I. Du baptême
On reçoit maintenant le baptême dans un âge qui ne permet as de faire attention ni aux augustes cérémonies qui s'y obserent , ni aux engagements que l'on y prend. Ilestdoncnécessaire 'en rappeler le souvenir dans un temps où Ton est en état d'en rofiter. On ne doit jamais manquer à faire renouveler aux nfants les vœux de leur baptême , soit à l'anniversaire du jour ù ils l'ont reçu , soit aux veilles de Pâques et de la Pentecôte , ui étaient autrefois les seuls jours où l'on administrait ce acrement d'une manière publique et solennelle; coutume dont n voit encore des traces précieuses dans la procession qui se îit , ces jours-là , aux fonts baptismaux. Pour tirer un plus grand fruit de cette pieuse pratique , il st bon de faire assister les jeunes gens au baptême de quelque niant, afin qu'ils en voient de leurs propres yeux toutes les érémonies , dont après cela on leur expliquera la signification. C'est , dit jM. de Fénelon , ce qui en fera mieux sentir l'esprit et la fin. Par là vous ferez entendre combien il est grand d'être chrétien , combien il est honteux et funeste de l'être comme on l'est dans le monde. Rappelez souvent les exorcismes et les promesses du baptême, pour montrer que les exemples et les maximes du monde , bien loin d'avoir quelque autorité sur nous , doivent nous rendre suspect tout ce qui vient d'une source si odieuse et si empoisonnée. Ne craignez pas même de représenter , comme saint Paul , le démon régnant dans le monde, et agitant les cœurs des honmies par toutes les passions violentes qui leur font chercher les richesses, la gloire et les plaisirs. C'est cette pompe, direz-vous, qui est encore plus celle du démon que du monde: c'est ce spectacl^de vanité auquel un chrétien ne doit ouvrir ni son cœur ni ses yeux. Le premier pas qu'on fait par le baptême dans le christianisme est un renoncement à toute la pompe mondaine. Rappeler ie monde malgré des promesses si solennelles faites a Dieu, c'est tomber dans une espèce d'apostasie, comme un religieux
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« qui , malgré ses vœux, quitterait son cloître et son habit di « pénitence pour rentrer dans le siècle. »