‹ Traite des etudes. --Chapitre 105 sur 127 · Parallèle des maux violents et des maladies de langueur · texte numérisé non relu

Parallèle des maux violents et des maladies de langueur

' « Il est vrai qu'elle n'a pas souffert de ces cruelles pointes de « douleurs qui percent le corps , qui déchirent l'âme , et qui épui-

' Oraison fanèbr6 de la reine d'A.ngle- ' Oraison funèbre de M. de Turenne ,. terre, par M. Bossuet. par W. Fléchier.

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« senten un moment toute la constance d'un malade. ... Mais si la <' miséricorde de Dieu a adouci la rigueur de sa pénitence , sa » justice en a augmenté la durée ; et il n'a pas fallu moins de force « à soutenir cette longue épreuve que si elle avait été plus courte « et plus rigoureuse.

« En effet , dans les maux violents la nature se recueille tout « entière ; le cœur se munit de toute sa constance; on sent beau- « coup moins à force de trop sentir; et si Ton souffre, beaucoup, « on a toujours la consolation d'espérer qu'on ne souffrira pas « longtemps. Mais les maladies de langueur sont d'autant plus « rudes que l'on n'en prévoit pas la fin. Il faut supporter et les « maux , et les remèdes , aussi fâcheux que les maux mêmes. La « nature est tous les jours plus accablée : les forces diminuent à « tous moments, et la patience s'affaiblit aussi bien que celui « qui souffre *. »

3. Parallèle. La reine servant les pauvres à l'hôpital, et prenant part à la gloire et aux triomphes du roi.

« Compagnes fidèles de sa piété, qui la pleurez aujourd'hui , « vous la suiviez quand elle marchait dans cette pompe chré- « tienne ; plus grande dans ce dépouillement de sa grandeur , et « plus glorieuse lorsque, entre deux rangs de pauvres, de malades « ou de mourants, elle participait à l'humilité et à la patience de « Jésus-Christ, que lorsque, entre deux haies de troupes victo- « rieuses , dans un char brillant et pompeux , elle prenait part à « la gloire et aux triomphes de son époux ». »

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