PRÉCIPITÉ
Observations.
V in nature) ,
— Colore' par le tournesol ,
— les baies d’ièble ,
— - les Laies d’ Airelle,
— le bois de Campèche ,
— de Brésil ,
de Santal, les betteraves.
Gris-verdâtre
Bleu foncé.
Bleu foncé.
Rouge.
Rouge.
L’eau de cbaux le décolore elle plus faible acide fait reparaître la couleur.
M31. Bouillon-Lagrange et Yogel ont fait passer dans notre langue un traité de M. W. H. Renier, sur les diverses falsifications des vins et les moyens de les reconnaître. M. Chevalier , pharmacien de Paris, s’est également livré à ce genre de recherches, et dans un mémoire lu dernièrement à l’académie de médecine, il a examiné la coloration artificielle des vins • mais je le répète, cette dernière partie, suivant moi , ne sera jamais très-importante, puisque les fabricans de vins de toutes pièces, colorent ordinairement ces vins, non avec des substances étrangères , mais avec d’autres vins très-foncés en couleur.
VINAIGRE. Le mot vinaigre, dans son acception
ordinaire , s’applique à un liquide acide, obtenu parla fermentation acétense d’une liqueur alcoolique. Il contient ordinairement de l’eau, de l’acide acétique , du mucilage , une matière sucrée , du tartralë de potasse acide, un peu d’acide tartarique et d’acide malique libre, quelques hydrochlorates. C’est à tort que l’on assure que le vinaigre peut contenir des sulfates j au moins , tous les vinaigres de vins que j’ai examiné, ne précipitaient pas psr un sel soluble de barite. On est parvenu, dans ces derniers temps, à priver le vinaigre de bois de presque toute odeur empyreu malique , et il sert aujourd’hui , surtout s’il est aromatisé, de condiment comme le vinaigre ordinaire.
Un vinaigre de bonne qualité , quelque soit son origine, doit 1° être assez limpide* 2U n’avoir qu’une saveur acide bien exempte d’empyreume; 3° marquer au moins de 2° à 3° à l’aréomètre des acides, ou saturer le cinquième de son poids de sous-carbonate de soude non effleuri; 4° ne contenir qu’une très -petite quantité d’hydrochloratc, c’est-à-dire se troubler seulement lorsqu’on y ajoute du nitrate d’argent, et redevenir limpide et un peu plus foncé lorsqu’on y ajoute ensuite de l’ammoniaque liquide ; 5° être bien exempt d’acide sulfurique, nitrique, hydrochlorique libres, et ne contenir qu’une portion inappréciable d’acide tartarique; 6° ne pas avoir été
soumis à l’opération que les vinaigriers appellent 1 e secret, ou, en d’autres termes, ne pas avoir acquis le montant par des végétaux âcres tels que le poivre ordinaire, le poivre-long, les racines d’arum ou de pyrèllire, la graine de moutarde , le saint bois, etc. Si un vinaigre réunit toutes les conditions ci-dessus, sa couleur est peu importante, car il peut être blanc et limpide, louche et jaune citron ou rouge devin. J’examinerai successivement dans cet article les diverses altérations que l’on peut faire éprouver au vinaigre.
Si le vinaigre ne marque pas le degré indiqué ci-dessus à l’aréomètre, on peut en conclure qu’il a été fabriqué avec des liqueurs alcooliques peu généreuses, ou qu’il a été alongé avec de l’eaucependant l’indication aréométrique elle-même ne serait pas suffisante, puisqu’il peut être très-faible et contenir des sels qui augmentent sa densité ; conséquemment la meilleure preuve de l’énergie acide d’un vinaigre est la quantité de sous-carbonate de soude qu’il peut saturer, et nousavous vu que cette quantité doit être sensiblement le cinquième de son poids.
