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L. Colin, Fièvres

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c’est enfin prodiguer sans profit un médicament dont le prix seul exige que l’administration en soit formellement indiquée.

Aussi, quand le malade est arrivé au second degré de l’intoxication chronique, quand il y a cachexie, et que les organes les plus importants de l’abdomen ont subi une véritable transformation de tissu, le sulfate de quinine n’est plus indiquécontre l’état général lui-même, mais seulement contre les accès qui peuvent encore survenir ; la preuve de son impuissance contre la cachexie ressort précisément de l’effet qu’il produit dans ces dernières circonstances ; on voit alors, comme le dit Bailly (1), ces cachectiques dont le ventre, dur comme une pierre, est presque entièrement rempli par la rate, on les voit guérir de leur fièvre, mais de leur fièvre seulement; et ils quittent l’hôpital, le ventre aussi dur et ausi volumineux qu’auparavant.

La distinction que nous avons établie entre les deux degrés de l’intoxication chronique est donc éminemment pratique, et, au point de vue de la médication à suivre, elle est confirméepar l’autorité de deux de nos maîtres, MM. Michel Lévy et Laveran : « Il se fait une dépense de sulfate de quinine en pure perte contre la plupart des engorgements spléniques. D’après M. le professeur Laveran, la quinine reste sans action sur la marche de ces lésions. Nos observations nous portent à faire une distinction pratique entre les engorgements invétérés de la rate et ceux qui sont de date trèsrécente. Ces derniers nous ont paru subir, comme l’ensemble des phénomènes qui constituent la fièvre paludique, les effets favorables de la médication ; les tumeurs plus anciennes de la rate ne sont guère modifiées par le sulfate de quinine, qu’on ne manque pas cependant de prodiguer contre elles avec une coûteuse persévérance (2). »

(1) Bailly, loc. cit., p. 421.

(2) Michel Lévy, Sur le traitement des fièvres intermittentes parle sulfa'e

Quand le tissu fibre-musculaire de la rate est devenu le siéged’une hypertrophie énorme, que la capsule d’enveloppe est transformée en coque fibre-cartilagineuse, que le foie a également acquis un volume considérable, et que le système circulatoire abdominal a subi des modifications correspondantes, comment pourrait-on espérer, par des doses même considérables de sulfate de quinine, obtenir une diminution immédiate de ces hypertrophies et un retour rapide à la structure normale de ces tissus ?

Dans mes considérations sur l’état du sang dans l’intoxication chronique, j’ai indiqué entre la cachexie palustre et la leucocythémie une différence moins absolue qu’on ne l’admet généralement (1) ; je le répète ici encore, en déclarant comme souvent douteux le moyen préconisé pour établir cette différence, à savoir l’emploi du sulfate de quinine qui, sans action sur larate des leucocythémiques, réduirait notablement et rapidement celle de nos cachectiques (2).

Mais si le sulfate de quinine ne jouit plus ici d’une action plus spéciale que les autres dérivés du quinquina, c’est à ce dernier encore qu’il faudra cependant s’adresser.

Les toniques constitueront la base de la médication, et à leur tête figurera l’écorce du Pérou, donnée soit en poudre,

de Cinchonine. ( Recueil de mémoires de médecine militaire , 1800, t. III, p. 377, et Bull, de l’Acad. de méd . Paris, I8G0, t.XXV, p. 5G5.) — Laveran, Gazette médicale , 185G, p. 4 et 19.

(1) M. Duboué (de Pau) reconnaît également entre ces deux états, cachexie palustre et leucocythémie, une affinité bien plus intime que ne l’admet l’école allemande. De l’Impaludisme, p. 415.

(2) 11 est inutile d'insister plus longuement sur la modération à observer dans l’emploi du sulfate de quinine chez ces cachectiques ; nous renvoyons aux conseils que nous avons formulés dans l’article précédent sur l’emploi du sulfate de quinine dans les fièvres invétérées. Les médecins anglais ont abandonné depuis longtemps l’usage répété du sulfate de quinine contre les symptômes de l’intoxication chronique; et J. Ranald Martin critique l’énormité des doses de fébrifuge employées par certains médecins français contre les engorgements de la rate ( loc . cil., p. 290).

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soit en extrait, soit en teinture vineuse ou alcoolique; sur toutes les substances qui lui seront associées, elle aura l’avantage particulier de supprimer ces accès fébriles mal déterminés, caractérisés souvent par des sueurs profuses, qui minent sourdement le cachectique, et contribuent à exagérer de jour en jour les altérations organiques.

