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Carat Calcul. Valeur. Carat. Calcul. Valeur. Carat. Valeur.
Le prix des diamans, rubis et saphirs, augmente, comme on le voit ci-dessus, dans une progression extrêmement rapide, en raison de leur grosseur, et , passé un certain volume, ce prix n’est donné par aucune règle : ainsi le régent , qui pèse i56 carats, aurait dû être payé
(i56x2)s x48— (272 y x4S— 75984x48= 3,5 5 1 ,232 fr.
Il a été acheté 2 millions 5oo mille fr. , et il vaut le double.
EAU. Ce liquide’, dont les propriétés physiques et les usages sont bien connus, ne se trouve jamais dans la nature à l’état de pureté absolue; il est alors toujours mêlé à une proportion plus ou moins considérable de matières étrangères. Lorsque cette proportion est peu considérable, ne communique pas à l’eau une saveur désagréable et des propriétés peu acti ves , cette eau. prend le nom d 'eau potable ou d'eau douce; dans le cas contraire, l’eau est connue sous le nom d’ean minérale. Le pharmacien, le chimiste, etc., séparent l’eau des substances étrangères qu’elle contient, par un procédé appelé distillation ; ils emploient un alambic, et le produit qu’ils obtiennent est Veau distillée. L’examen des réactifs qui démontrent la pureté absolue d’une eau, nécessite des détails qui sont entièrement du domaine de la chimie ;
mais je crois devoir indiquer comment on s assurera qu’une eau est potable ou minérale.
Des eaux potables. Ces eaux doivent être : i° transparentes, inodores, insipides ou sans saveur désagréable, légères ou aérées, pénétrantes, vives et fraiclies ; 20 susceptibles de bouillir avec facilité, sans laisser de dépôt et sans se troubler ; 5° capables de cuire aisément les légumes , les herbes , de dissoudre le savon et de nettoyer le linge; 4° l’eau de chaux , les nitrates d’argent ou debirate liquides , ne doivent former aucun précipité dans ces eaux , ou au moins ne les troubler que très-légèrement. Je crois inutile de remarquer que l’on doit rejeter comme non potable toute eau qui, réunissant les conditions précédentes, renfermerait du fer, du cuivre ou du plomb ; ce que l’on reconnaîtra , pour le fer, à la teinte bleue donnéepar le ferrocyanatede potasse, ou à la teinte noire donnée par l’infusion des noix de gallepour le cuivre, à la teinte chocolat donnée par le ferrocyanate de potasse , ou à la couleur bleue céleste que produira l’ammoniaque liquide; enfin pour le plomb, au précipité noir que développe l’addition de l’hydrosulfate de potasse.
Les conditions exigées dans une eau potable , se retrouvent à un degré plus ou moins marqué dans les eaux de sources, de rivières, de lacs, de citernes, de marais : i° les eaux de sources les plus pures coulent dans des rocs primitifs, sur des sols
rocailleux, ou filtrent à travers des strata siliceux; en général , les sources considérables donnent une eau plus pure; les puits étant, en réalité, des sources artificielles, fournissent des eaux d’autant moins pures que le sol est moins rocailleux, ou qu’il renferme une plus grande quantité de matière s solubles : l’eau des puits anciens est donc préférable à celle des puits neufs; 1° les eaux de rivières, dont le lit est de cailloux ou de gravier, peuvent être troublées par des particules d’argiles , mais sont en général salubres; 5° les eaux de lacs très-étendus sont semblables à celles des rivières; 4° les eaux de citernes , quoique amassées des eaux pures de pluie, sont ordinairement très - impures , parce qu’elles croupissent dans ces cavités, et ont entraîné des toits et autres lieux sur lesquels elles ont coulé, beaucoup de matières hétérogènes ; 5° les eaux de marais sont très-impures, et la décomposition continuelle des matières animales ou végétales qu’elles renferment, leur communique souvent une odeur très-fétide.
Des eaux minérales. On désigne sous ce nom les eaux qui renferment assez de principes étrangers pour produire une action marquée sur nos organes : la division établie par Fourcroy est encore celle que l’on suit aujourd’hui. On connaît les eaux minérales :
i° Acidnles-gazeuses j 2° Acidulés - gazeuses et salines;
3° Ferrugineuses j /i° Hydrosulfureuses.
Les principales eaux acidulés - gazeuses sont celles dJAltwasser, Bourbonne - les - Bains , Contrexeville , Dax, Fachingen , Langeac, Néris , Obersalzbrunen , Plombières, Laroche -Pouzay, Seltz. Ces eaux pétillent à la manière du vin de Champagne mousseux, et donnent, avec le nitrate d’argent et de barite, un précipité blanc, peu abondant et presqu’entièremenl soluble dans l’acide nitrique.
