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CHAPITRE JY

PRONOSTIC ET MORTALITÉ

Bénignité générale du pronostic des fièvres. — Diflérences de mortalité entre diverses épidémies ; les principales raisons de ces différences sont: 1° l’intensité de la cause ; — 2° le degré d’intoxication antérieure; — 3° l’action brusque du miasme. — Influence de la forme des fièvres. — Influence de la rapidité du traitement. — Des récidives. — Pronostic de l’intoxication chronique.

A. Bénignité apparente du pronostic.

Si les fièvres telluriques constituent le groupe morbide le plus répandu à la surface du globe, et fournissent d’une manière absolue un contingent considérable à la mortalité, il est peu d’affections fébriles dont cependant la bénignité relative soit plus réelle que celle de ces affections.

Tl y a trente ans, Casimir Broussais constatait que la mortalité par fièvres intermittentes simples n’était que de 1 sur 300 admissions aux hôpitaux (1); la statistique médicale de l'armée établit une proportion plus favorable encore, et nous y lisons par exemple que sur 15,028 cas de fièvre intermittente simple traités en 1863 dans nos hôpitaux de l’Algérie, il n’y a eu que 28 morts, c’est-à-dire 1 décès sur 500 entrées (2).

(1) G. Broussais, Notice sur le climat et les maladies de l'Algérie , in Recueil des mémoires de méd. mi/., t. LX.

(2) Il faut tenir compte, il est vrai, du nombre des rechutes qui font revenir plusieurs fois à l’hôpital les mômes malades, en sorte que tel individu figurera pour deux ou trois entrées. Déchiffré réel des malades est donc inférieur à celui des admissions, et par conséquent les chances de mort sont pour chacun plus élevées que ne l’indique la proportion de 1 sur 600. Celte distinction est faite par la statistique officielle; des 15,080 entrants en 180'6 nui hôpitaux d’Afrique pour fièvre intermittente simple, il y eut 4,2?G entrant)

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