‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 268 sur 318 · H 7 avTO«r(a · texte numérisé non relu

H 7 avTO«r(a

la supposition, la conjecture ^ Il nous est libre de nous donner une simple conception, comme dans Faction de la mémoire ou de rimagination , mais non une croyance ; nous sommes forcés d*admettre une opinion vraie ou fausse. De plus, lorsque nous croyons à l'existence de quelque chose de terrible, nous sommes émus, et de même, si nous croyons à l'existence de quelque chose qui nous rassure. Si Ton se représente seulement des causes de danger ou de sécurité, sans y croire , on est à leur égard dans la position de ceux qui les regardent sur une peinture •. «

« Le savoir', dit de l'autre côté Aristote, diffère de la croyance*, parce que le savoir s'applique au nécessaire , c'està-dire à ce qui ne peut pas être autrement qu'il n'est. Or, il y a des choses qui, étant vraies, sont admises comme pouvant être autrement qu'elles ne sont. 11 n'y a pas de science de ces choses-là. La croyance s'applique soit au vrai , soit au faux, mais toujours à ce qui peut être autrement qu'il n'est. Son objet est une vérité immédiate non nécessaire. La croyance est incertaine. Quand quelqu'un pense qu'une chose est nécessaire, il sait qu'il a un savoir et non une croyance; c'est seulement quand il pense que la chose est de telle façon, mais qu'elle pourrait être autrement, qu'il a une croyance^ »

Au premier abord, les expressions d' Aristote paraissent excéder la vérité. Dire que la science ne s'applique qu'à ce qui est nécessaire, c'est rejeter la connaissance des choses contingentes, connaissance que nous donnent les sens extérieurs et la conscience ; c'est effacer de la liste des sciences l'histoire naturelle, dont Aristote est le fondateur, et la psychologie pour laquelle il a réuni de précieux matériaux. Mais si l'on considère que la perception, qui seule nous donne des connaissances, affirme que son objet existe et quïl ne peut ne pas être au moment où elle le perçoit, qu'elle se distingue

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