‹ Traité des fièvres intermittentes (volume 2)Chapitre 6 sur 87 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

laria ? Ces foyers d'insalubrité ont disparu en effet en grande partie chez les peuples civilisés devant les progrès de rhygiène publique ; et dès lors nous voyons invoquer bien plus fréquemment, comme causes de la fièvre, dans telle ou telle localité, non plus le miasme palustre, mais les exhalaisons, les effluves, les émanations, et même les miasmes telluriques.

Notre conviction est que cette étiologie des fièvres est bien plus générale encore qu'on ne l'admet, et, en employant à notre tour le terme intoxication tellurique (1), nous avons cherché à traduire notre pensée sur le développement de la malaria, non plus seulement dans telle ou telle zone limitée, mais à la surface du globe (2).

(1) Le terme intoxication tellurique XmmémQK été employé, comme rindique le titre suivant : Une idée nouvelle sur la manière d*envisager les fièvres intermil tentes, eu Considérations générales sur le rôle que joue l* élimination séreuse dans les diverses manifestations de l'intoxication tellurique^ par le D' Lacroix (des Rousses), ex médecin en ctief de l'hôpital de Dellys (Algérie). Lyon, 1854.

L'auteur n'ayant dans le cours de son travail insisté ni sur la valeur ni sur la raison de ce ternie, il est probable que le mot avait été antérieurement employé déjà soit par lul^ »oit par d'autres observateurs. L'idée de M. Lacroix a été développée dans une thèse dont nous regrettons vi>ement de n'avoir eu connaissance qu'après l'impression de notre livre. (Voir Antonin Martin, De P Intoxication tellurienne en Algérie. Thèses de Paris, 1866.)

(2) Dans une lettre récemment adressée à TAcadémie desi^ sciences (séance du 20 décembre 18G9)^ M. le docteur Burdel rappelle avoir annonté ou cru pouvoir démontrer que la véritable intoxication palustre n'était autre qu*une action tellurique ou émanation dégagée du sol sous IHnfluence des rayons solaires.

M. Burdel a exposé en effet, dans un livre fort intéressant {Recherches sur les fièvres paludéennes, suivies d'études physiologiques et médicales sur la Sologne, Paris, 1858), une théorie qui permet de généraliser aux pays non marécageux le mode de production de la fièvre. Pour notre confrère, l'agent

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