‹ Traité des fièvres intermittentes (volume 2)Chapitre 7 sur 87 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Cette ex pression 9 nous ne Tavons employée que pour mieux affirmer notre opinion à cet égard. Nous ne prétendons nullement rimposerÀ la nomenclature médicale, où les mots nouveaux ne doivent être admis qu'avec néserve ; et nous-méme, en groupant sous le titre de fièvres intermittentes les affections qui font la base de ce travail, et dont un grand nombre cependant sont loin d'être périodiques, nous affirmons notre respect pour les mots consacrés par la tradition.

Le premier chapitre de ce livre, celui de TÉtiologie, est

fébrifère est constitué par un fluide particulier émanant du soi où se produit une action électro-chimique spéciale {loc. cit., p. 16); Tinsalubrité des pays atteints a pour cause essentielle la perturbation de Télectricité atmosphérique, et c'est à la soustraction prompte et rapide de Télectricité des couches inférieures de l'atmosphère que sont dus les troubles spéciaux qui frappent les êtres qui subissent cette action que l'auteur nomme sidération paludéenne (loc. ciL, p. 28 et 157).

La cause de la fièvre est donc pour M. Burdel un agent physique impondérable {loc, cit., p. 25), non susceptible comme tel d'être condensé dans les vapeurs atmosphériques, au point que les dangers de Tlntoxication sont moins considérables durant la nuit que pendant le jour {loc, cit., p. 41 et 43); nu même titre^ ce fluide ne sera sans doute pas susceptible d'être transporté par les courants atmosphériques.

Nous croyons au contraire à une réalité plus absolue du miasme, à son caractère matériel et pondérable; et nous ne pouvions dès lors nous appuyer sur l'autorité de notre savant^confrère dont, à cet égard, l'opinion est complètement opposée à la nôtre.

Un dés médecins romains les plus distingués de ce siècle, Folchi, avait mis en cause déjà la soustraction brusque du fluide thermo-électrique pour expliguer Faccès de fièvre; et il y a plus de 15 ans qu'un de nos confrères de l'armée, M. Armand, a opposé à la doctrine de l'infection palustre, celle des influences thermo-électro-hygrométriques, dont on comprend l'immensité de la sphère d'actioii relativement à celle du miasme, si Ton ne fait provenir celui-ci que des surfaces marécageuses. (Armand, l'Algérie médicale, Paris, 1854.)

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