‹ Traite des etudes. --Chapitre 104 sur 127 · PARALLÈLES · texte numérisé non relu

PARALLÈLES

J'appelle ainsi les endroits où l'orateur rapproche et compare ensemble des objets contraires ou différents. Ces sortes de peintures plaisent extrêmement à l'esprit parla variété des imagesqu'elles lui présentent, et donnent beaucoup d'agrément au discours. On en a déjà remarqué dans les descriptions précédentes : j'en rapporterai encore quelques exemples.

1. Parallèle de M. de Turenne et de M. le cardinal de Bouillon.

Proposition simple. Pendant que M. de Turenne prenait des places et vainquait les ennemis, M. le cardinal de Bouillon convertissait les hérétiques et rétablissait les temples.

« Quelle était sa joie lorsque , après avoir forcé des villes , il^ « voyait son illustre neveu, plus éclatant par ses vertus que par « sa pourpre, ouvrir et réconcilier des églises! Sous les ordres « d'un roi aussi pieux que puissant , l'un faisait prospérer les « armes, l'autre étendait la religion; l'un abattait des remparts, « l'autre redressait des autels; Tun ravageait les terres des Phi- « listins , l'autre portait l'arche autour des pavillons d'IsraëL « Puis unissant ensemble leurs vœux comme leurs cœurs étaient ft unis , le neveu avait part aux services que l'oncle rendait à « l'État, et l'oncle avait part à ceux que le neveu rendait à « l'Église ^.»

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