Les principales eaux acidulés - salines sont celles de Balaruc, Carlsbad, Epson» , Sedlitz , Sedsehutz, etc., etc. Ces eaux sont, en général, purgatives, pétillent un peu moins que les précédentes, et précipitent abondamment par le nitrate d’argent et celui de barite; les eaux de Sedlitz, d’Espoin , de Sedsehutz, qui sont très-employées, renferment iine forte proportion de sulfate de magnésie , et doivent, après avoir été chauffées pour dégager l’acide carbonique libre, précipiter fortement par la potasse pure ou carbonatée. Quelques fabricans d eaux minérales donnent quelquefois , sous le nom d’eau de Sedlitz, une bouteille d’eau ordinaire, dans laquelle ils ont ajouté de 1 acide tartarique et du carbonate neutre de potasse ou de soude; ces eaux imitent assez bien la véritable ea»i de Sedlitz. i. Elles ont une saveur amère due au tartrate de soude, formée parla
réaction de l’acide tartarique sur le carbonate j 2° elles pétillent parce que , la bouteille ayant été hermétiquement bouchée après l’addition de l’acide et du sel, l’acide carbonique mis à nu n’a pu se dégager ; on reconnaîtra toujours cette substitution par la potasse pure ou carbonatée , qui ne précipite jamais dans ces eaux mal préparées.
Les principales eaux ferrugineuses sont celles d'Aumale, Bath, Bourbon-l’Archambault, Bussang, Carlsbad , Cheltenliam, Cudowa , Forges, Moritd’Or, Mont-Lignon,Viederbronn, Passy, Pougues , Provins, Pyrmont, Spa , Tœplitz , Vichy, Wals. Ces eaux précipitent presque toutes en blanc par le nitrate d’argent et celui de baritej mais leur caractère distinctif est i 0 d’avoir une saveur' analogue à celle de l’encre, mais plus faible 3 2° de virer au bleu-pâle , par le ferrocyanate de potasse, et au bleu-noir par la noix de galle.
Les principales eaux hydrosulfureuses sont celles d’Aix-la-Chapelle , Arles , Baden , Bagnères-Luehon, Barrègcs, Bonnes, Cambo ,Cauteretz, Digne, Enghien , llarrowgate, Kilburn, Landeck, Neundorf, Saint - Amand , Saint — Sauveur. Ces eaux prises à la source , ont presque toujours une température supérieure à celle de l’air ambiant, et sont dénommées thermales ; si elles so-nt préparées artificiellement, on transportées loin de la source, on peut les reconnaître: i° à l’odeur d’œufs | pourris qu’elles exhalent j 20 an précipité noir qu’y
produit un sel de plomb soluble et dissout dans l’eau • 5° au précipité blanc que donnent les nitrates d’argent et de barite.
L’aperçu que je viens de tracer ne serait pas suffisant pour reconnaître si les eaux minérales dont on fait l’achat, ont été exactement préparées, •cependant si une eau rapportée à sa section, réunit les caractères que j’ai indiqué, on pourra affirmer que les principales conditions ont été remplies, et que s’il y a inexactitude, elle porte sur des substances d’une assez faible importance.
SAU -DE -VIE. Nous avons vu au mot alcool que lorsqu’une liqueur énivrante , formée seulement d’eau , d’alcool et de quelques principes étrangers, contient sur 44° parties moins de 340 parties d’eau , elle perd les noms d’eau-de-vie, de rlium , etc. , etc.
Les eaux-de-vie du commerce ne varient pas dans les limites que j’ai indiqué, c’est-à-dire, depuis 80 jusqu’à 54o parties d’eau sur 100 d’alcool absolu j les limites sont toujours de 22° à 160, les premières portent le nom de fortes eaux-devie, et contiennent environ 100 d’alcool et yo d’eau, ou sur 100 parties, 60 d'alcool et 40 deau; les deuxièmes, ou eaux-de-vie faibles, ont sensiblement 100 d'alcool et 166 d’eau, ou sur 100 parties , 08 d alcool et 62 d’eau j elles ont une teinte jaune-brunâtre , due à la matière colorante
du bois des tonneaux qui les renferment ; elles doivent d’ailleurs avoir toutes les propriétés que nous avons détaillées au mot alcool , c’est-à-dire: x° se mêler en toute proportion avec l’eau, sans cesser d’être transparentes; 2° ne laisser aucune odeur ou saveur empyreumatique lorsqu’on les frotte dans les mains ; 5° contenir la quantité d’alcool voulue : cette dernière estimation est donnée par l’aréomètre , en se basant sur les estimations suivantes :
d’eau-de-yie à
sont formées de
d’alcool
et 4 1
d’eau
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Je suppose actuellement que l’on ait payé i4ofr. 100 litres d’eau - de - vie à 22°, combien doit - on payer ioo litres d’eau-de-vie ( toutes choses égales d’ailleurs) à i8°? On se rappellera que dans le premier cas on a réellement acheté
5g litres d’alcool pour i4o fr.
et qu’on achète dans le deuxième 44; 5 d’alcool; le prix se réglera donc par la proportion.