‹ Traité des fièvres intermittentes (volume 2)Chapitre 2 sur 87 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

On sait combien est vaste le domaine géographique des fièvres intermittentes. Communes dans nos climats, elles tendent, à mesure qu'on se rapproche de TÉquateur, à absorber la plus large part du cadre pathologique.

Tout près de nous, sur le littoral méditerranéen, nous voyons ces affections modifier d'une manière sensible le mode d'évolution des maladies annuelles, aggraver les chiffres de mortalité et changer leurs rapports habituels avec les saisons.

Dans les zones tropicales, l'action du miasme se généralise plus encore ; et « à peine peut-on trouver dans ces pays quelque lieu élevé ou quelque formation géologique particulière qui en soit complètement à l'abri (1). »

Si les fièvres intermittentes n'ont la gravité ni du choléra, ni de la fièvre jaune, ni de la dyssenterie, cette autre endémie sans trêve et sans merci des pays chauds (2), en revanche

(1) Griesinger, Traité des maladies i/?/î?c/iVt«ej, trad. par G. Leinattre. Pari?, 1868, p. 4.

(2) Delioux de Savignac, De la dyssenterie, préface, p. 5.

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