Il ne faudra pas s’attendre à une guérison immédiate, ni même rapide ; et il suffit de se rappeler le caractère des lésions, pour comprendre combien elles doivent se modifier avec lenteur, quelle que soit l’énergie du traitement employé. Les auteurs qui ont si bien décrit, en ce siècle, les merveilleuses propriétés de quinquina, semblent avoir été eux-mêmes bien frappés de cette résistance, parfois désespérante, de la cachexie à l’action du médicament: « Nos « hôpitaux ne sont-ils pas encombrés de soldats et de colons « d’Algérie, opprobres vivants du quinquina? Ce médica- « ment les a guéris vingt fois ; peut-être même les a-t-il « arrachés à la mort quand leur maladie, horriblement dé- « létère, était encore superficielle et l’organisme peu inti- « mement affecté. Aujourd’hui il est impuissant, parce que « le corps vivant est tout maladie, et qu’arrivé à cet état « hectique où son fond n’est plus sain, il ne peut pas « prêter plus de point d’appui à une guérison artificielle a qu’à une guérison spontanée (1). »

Et cependant, malgré toutes les hésitations que pourraient nous inspirer ces paroles, qui heureusement ne doivent être appliquées, dans toute leur énergie, qu’à un nombre restreint de malades, il n’est pas, dans le traitement de la cachexie palustre, un médicament qui ait une importance plus absolue que le quinquina ; dans cette longue affection, il y aura certainement des périodes d’expectation, d’ajournement pendant lesquelles toute médication devra

(I) Trousseau et Pidoux, loc. cit., t. II, p. 4 45 et suirantes.

être interrompue, afin de ne pas en épuiser 1 action sur l’organisme ; mais, après des intervalles de quelques jours, d'une semaine, il faudra revenir à l’écorce du Pérou, et, par son action prolongée, on verra presque constamment survenir une amélioration réelle et souvent une guérison complète.

Le quinquina, soit par lui-même soit par ses dérivés, peut donc être regardé comme l’antidote de l’immense famille-des affections telluriques; on a comparé son action à celle du mercure dans la syphilis ; si l’on se rappelle que le mercure n’est spécifique qu’à une certaine période de l’évolution syphilitique, qu’avant et après cette période il est inutile ou dangereux même, qu’il peut donner lieu, par la saturation de l’économie, à des accidents redoutables, on accordera peut-être une valeur plus grande au quinquina qui constitue presque toute la médication des affections telluriques depuis la première atteinte jusqu’au dernier terme de la cachexie ; qui, dans cette lutte, est appelé à combattre les terribles dangers de la perniciosité; et qui, loin d’être jamais nuisible à l’économie, possède des propriétés toniques, si fréquemment invoquées dans tant d’affections, et qui sont, comme l’a dit M. Pidoux, en rapport avec les actes les plus essentiels à la vie et à la nutrition.

Dans la cachexie cependant, comme dans les fièvres rémittentes et pernicieuses, surgiront des indications qui rendront nécessaire l’adjonction au quinquina de différents autres moyens thérapeutiques. Il y a lieu, en effet, de se préoccuper non-seulement des lésions viscérales, et en premier lieu des altérations du foie et de la rate, mais encore de ces hydropisies multiples, si dangereuses parleur mobilité, et par leurs mouvements d’accroissement subit dans les cavités les plus importantes, et au sein des parenchymes cérébral et pulmonaire.

Contre les hypertrophies du foie et de la rate, nous avons

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fréquemment employé la médication iodée, prescrivant l’iodure de potassium à l’intérieur, et l’application sur les hvpochondres de pommade iodée et iodurée (1).

On emploie journellement dans le même but, et avec raison, les vésicatoires volants qui ont au moins l’avantage de faire disparaître les points douloureux dont les malades, porteurs de grosses rates, sont fréquemment atteints.

Nous proscrivons d’une manière absolue le pansement de ces vésicatoires avec la pommade au sulfate de quinine, substance caustique sur les tissus privés de leur épiderme, et qui chez les cachectiques peut donner lieu à de graves accidents locaux, suppuration ou gangrènes.

A l’hôpital d’Avignon, M. P. E. Chauffard (2) a appliqué avec succès des cautères à demeure sur la région splénique de soldats fiévreux revenant d’Algérie, atteints dessymptômes les plus prononcés de l’intoxication chronique; nous croyons que cette méthode qui a eu les meilleurs résultats chez des malades jeunes, soustraits à l’action de la malaria, ne réussirait pas aussi bien chez les habitants des pays à fièvre, dont l’organisme, profondément débilité, supporterait peut-être difficilement toute cause d’épuisement (3).

Contre les hydropisies il faudra recourir surtout aux diurétiques, au nitre et à la digitale en particulier qui souvent agissent avec une rapidité merveilleuse, et employer avec beaucoup plus de réserve les purgatifs et les sudorifiques. Nous croyons même qu’on se laisse aller trop facilement à l’usage de cette dernière méthode; chez grand

(1) lUorehead ( loc . cil. , p. 4G) conseille également l’emploi de l’iode contre les rates volumineuses. Voir aussi Roubatid, Sur l’action de l’iodure de potassium contre la cachexie. (Union médicale, août I8(ii .)

(2) Cliauttaid, Bulletin général de thérapeutique, 1855, t. Xf.lX, p. 174.

