‹ Traité des faillites et banqueroutesChapitre 100 sur 162 · PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE IV

une opinion de ses devanciers 5 il se borne, pour toute citation, à indiquer le numéro des articles du Code auxquels il renvoie en marge, mais en mêlant le texte de la loi à son propre texte, et à faire connaître les dates des arrêts dont il extrait la substance, lorsqu'ils lui conviennent, sans jamais en discuter aucun. De plus, il n'aime point à remonter jusqu'aux tbéories philosophiques, sur lesquelles cependant reposent les fondements du droit. Il suit de cette méthode que les solutions, remarquablement justes, de cet ouvrage sont trop dogmatiquement commandées -, que le lecteur n'a point le sentiment de la difficulté des problèmes juridiques tranchés devant lui, et n'est point préparé à se former, sur chaque question grave, une opinion indépendante et suffisamment raisonnée.

Manuel des commerçants, ou Guide des affaires commerciales; par Léopold. Paris, 1812, 1 vol. in-12.

Traité des faillites ; par Lavaux, avocat à la Cour de cassation et au conseil impérial des prises, ancien avocat aux conseils. Paris, 1813, 1 vol. in-12.

Ce traité est assez élémentaire. L'auteur a emprunté la plupart de ses solutions à la jurisprudence : les arrêts auxquels il se conforme, mais qu'il discute peu, sont presque les seules autorités qu'il invoque. Lavaux a élé avocat aux conseils et à la Cour de cassation de 1787 h 1822. Son fils, Antoine-Marie Lavaux, a été un des avocats les plus distingués du barreau de la Cour royale de Paris.

Exposition de la législation commerciale, et examen critique du Code de commerce ; par Emile Vincens, ancien négociant, chef de division, adjoint et chef du bureau de commerce au ministère de l'intérieur. Paris, 1821, 3 vol. in-8°.

On trouve dans cet ouvrage les connaissances pratiques du commerçant, l'expérience de l'administrateur, les théories de l'économiste, ,plus que les habitudes du jurisconsulte. L'auteur a voulu faire connaître le système général de nos lois commerciales, leur mise en œuvre, leurs origines, plutôt qu'il ne s'est attaché à la discussion des questions de droit. Souvent il propose des modifications législatives. Les lumières de Vincens et son excellent esprit ont été mis à profit dans les commissions qui ont préparé la loi de 1838, dont il a été, comme conseiller d'Etat, chargé de soutenir la discussion devant les Chambres, en qualité de commissaire du Roi.

Marc -Antoine -Emile Yincens, né à Nîmes le 17 décembre 1764, est mort à Paris le 29 mai 1850.

Analyse raisonnêe du Code de commerce -, par Mongalvy et Germain. Paris, 1824, 2 vol. in-4°.

Dans ce commentaire, après des prolégomènes où sont exposées les idées générales, le texte de chaque article est suivi d'abord d'observations qui Féclaircissent et le développent, puis d'un résumé de la jurisprudence. Les auteurs se sont montrés parfois trop indulgents à l'égard des faillis.

Des faillites et banqueroutes, suivi du titre de la revendication en matière commerciale f et de quelques observations sur la déconfiture , par P. -S. Boulay-Paty, de la Loire-Inférieure, ancien député au Corps législatif, conseiller à la Cour royale de Rennes. 1825, 2 vol. in-8u.

Ce traité spécial est l'ouvrage d'un esprit éclairé, ami de la règle et du droit. Inférieur à Pardessus quant à la connaissance de la pratique commerciale et à la sûreté des décisions, il est à la fois moins dogmatique et plus ferme ; il fournit mieux à son lecteur les moyens de se former une opi-

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