‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 266 sur 318 · rvcoorâvTC xat SoÇavrév · texte numérisé non relu

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LES CROTàNCBS. 439

cela est impossible*. Celui qui aura une croyance vraie', touchant une chose sur laquelle un autre aura une connaissance ', ne sera pas un plus mauvais guide que ce dernier? Mais alors pourquoi la connaissance est-elle plus estimée que la juste croyance ; pourquoi la première paraît-elle différer de la seconde? C'est que la croyance vraie peut se retirer de Tesprit, tandis que la connaissance y est retenue par un lien invincible. Ce n'est pas par une science, c'est par de justes conjectures que les hommes politiques gouvernent les États. Ils ressemblent en cela aux devins sacrés et à ceux qui rendent les oracles; car ceux-ci disent beaucoup de choses vraies, mais sans le savoir\ Les opinions sont comme des discours écrits dans notre esprit par un écrivain intérieur. Avec ces discours se forment des peintures en rapport avec les sujets de ces discours. Ces discours et ces peintures regardent l'avenir comme le présent et le passé... Nos opinions peuvent avoir pour objet des choses qui ne sont pas, qui n'ont jamais été, et qui ne seront jamais; c'est ce qu'on appelle des opinions mensongères*. Dirons-nous donc que la croyance soit quelque chose î Dirons-nous que c'est la même faculté que la connaissance ou une autre ? Nous dirons que c'est une autre faculté •. » Platon n'a donc pas seulement marqué la différence de la connaissance et de la croyance, il les a rapportées à des facultés différentes ; seulement il a eu le tort de croire que les sens extérieurs ne nous donnent pas de connaissances, mais des croyances''. Aristole n'a pas moins bien caractérisé le feit de la croyance ; il l'a très-fermement et très-clairement séparé d'avec la simple conception et d'avec la connaissance. « La simple conception', dit-il, d'un côté, n'est pas la croyance,

1. Rép„ édit. H. E., ï. M, p. 478; édiU Taucbn., t. V, p. 303.

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