‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 265 sur 318 · Logique, liv. Ul^chap. xxi, édit. de Lens, p · texte numérisé non relu

Logique, liv. Ul^chap. xxi, édit. de Lens, p

va toujours un même train. Donc, toute induction suppose cette croyance à la stabilité de la nature, ou plutôt n'est qu'une forme de cette croyance, et c'est ce que nous Youlions faire comprendre.

$ 8. Opinions des principaux philosophts sur Tinductlon.

Examinons maintenant ce que les principaux philosophes ont pensé de cette croyance, qui est le fondement de l'induction, ou plutôt rinduction elle-même. Haton a bien vu que la croyance n'est pas le savoir ou la connaissance véritable. « 11 est, dit-il, impossible de prétendre que toute croyance soit un savoir, puisqu'il y a une fausse croyance*. Le savoir est-il donc toute croyance vraie?... Mais lorsque les juges ont été persuadés de l'existence d'un événement (Jue le témoin seul a pu savoir, et qu'ils prononcent sur ouï-dire, ils ont une croyance vraie, et pourtant ils ne savent pas la vérité par euxmêmes •. Il y a de la différence entre savoir et croire. La croyance* peut être fausse ou vraie; mais le savoir* ne peut être que vrai. Ceux qui savent et ceux qui croient sont également persuadés : il y a donc deux sortes de persuasion •, l'une produisant la croyance sans savoir, et l'autre le savoir*. La connaissance est la plus puissante des facultés ; la croyance est ime autre faculté, car comment confondre ce qui est infaillible^ avec ce qui est faillible? La connaissance s'applique à ce qui est et le connaît; la croyance s'applique-t-elle au même objet? La même chose est-elle à la fois connue et crue',

1. AoÇotv jjièv ir5ffav eliçeïv àSvvaiov (êmffnfi|i.riv eîvat), àireiSri txà ^/eu&Qç l<TTi ôoÇa. Théétète. OEuvres complètes de Ptoeon, édit. H. E., t. !•', p. 187, b; édil. Tauchn., 1. 1", p. 296-7.

2. Théétète, édil. H. E., t. !•', p. 201, a; édil. Tauch., l. !•% p. 318.

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