‹ Traité des fièvres intermittentes (volume 2)Chapitre 3 sur 87 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

elles sont bien plus généralement répandues que ces redoutables affections.

Chaque année, elles reparaissent avec une fatale régularité dans les régions atteintes ; sans remonter aux guerres des temps passés, on les a vues faire de nombreuses victimes dans tous les pays où ont été appelés, depuis un demisiècle, nos soldats et nos marins : en Espagne, en Grèce, en Algérie, à Rome, en Crimée, en Lombardie, en Syrie, en Chine, en Cochinchine, au Mexique (i), et dans presque toutes nos colonies (2).

Pour Tarmée anglaise, disséminée à la surface du globe, les rapports statistiques et sanitaires prouvent également la part considérable qui revient à la malaria dans la fréquence de ses maladies (3).

Pour qu'une affection, non transmissible de Thomme à l'homme, soit aussi commune, il faut que les foyers dont elle émane, et où chaque individu atteint en puise directement le germe, aient une étendue bien autrement considérable que celle des surfaces marécageuses, dont l'action est incontestable, mais qu'on a trop exclusivement incriminées.

Que de pays dans lesquels la fièvre est endémique, sous

(1) Cocud, Des complications que la diathèse paludéenne peut apporter aux lésions iraumatiques {Recueil des mémoires de médecine militaire, t. XVII, 3« série.)

(2) Voyez principalement Dutroulau, Des maladies des Européens dans les pays chauds. 2« édition. Paris, 18(18.

(3) Ely, L* armée anglaise à P intérieur et dans les possessions britanniques {Recueil des mémoires de médecine militaire, 3* série, t. XXII, p. 220).

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