‹ Traité des études historiquesChapitre 38 sur 55 · Première partie · texte numérisé non relu

Première partie

L*histoire de là chrétienté depuis Charlemagne comprend trois faits principaux :

pjf FAIT : la décadence et le démembrement de l'empire de Charlemagne, partagé entre ses successeurs une première fois par le traité de Verdun, et définitivement après la mort de Charles le Gros. Ces deux partages, que Ion montrera sur la carte, coïncident d'ailleurs à peu près : le premier créa quatre royaumes, France, Allemagne, Italie et le royaume du milieu, ces deux derniers sous un seul souverain, l'empereur Lothaire; le second partage créa cinq royaumes, France, Allemagne, Italie, et les deux Bourgognes, cis-jurane et transjurane.

II* FAIT : les invasions de nouveaux barbares : au nord^ les Danois et Normands ; au sud, les Sarrazins ; à 1'^^^ les Slaves et les Magyares. L'histoire de ces peuples sera continuée jusqu'à leur conversion au christianisme.

IIP FAIT : l'extinction des Carolingiens dans les cinq royaumes, où elle n'eut pas lieu simultanément toutefois. On conduira l'histoire de la France jusqu'à l'avènement des Capétiens et celle des autres Etats jusqu'au rétablissement de l'empire par Otton le Grand, qui fait époque dans l'organisation de la chrétienté.

OeuiLlème partie.

Dans l'histoire de TOrient, l'empire d'Orient et le monde musulman doivent être traités séparément.

Dans l'histoire de l'empire d'Orient, on signalera quatre faits :

I^ FAIT : continuation des troubles religieux, provoqués par l'hérésie des iconoclastes et aboutissant au schisme de Photius ;

II« PAIT : ravénement de la dynastie macédonienne, qui rétablit la tranquillité intérieure, et reprend aux Musulmans une partie de TAsie-Mineure ;

IIP FAIT : grandeur de Tempire sous les trois princes, Nicéphore, Tzimiscès et Basile II ; ils reconquièrent, sur les Musulmans, l'Asie jusqu'à TEuphrate et au Tigre, et font également avec succès la guerre en Europe sur le Danube ;

IV* FAIT : décadence de l'empire, jusqu'à l'extinction de la dynastie macédonienne ; intrigues de cour sous les impératrices Zoé et Théodora; perte de toutes les conquêtes récentes en Asie; perte des dernières possessions dans ritalie et la Sicile, passées sous la domination normande ; enfin schisme de Photius, qui est renouvelé par Michel Cérulaire et consomme la scission religieuse avec le reste de la chrétienté.

Dans l'histoire du monde musulman, où il s'était également produit une scission religieuse et politique à la fois, chaque khalifat doit être traité séparément, à savoir :

I : le khalifat de Bagdad, sous les Abassides : sa période de grandeur Haroun al Raschid ; sa décadence politique, depuis l'institution de VBmir al Omra, qui ne laisse au khalif que l'autorité religieuse, et qui finit par tomber au pouvoir des Turcs Seljoucides, venus de l'intérieur de l'Asie ;

II : le khalifat d'Afirique sous les Fatimides, sorti du démembrement du précédent : son centre d'abord à Caïrwan, ensuite au Caire; son extension sur quelques contrées voisines en Asie, Palestine et Syrie; sa décadence sous les Vésirs\ sa destruction par Saladin durant les Croisades;

III : le khalifat de Gordoue sous les Ommaïades : sa période de grandeur sous Abdel Rahman III; sa décadence intérieure et extérieure, qui tourne au profit des Etats chrétiens d'Espagne ;

IV : les Etats chrétiens d'Espagne figureront ici; on en fera l'histoire depuis les commencements du royaume des Asturies jusqu'à la fondation des royaumes de Castille et d'Aragon .

Xrolsième partie*

L'empire d'Otton le Grand ne se confond plus, comme celui de Charlemagne, avec la chrétienté. On traitera d'abord les Etats chrétiens demeurés en dehors de cet empire, où Ton signalera les faits principaux suivants :

En France,

jer p^jrp . Tavénement des Capétiens, qui supplantent les derniers Carolingiens; c'est le triomphe de la féodalité, dont on a fait connaître plus haut les origines, et dont montrera la puissance à cette époque du moyen âge ;

IP FAIT : les démêlés des rois avec les grands vassaux, en particulier avec les ducs de Normandie, dont la puissance s'accroit encore par la conquête de l'Angleterre; cette situation se perpétue jusqu'à Louis VI, en sorte qu'il faut continuer cette histoire de la France au delà de Grégoire VIL

f]n Angleterre,

P' FAIT : les luttes des rois d'Angleterre, contre les Normands ;

IP TAIT : le règne de la dynastie danoise;

IIP FAIT : la restauration d'Edouard le Confesseur, jusqu'à la conquête de l'Angleterre par les Normands, où il faut s'arrêter, bien que ce soit en deçà de l'époque où finit cette période.

Dans les Etats Scandinaves,

P*" FAIT : la conversion des peuples normands, dont les pirateries finissent à cette époque, et qui entrent dans le concert des peuples civilisés ;

IP FAIT : l'organisation des trois royaames du nord, Danemark, Suède et Norwège.

A ces Etats d'origine normande, on rattachera aussi le royaume de Sicile, fondé à la même époque par quelques chevaliers arrivés de Normandie dans le midi de l'Italie, où régnait une grande confusion par suite de la rivalité des Grecs, des Langobards, des Sarrazins et des Allemands.

En Allemagne,

I^FAiT : la fondation de Tempire germanique; on dressera, à cette occasion, un tableau synoptique des trois grandes dynasties impériales, de Saxe, de Franconie et de Souabe, avec les noms des empereurs qui se succèdent dans chacune de ces dynasties ;

IP FAIT : la grande puissance de la maison de Franconie;

IIP PAIT : les abus qui se produisent dans l'Eglise, à la suite des investitures ecclésiastiques, données par les empereurs, et qui vont provoquer les réformes de Grégoire VII.

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