PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE III
11 mourut à Paris le 7 octobre 1690; il avait eu dix-sept enfants, dont onze lui survécurent.
Savary-Desbruslons , le quatrième de ses fils survivants , publia, avec des additions, la septième édition du Parfait Négociant, en 1713; et, en 1715, une seconde édition des Parères, dans laquelle trente-neuf sont ajoutés aux soixante-dix que contenait la première édition.
Après la mort de Savary-Desbruslons, l'un de ses frères aînés, Philémon-Louis, publia, en 1736, avec de nouvelles additions, les œuvres de son père.
Le Dictionnaire universel du commerce, commencé par Savary-Desbruslons, a été achevé et publié par Philémon-Louis, en 1723, en trois volumes in-folio.
Dans le Parfait Négociant, notre matière occupe le quatrième livre de la deuxième partie. Ce livre comprend cinq chapitres.
Cet ouvrage mêle les instructions pratiques et les conseils de moralité et de prudence commerciales aux discussions de droit. On y respire, d'un bout à l'autre, ce parfum de probité et de sévérité de mœurs qui ennoblit toutes les professions et qui est l'honneur du commerce. Le style manque parfois d'élégance et même de correction ; mais il s'élève souvent par l'excellence des sentiments dont Fauteur est animé -, il est toujours clair, et habituellement simple. Les solutions juridiques sont nettes, sensées, pratiques, honnêtes.
Conférences des ordonnances de Louis XIV avec les anciennes ordonnances du royaume, le droit écrit et les arrêts, enrichies cV instructions et de décisions importantes, par Philippe Bornier, lieutenant particulier en la sénéchaussée de Montpellier.
Ce très-utile ouvrage a été mis largement à contribution
par ceux du même genre qui ont paru depuis. Publié pour la première fois en 1678, il a été réimprimé quatre fois du vivant de Bornier, en 1681, 1686, 1694 et 1703 ; et, après sa mort, en 1719 et en 1755. Les conférences sur l'ordonnance de 1673 occupent les pages 435 à 776 du second volume de cette dernière édition. Bornier, né à Montpellier le 12 janvier 1634-, y est mort le 22 juillet 171 1.
Les Institutes du droit consulaire, ou les éléments de la jurisprudence des marchands, par Jean Toubeau, ancien prévôt des marchands et échevins de la ville de Bourges.
La première édition de cet ouvrage a été publiée en 1682. Après la mort de Jean Toubeau , en 1685, une seconde édition a été publiée en 1700 par François Toubeau, son fils, avec augmentation d'un tiers. Toubeau père et fils étaient imprimeurs-libraires à Bourges.
La composition de cet ouvrage est ainsi expliquée par l'auteur, dont tout juge devrait méditer les honnêtes paroles :
« J'ai eu l'honneur d'être plusieurs fois élu consul et prévôt des marchands... Quoique je me vis dans un tribunal dans lequel, effectivement, on ne juge presque que suivant le droit naturel, et où Ton dit qu'il n'y a que le bon sens et la raison qui doivent présider, néanmoins, comme le Psalmiste enjoint à tous les juges de s'instruire, et sachant qu'un juge méchant et savant n'est pas tant à craindre qu'un juge ignorant, n'ayant pas intention de faire des injustices, je voulus tâcher à me mettre en état de n'en pas faire par ignorance 5 et, pour cela, je me fis un précepte de lire tous les livres françois, latins et étrangers que je pourrois recouvrer sur cette matière. La connoissance que ma profession m'a donnée des livres, et la facilité de les avoir, ont beaucoup favo-