‹ Traité des fièvres intermittentes (volume 2)Chapitre 72 sur 87 · B. MÉDICATION SPÉCIFIQUE · texte numérisé non relu

B. MÉDICATION SPÉCIFIQUE

Aa débat des fièvres simples, ]e sulfate de quinine peut être administré presque immédiatement après les vomitifs. La dose du spécifique doit être prise en une fois, et d'autant plus élevée que la saison est plus dangereuse.

Parmi les fièvres à rhythme régulier, celles où Tadministration du spécifique est, nous ne dirons pas le plus efficace, mais le plus commode, ce sont les tierces et les quartes où les jours intercalaires permettent de faire prendre le médicament à une distance suffisante de l'accès à venir ; c'est également dans ces types qu'il est le plus facile d'administrer successivement, pendant la même apyrétie, un vomitif d'abord puis la dose initiale de sulfate de quinine (2).

Dans les fièvres quotidiennes cette double indication ne

(1) L'administration trop répétée des évacuants finit par fatiguer le tube cligestif ; il faut ajouter môme que les effets évacuants sont immédiatement suivis d*un abattement considérable des forces qui, quoiqu'il ne soit que passager, peut par lui-même disposer l'économie à un nouvel accès. (Durand, de Lunel, /oc. ctï.yp. 337.)

(3) Il reste bien entendu que cette association de la méthode évacuante an sulfate de quinine n'avait lieu qu'au début du traitement, que Tipéca n'était donné en général qu'une fois, et le sulfate de quinine seul prescrit contre les accès suivants.

Page 1