Première partie
Pour orienter l'élève dans ce chapitre consacré à la fondation des Etats barbares, on donnera d'abord un tableau synoptique de ces Etats^ qui sont :
les Francs ; dans la Gaule \ les Burgondes ;
les Visigoths ;
^ C les Visiffoths ;
en Espagne iiesSuèves;
en Afrique | les Vandales ;
les Saxons ; . les Thuringes ; «n Germanie '• les Alemanes ;
les Bavarois ;
, ^ , i rheptarchie anglo-saxonne ;
dans la Grande Bretagne j j^^ g^^^^ ^^^^^^^.
Iles mercenaires d'Odoacre ; les Ostgoths ; les Langobards.
En reprenant Thistoire de ces peuples, on ne doit pas suivre Tordre indiqué au tableau, mais terminer par Thistoire du royaume des Francs, dans lequel la plupart des autres Etats ont fini par se fondre.
De plus, dans le développement, distinguez les Etats qui nont eu qu une existence éphémère et ceux qui ont duré : pour les premiers, on se bornera à expliquer pourquoi ils sont tombés, et Ton réservera tout son temps pour les autres.
Jusqu'ici d'ailleurs, il n'y a encore rien de définitif. Les Etats sont tour à tour partagés, réunis ou renversés.
De plus il 7 a division, opposition nationale et religieuse entre les deux populations, romaine et germaine, établies sur le môme sol. L'Eglise doit intervenir pour faire le lien entre les deux populations, et donner ainsi sa véritable base à la société nouvelle qui va prendre naissance, et qui se distinguera surtout par son caractère chrétien.
OemLlème partie*
La conversion des peuples germaniques sera précédée d'un aperçu sur l'histoire de l'Eglise, que Ton doit reprendre depuis sa première phase, déjà donnée dans l'histoire romaine. On distingue, en effet trois phases dans Thistoire de l'Eglise avant Charlemagne :
celle des persécutions du paganisme ;
celle de la lutte de l'Eglise contre l'arianisme et la barbarie ;
celle de la conversion des barbares, depuis St-Grégoire le Grand.
L'histoire de la conversion de chacun de ces peuples doit être suivie de son histoire politique jusqu'à un événement qui fait époque, et qui coïncide à peu près avec la fin de cette première période du moyen âge. On ne peut s'arrêter à une date uniforme; ainsi on continuera :
pour les Anglo-Saxons, jusqu'à la fin de l'heptarchie, réunie toute entière sous le sceptre d'Egbert (l'an 802) ;
pour les Visigoths, jusqu'à la conquête de l'Espagne par les Arabes (l'an 711);
pour les Langobards Jusqu'à la conquête de leur royaume par Charlemagne (l'an 774);
pour les Francs, jusqu'à Tavénement de Charlemagne (l'an 768).
Cette deuxième partie doit être terminée par quelques notions sur les institutions de ces nouveaux Etats, depuis leur conversion. On insistera principalement sur les insti-
tutions franques et sur les origines de la féodalité, qui commence à cette époque, et qui va régner durant tout le moyen âge ; on en profitera pour détruire certains préjugés cent fois réfutés au sujet de la féodalité, mais qui ont encore cours dans le roman et au théâtre.
Xrotslèine partie.
Arrivé à Charlemagne, il faut réserver l'histoire de son règne, qui forme la transition à la deuxième période, pour intercaler ici l'histoire de l'Orient durant la première période. Les limites de cette période ne coïncident pas exactement pour ces deux parties du monde. Pour TOrient, cette période commence plus tôt, au partage définitif de l'empire romain sous Théodose, parce que c'est alors que l'empire d'Orient prit naissance. Elle se termine au démembrement du khalifat arabe.
Cette période, qui embrasse quatre siècles (395-802), se divise en deux moitiés : avant et après Mahomet.
Avant Mahomet, l'Orient est partagé entre deux puissances, l'empire romain d'Orient et la monarchie néo-persane : le fait saillant, ce sont les luttes de ces deux puissances, qui se terminent à l'avantage des Grecs.
Depuis Mahomet, l'Orient est de nouveau partagé entre deux puissances, l'empire d'Orient et le khalifat arabe, qui a remplacé la monarchie néo-persane. Mais, à cette époque, c'est le khalifat qui a la prépondérance.
