Temps où U faut placer la réprimande
La prudence du maître consiste à étudier avec soin et à at ''' dre le moment favorable oîi l'esprit de l'enfant sera dispc profiter de la correction. C'est ce que Virgile appelle si éléi ment molles aditus, molUssima Jandi temporal; et en \\il fait consister l'adresse d'un négociateur, quis rébus dei modus.
Ne reprenez donc jamais un enfant, dit M. de Fénelon dans son premier mouvement , ni dans le vôtre. Si vous le t dans le vôtre, il s'aperçoit que vous agissez par liumeur et lia promptitude, non par raison et par amitié, et vous perdez i't ressource votre autorité. Si vous le reprenez dans son prei mouvement , il n'a pas l'esprit assez libre pour avouer sa fa pour vaincre sa passion, et pour sentir l'importance de vos i C'est même exposer l'enfant à perdre le respect qu'il vous c |i Montrez-lui toujours que vous vous possédez : rien ne le lui mieux voir que votre patience. Observez tous les moments, \k dant plusieurs jours s'il le faut , pour bien placer une cori a tion.
Que dirait-on, remarque M. Nicole ^ en parlant du devoi la correction fraternelle , que dirait-on . d'un chirurgien ( pour traiter un apostume , irait surprendre celui qui l'aurai lui donnant un coup de poing sur son mal, et cela sans que apostume eût été mis , par des remèdes préparatifs , en
' /Kn lih. 4 , v. -293 et 423. — ^ Kv. du mardi d* la 3" sera, du carême.
TEAITÉ DES ÉTUDES. 241
d'être percé, et sans que le malade fût disposé à une opération si douloureuse? On dirait, sans doute, que cet homme serait très-imprudent et très-malhabile. Il est aisé d'appliquer cette comparaison à la matière que je traite.