‹ Traite des etudes. --Chapitre 60 sur 127 · Élisions · texte numérisé non relu

Élisions

L'élision est une des choses qui contribuent le plus à la beauté des vers. Elle sert également pour rendre le nombre doux, coulant, rude, majestueux, selon la différence des objets qu'on veut exprimer.

Phyliida amo ante alias.

(Ed. 3,78.) Flumina amem silvasque inglorius.

(Geor. 2,486.) Saepe etiam stériles incendere profuit agros.

(Geor. 1,84.) Scandit fatalis machina muros ^œta armis.

(i£n. 2,237.) Arma amens capio.

^liiid. 314.)

Illa graves ocqIos conata attollere , rursus Déficit.

(^n. 4, 688.) Spelanca alta fuit.

(Ibid. 6, 237. ) Quinquaginta atris immanis hiatibus hydra.

(Ibid. 676.) Impiaque aeternam timuerunt secula noctem.

(Geor. 1,468.) Grandiaque effossis mirabitur ossa sepulcris.

(Ibid. 497.) Ut regem sequscvum crudeli vulnere vidi Vitam exlialantem.

(^n. 2,561.) Tôt quondam populis terrisque superbum Regnatorem Asiae.

(Ibid. 656. ) Nympha , decus fluviorum ; animo gratissinia nostro.

(Ibid. 12, 142.) Di, quibus imperium est auimarum, umbraique silentes

(Ibid. 6,264.) Mené Iliacis occumbere campis Non potuisse , tuaque animam hanc effundere dextra ?

(Ibid. 1 , 101 Urgeri mole hac.

(Ibid. 3,679.)

Il s*en faut bien que nous sentions toute la douceur du nombre et de la cadence dans les vers latins , parce que nous ne les prononçons pas comme faisaient les anciens : et peut-être les défigurons-nous autant par notre mauvaise prononciation que les étrangers défigurent nos vers parla manière dont ils les prononcent.

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