Savoir également employer la force et la ruse
Ce que dit Polybe est bien vrai , qu'en fait de guerre la ruse et la finesse peuvent beaucoup plus que la force ouverte et les desseins déclarés.
C'est ici le fort d' Annibal. Dans toutes ses actions , dans toutes ses entreprises, dans toutes les batailles qu'il donna , la ruse et la finesse y eurent toujours la plus grande part. La manière ^ dont il trompa le plus avisé et le plus prudent de tous les chefs , en faisant allumer de la paille aux cornes de deux mille bœufs pour se tirer d'un mauvais pas où il s'était engagé , suffirait seule pour montrer combien Annibal était habile dans la science des stratagèmes'. Elle n'était pas non plus inconnue à Scipion ; et ce qu'il fit pour brûler les deux camps des ennemis en Afrique en est une grande preuve.
I n Itaqae semper Africanas (c'est le pit, et proseciitas est rex. Multa in eo et
second Scipion) sncraticum Xenophontem dexteritas et hamanita» visa, quse com-
in manihus habebat : cujus imprimis meiidabilia apud Africanum erant; vi-
laudabat illud , quud diceret , eosdem rum , sicut ad estera eKregium , ita a
lahores non esse œf|ue graves imperatori coniitate, qua; sine Inxaria esset , non
et niiliti , quod ipse honos laborem le- aversum. » (Liv. lib. Al , n. 7.)
vlorem faceret imperatorum. • (Cic. •> Lit. lib. 22 , n IC et 17.
TuiC. Quœst. lib. 2,n. G2.) « Id. lib. 311, n. 3 G.
> Il Venieotea régie apparatu acce-
5s THAITK DES ÉTUDES.