L'histoire de l'empire d'Orient, durant cette période, comprend quatre faits principaux :
!•' PAIT : les luttes extérieures de l'empire : en Europe contre les barbares, en Asie contre les Perses, tandis qu'à l'intérieur l'empire est troublé par ses dissensions religieuses, arianisme, nestorianisme y eutychianisme ^ monothélisme^ qui entraînent plusieurs empereurs dans le schisme (Zenon et Anastase) ;
II® FAIT : la grandeur de l'empire, sous Justinien, dont on fera connaître les conquêtes et la législation ;
IIP PAIT : la décadence de l'empire, à la suite des con-
quâtes des Arabes, qui lui enlèvent la plupart de ses provinces en Asie, en Afrique, ainsi que ses possessions dans la Méditerranée ;
IV* TAIT : les troubles iconoclastes, qui font perdre à Tempire presque toutes ses possessions en Italie.
Quant à la monarchie néo-persane, quelques notions suffiront pour expliquer sa décadence et sa chute.
L'histoire des Arabes, durant cette période, comprend trois faits :
P*" PAIT : l'origine de l'islamisme : Mahomet ; ses doctrines ;
IP FAIT : la propagande de l'islamisme par les armes, sous les khalifs électifs ;
IIP FAIT : la dynastie des Ommaïades, depuis son avènement jusqu'à sa chute : c'est l'apogée de la puissance arabe; toutefois dès cette époque, le khalifat est miné par une division religieuse, la rivalité des Alites et des Sounites, qui aboutit à une scission politique, la formation de deux khalifats, les Abbassides de Bagdad et les Ommaïades de Cordoue.
Quatrième parUe»
Le règne de Charlemagne forme la transition entre la première et la seconde période : c'est pourquoi il doit être traité en dernier lieu.
Charlemagne achève la chrétienté par ses guerres, dont on tracera un tableau synoptique, à savoir :
contre les Saxons (cinq guerres);
, . , contre les Laniçobards (quatre
ses ffuerres de conquête < v
° ^ j guerres);
en Espagne (trois guerres);
i contre les Avares ; contre les Slaves ; contre les Danois.
On exposera ensuite les institutions de Charlemagne et le progrès de la civilisation sous son règne.
Enfin on signalera le couronnement de Charlemagne comme ouvrant une nouvelle période, celle d'organisation.
Il* PÉRIODE DU MOYEN AGE.
Ij'orsanlsaUon de la cbrétlenté»
depuis le couronnement de Gharlemagne jusqu'aux réformes de Grégoire YII
Pour caractériser cette période, le professeur rappellera qu'avant Gharlemagne il y avait des Etats chrétiens sans doute, mais pas de chrétienté, parce qu il n'y avait pas de lien entre ces Etats. C'a été la grande œuvre de Gharlemagne que de réunir toutes les nations civilisées de l'Occident sous cette double autorité : la papauté et l'empire. Toutefois cette organisation fut aussitôt compromise. Dans les luttes qui éclatèrent sous ses successeurs, l'autorité impériale fut complètement méconnue; la papauté à son tour devint le jouet des factions, et fut gravement atteinte dans son prestige. Une nouvelle phase dans l'organisation de la chrétienté date d'Otton le Grand : il y eut une restauration de l'empire de Gharlemagne, avec des frontières différentes; mais des désordres non moins déplorables se sont produits alors dans l'Eglise, à la suite de l'immixtion dos empereurs germaniques dans le gouvernement ecclésiastique. Cette seconde période du moyen âge a donc été un véritable temps d'épreuve pour la chrétienté, épreuve qui ne finira qu'avec les réformes aussi nécessaires qu'énergiques de Grégoire VII.
Telle est la synthèse de cette période, synthèse que 1 élève ne doit pas perdre de vue s'il veut se retrouver dans la complication des événements qui la remplissent.
Avant d'entrer dans ce développement, le professeur indiquera de nouveau le plan qu'il compte suivre, et qui comporte une division en trois parties.
Division de la seconde période :
Occident.
!*■• PARTIE : la chrétienté depuis le couronnement de Gharlemagne comme empereur jusqu'aux expéditions d*Otton le Grand en Italie.
Orient.
2« PARTIE : l'empire d'Orient jusqu'au schisme grec et le khalifat arabe
jusqu'à l'avènement des Turcs Seldjoucides.
Oecldent*
8« PARTiB : la chrétienté depuis le eouronDement d'Ottoo le Grand comme empereur ju8qa*aa pontificat de S. Grégoire VIL