‹ Traité des études (volume 5)Chapitre 39 sur 68 · I. Sujet de réprimander · texte numérisé non relu

I. Sujet de réprimander

l'est un défaut assez ordinaire, d'employer les réprimandes n les fautes les plus légères , et qui sont presque inévitables

enfants ; et c'est ce qui lui ôte toute sa force , et en fait "dre tout le fruit ; car ils s'y accoutument, n'en sont plus tou- •s, et s'en font un jeu. Je n'ai pas oublié ce que j'ai rapporté levant de Quintilien , qu'un moyen pour un maître de pu-

rarement les enfants, c'est de les avertir souvent : Quo sœ-

« Qnam ira deliclDm animi sit , non oportet peccata corrigere peccando. iECA,de /m, lib. I , cap. 15.)

plus monuerit, hoc rarius castigabit. Mais je mets une gri différence entre les avertissements et les réprimandes. Les miers sentent moins l'autorité d'un maître que la bonté ami. Ils sont toujours accompagnés d'un air et d'un ton de <b oeur qui les font recevoir plus agréablement; et par cette ni on en peut faire souvent usage. Mais comme les réprima piquent toujours l'amour-propre, et que souvent elles empii tent un air et un langage sévères, il faut les réserver poui fautes plus considérables , et par conséquent en user plus i ment.

Page 1