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RÉCIDIVES DES FIÈVRES SIMPLES

coup moins que les tierces et les quotidiennes, on voit le type quarte se prolonger sans interruption durant des mois entiers.

Mais les mêmes observateurs, et en particulier Werlhof, Sydenham, Torti, ont cherché à déduire du type non plus seulement la durée d’une atteinte actuelle de fièvres, mais l’époque probable delà réapparition d’une nouvelle série d’accès après la cessation d’une première série.

Des recherches intéressantes ont été faites dans ce sens par un de mes collègues de l’hôpital de Rome, M. le docteur Barudel (1), qui a constaté : 1° que dans les fièvres intermittentes quotidiennes, la récidive avait lieu le plus souvent le septième jour après la cessation d’une série d’accès ; 2° que les fièvres tierces reparaissaient le plus ordinairement le quatorzième jour après le dernier paroxysme ; 3° les fièvres quartes le vinglième, rarement le vingt-deuxième après, la terminaison d’une série d’accès.

Ces différents types présenteraient donc, entre des atteintes successives, des suspensions qui seraient régulièrement, pour chacun d’eux, d’un, de deux ou trois septénaires.

Bien que nul autre observateur ne soit encore arrivé à des conclusions aussi précises sur la date probable de retour des accès, les recherches de M. Barudel confirment d’une manière frappante l’opinion, déjà bien établie dans la science, du rapport qui existe pour chaque type entre son apyrétie et l’intervalle de calme qui séparera deux séries d’accès (2). Mais il faut toujours se rappeler que les conditions

(1) Voir Recueil des mémoires du médecine militaire, t. XII, 18G4, p. 4G5.

(2) Nepple en particulier avait observé que. d’une manière générale, il fallait, pour les fièvres quotidienne et tierce, attendre la récidive du lie au 21e jour, et du 20e au 40e pour les fièvres quartes (loc.cit.) ; Werlhof, Sydenham, avaient basé également sur le type de la fièvre de véritables règles pour la date d’apparition des récidives.

Graves et M. Corbiu d’Orléans ( Gazette médicale de Paris, 184G) se sont également occupés de la loi de périodicité des récidives de fièvre intermittente.

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extérieures, saisonnières et climatiques en particulier, auront la plus grande influence sur l’explosion des récidives, et en troubleront souvent la prétendue régularité. A Rome, par exemple, ces accidents reparaissaient moins vite chez les malades conservés à l’hôpital, dont l’emplacement était salubre, que chez ceux qui retournaient dans les quartiers où ils avaient déjà contracté leur affection.

Il est des types à longue échéance, dans lesquels l’accès ne reparaît que tous les huit ou quinze jours, quelquefois même tous les mois avec une régularité, et parfois une ténacité désespérante. On a même cité des accès dont le retour était annuel, à heure et jour fixes ; nous croyons peu à ces faits étranges, trop rares d’aillleurs pour qu’on puisse y voir autre chose qu’une simple coïncidence fortuite (1).

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