L’addition de l’acide sulfurique se reconnaîtra au précipité blanc que formera un sel soluble de barite; le vinaigre de bois contient presque toujours une proportion plus ou moins considérable de cet acide. Si le précipité formé par le nitrate d'argent était notable, on en conclurait que le vi-
naigre contient de l’acide hydrochlorique ou des hydrochlorates. Enfin l’addition de l’acide nitrique se démontre en saturant le vinaigre suspect par du carbonate de soude; et évaporant la liqueur, le re'sidu, s'il y a eu sophistication, fusera sur les charbons ardens ou ne se dissoudra pas en totalité dans l’alcool ; cependant si dans cette dernière expérience la partie non dissoute était très-faible , elle serait probablement due au tartrate acidulé de potasse contenu ordinairement dans le vinaigre de vin. Les vinaigres dont la force a été augmentée par des végétaux âcres, se distinguent : 1° à la sensation brûlante qu’ils développent lorsqu’on les goûte; 20 à la meme saveur qu’offre le résidu de leur évaporation ; enfin à la quantité plus faible de sous-carbonate de soude qu’ils sont capables de saturer.
Le meilleur vinaigre est préparé avec le vin ; c’est ainsi que le vinaigre d’Orléans a une réputation méritée; mais dans les pays non vignobles,par exemple en Angleterre et dans la Flandre le vinaigre est fabriqué avec la décoction de malt et avec d’autres liqueurs alcooliques. On peut toujours reconnaître le vinaigre obtenu du vin, parce qu’il renferme du tartrate acidulé de potasse, tandis que les autres vinaigres ne présentent jamais ce sel ; ainsi on évaporera un litre de vinaigre; le résidu soumis à une assez forte calcination donnera un corps solide qui aura une sa-
veur urineuse marquée. Ce moyen sera encore applicable à un mélange de vinaigre de vin et de malt, en se rappelant que le résidu de potasse d’un litre de vinaigre doit peser sensiblement cinq grammes; cependant cette indication ne serait pas rigoureusement exacte , parce que la quantité de tartre con tenu dans le vinaigre peutvarier considérablement. Les vins des climats chauds ont en général une proportion de tartre beaucoup plus considérable.
Les vinaigres peuvent contenir du plomb, du cuivre, etc. Les moyens que j’ai donnés au mot vin, pourront servir dans ces altérations.
VITRIOL BLANC. (Voyez couperose blanche. )
VITRIOL BLEU. (Voyez couperose bleue. )
VITRIOL VERT. (V oyez couperose verte.)
yeux D’ÉCREVISSES. (Voyez pierres d'écrevisses. )
EIBîC. Métal blanc-bleuâtre, un peu plus brillant que le plomb , d’une pesanteur spécifique de
6, y à y, 2, volatil à une température assez élevée. Sa consommation, depuis quelque temps, est assez considérable, parce qu’on l’emploie pour la couverture d’édifices , la fabrication des baignoires et d’autres appareils. Le commerce n’offre que deux espèces de zinc : x° zinc des Indes ou zinc chinois • 2° zinc de Goslar. Le premier est Je plus estimé; le zinc de Goslar contient presque toujours une certaine quantité de plomb.
Le zinc ( même celui de Chine) contient quelquefois de l’étain, du plomb, du fer. On reconnaît la présence de ces métaux en dissolvant le métal suspect dans La eide nitrique : iG si la solution n’est pas complète, c’est-à-dire s’il reste un précipité blanc (oxide d’étain), on peut en conclure que le zinc essayé contenait de l’étain ; 2° si la solution forme avec l’acide sulfurique un précipité blanc insoluble dans l’acide nitrique, on doit en conclure que le„ zinc contenait du plomb; 5° si le précipité queforme le ferrocyanate de potasse dans la solution n’est pas très-blanc, mais s’il a une teinte bleu-verdâtre, on doit en conclure que le métal soumis à l’épreuve contenait du fer.
Il est quelquefois important d’avoir le zinc pur; on y parvient par la méthode suivante. On fait dissoudre le zinc du commerce dans l’acide sulfurique, et ou laisse pendant long-temps une plaque du même métal dans la solution; on filtre et on décompose le sulfate de zinc par le sous-
carbonate de soude; après avoir bien lavé et sé* ché le précipité (carbonate de zinc), on le mêle avec moitié de son poids de charbon pur, et le tout est distillé dans une cornue de terre; le zinc pur se sublime et se retrouve dans le col de la
cornue.