien ce feu et cette jvivacité d'un maître qui, en expliquant les beaux endroits d'un auteur, se transporte lui-même et se passionne , est propre , nonîCulement à rendre les jeunes gens attentifs, mais encore à eur inspirer le même goût et les mêmes sentiments dont celui jui leur parle est pénétré.
Quintilien ne manque pas de faire remarquer que ropinion ju'il soutient est appuyée sur un usage presque universel, et ur l'autorité des auteurs les plus estimés et des législateurs les [)lus célèbres.
Je pourrais ajouter que cette coutume n'a pas été observée noins régulièrement depuis Quintilien , et sous le christianisme nênie. L'histoire ecclésiastique nous en fournit une infinité 'exemples. Celui de saint Basile et de saint Grégoire de Naianze est connu de tout le monde. J'en rapporterai le détail à a fin de ce volume. Il me suffit maintenant de remarquer que les amilles de ces deux illustres amis étaient des plus chrétiennes (ui fussent alors dans l'Église. Elles crurent néanmoins pouvoir onfier aux écoles publiques ce qu'elles avaient de plus cher au londe : et Dieu bénit leurs pieuses intentions par un succès qui assa toutes leurs espérances. Oserait-on taxer cette conduite 'imprudence et de témérité.-' D'un autre côté, oserait-on condamner la sainte timidité de arents chrétiens qui, à la vue des dangers qui se rencontrent ans les collèges ( et il faut avouer aussi qu'ils sont grands ) , loins attentifs à faire avancer leurs enfants dans les sciences TU nEs tTi'D. T. ni. 10
qu'à conserver en eux le précieux et l'inestimable trésor de l'innocence, prennent le parti de les élever sous leurs yeux dans une maison où ils n'entendent que de sages discours, où ils ne voient que de bons exemples, et d'où Ton a soin d'écarter, autant qu'il se peut, tout ce qui serait capable d'altérer la pureté de leurs mœurs? Il y a encore certainement de telles maisons; mais le nombre en est-il bien grand?
Entre les deux manières ordinaires d'élever la jeunesse, qui sont de les mettre pensionnaires au collège , ou de les instruire en particulier, il y en a une troisième qui tient le milieu et semble les réunir : c'est d'envoyer les enfants au collège pour y proflter de l'émulation des classes , en les retenant le reste du temps dans la maison paternelle. Par là on évite peut-être une partie des dangers, comme aussi l'on se prive d'une partie des avantages du collège : parmi lesquels on doit compter pour beaucoup l'ordre, la règle, la discipline, qui, par un coup de cloche, marquent d'une manière uniforme tous les exercices de la journée; et la vie simple et frugale qu'on y mène, éloignée des douceurs et des caresses de la maison paternelle, qui ne sont propres qu'à amollir les enfants. C'est ce que remarque un il lustre magistrat ' des siècles passés , dans un extrait que j'ai cité au premier tome de cet ouvrage. « Mon père ( c'est ce ma- « gistrat qui parle^ ) disait qu'en cette nourriture du collège il « avait eu deux regards : l'un à la conversation de la jeunesse « gaie et innocente; l'autre à la discipline scolastique, poui « nous faire oublier les mignardises de la maison , et comme poui » nous dégorger en eau courante. Je trouve que ces dix-hui
« mois de collège nie firent assez bien J'appris la vie frugali
< delà scolarité , et à régler mes heures. »
Un autre avantage des collèges (je les suppose tels qu'il doivent être), et le plus grand de tous, c'est d'apprendre . fond la religion , d'en puiser la connaissance dans les source mêmes, d'en connaître le véritable esprit et la véritable grandeur et de se prémunir par de solides principes contre les danger que la foi et la piété ne rencontrent que trop dans le monde. )
' Henri de Mesmes — - T. I , p. 158.
TBMTE DES ETUDES. 1' 1 9
n'est pas impossible, mais certainemeat il est rare, de trouver cet avantage dans les maisons particulières.
Que doit-on conclure de tous ces principes et de tous ces faits? Il ny a point de collège qui ne puisse citer des exemples, et en très-grand nombre, de jeunes gens qui y ont reçu une excellente éducation , et qui y ont infiniment profité, soit pour les sciences , soit pour la piété. Il n'y en a point aussi qui n'en ait vu avec douleur un très-grand nombre y faire un triste naufrage. 11 en est de même des maisons particulières.
La conclusion qu'il me semble qu'on en doit tirer, c'est que, les dangers pour la jeunesse étant grands de tous côtés, c'est aux parents à bien examiner devant Dieu quel parti ils doivent prendre , à balancer équitablement les avantages et les inconvénients qui se rencontrent de part et d'autre , à ne se déterminer dans une délibération si importante que par des motifs de religion, et surtout à faire un choix de maîtres et de collèges, supposé qu'ils prennent ce parti , qui puisse , sinon dissiper entièrement , du moins diminuer leurs justes craintes.