(3) Vfir, in Bulletin de la Société de médecine de Paris, la discussion sur un travail Intitulé : De l’utilité des exutoires dans quelques accidents des fièvres invétérées, par le docteur Mazel de Nîmes. ( Gazette des hôpitaux , IG octobre 1SG9.)

nombre de cachectiques, la peau est dans un état de moiteur permanent qui épuise les malades et dont il ne faut pas augmenter les inconvénients. Il nous est même fréquemment arrivé d’avoir recours alors au tannin dans la pensée de diminuer cette tendance continuelle à la sudation (1).

A l’altération du sang, et à la débilité générale des anémiques, on opposera non-seulement la série des toniques dont le quinquina sera toujours la base, mais une alimentation suffisante et réparatrice dont l’importance est prouvée par le rétablissement bien plus rapide des malades de la classe aisée, des officiers, par exemple, comparativement aux soldats ; on prescrira des vins riches en principes astringents (2), des acides minéraux dont les médecins anglais font grand usage aux Indes (3), et enfin la décoction de café non torréfié ; cette préparation est regardée par M. Delioux de Savignac comme supérieure au mode habituel, c’est-à-dire à l’infusion de café préalablement grillé ; il en résulte moins d’agitation du système nerveux, et pas d’insomnie ; le café semble en outre jouir de propriétés antipériodiques qui ont été constatées également par d’autres observateurs : «Sur quatre-vingts malades atteints de fièvres intermittentes, à qui, en Russie, le docteur Grindel a administré le café, tantôt torréfié et en infusion, à la dose de 32 grammes dans 376 grammes d’eau réduite à 190 grammes, tantôt en poudre à la dose de 1 gramme et demi dans l’apyrexie, tous ont très-bien guéri, à l’exception de huit. Les habitants de la Morée, d’après le docteur Pouqueville, coupent infailliblement leurs fièvres intermittentes avec un mélange de café et de suc de citron.

(1) C’est également contre l’intoxication chronique, contre l’anémie, bien plus que contre les manifestations aigues, que M. Laure recommande l’emploi du tannin. (Considérations pratiques sur les maladies de la Guyane, p. 43.)

(2) Catteloup, loc. cit.,

(3) Voir en particulier J. Rnnald Martin, loc. cit,, p. 290.

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« Murray avait déjà indiqué ce mode d’administration. Coutanceau, Jacques Thomson et une foule d’autres ont aussi vu ou constaté par eux-mêmes la réussite du café dans ces cas (f). » Pour notre compte, c’est surtout comme tonique que nous reconnaissons l’extrême utilité du café, et il nous semble dès lors utile surtout contre la forme chronique de l’intoxication.

Les préparations martiales réussiront mieux au début de l’anémie palustre, avant que les organes aient subi des changements notables de volume et de consistance, que dans les cas de cachexie plus avancée ; la rapidité du développement de cette cachexie chez les individus qu’on a saignés dès les premiers accès, prouve combien l’appauvrissement du sang est favorable aux progrès de la maladie ; aussi estce dans les cas d’intoxication récente, que le fer, préconisé par Bretonneau, peut rendre surtout des services ; plus tard il ne semble pas avoir contre l’anémie palustre la même puissance que contre les autres anémies. On sait qu’on avait à tort attribué au fer des propriétés fébrifuges (2).

Lorsque, grâce à un changement de climat ou de saison, le malade pourra, sans danger de récidive, supporter l’action brusque du froid, on obtiendra des résultats avantageux de l’hydrothérapie et des bains de mer.

Nous n’hésitons nullement à reconnaître à la première de ces méthodes, employée contre l’intoxication chronique, des avantages plus assurés que dans le traitement des ma-

(1) Trousseau et Pidoux, Traité de thérapeutique et de matière médicale, 8e édition, t. II, p. 681.

(2) L’action fébrifuge immédiate attribuée au fer par Marc ( Journal général de médecine, 1810), par Martin (Bulletin de la Société médicale d'émulation 1811), et par d’autres, n’a pu être constatée dans des essais assez nombreux tentés par Bretonneau et Barbier d’Amiens. (Trousseau et Pidoux, loc. cil. t. I, p. /.O.)

nifestations aiguës de l’empoisonnement palustre ; les douches générales et les douches locales sur la rate, comme les a recommandées M. Fleury (1), remédieront à la débilitation générale, et pourront en outre rendre à la glande splénique la vitalité nécessaire pour la résorption des exsudats qui l’englobent et la pénètrent, et pour son retour à l’état normal.

Nous admettons l’action bienfaisante de l’hydrothérapie tout aussi bien contre la cachexie contractée en Algérie et dans les pays chauds, que contre celle dont le germe a été puisé en France et dans les climats tempérés ; nous l’avons dit plus haut (2), il n’y a pour nous aucune différence essentielle entre ces intoxications.

Nous admettons donc en partie la proposition suivante de M. Fleury: « Dans le traitement de la fièvre intermittente ancienne, périodique ou irrégulière, ayant récidivé plusieurs fois et résisté à l’action méthodique du sulfate de quinine, accompagnée d’un engorgement considérable et chronique de la rate ou du foie, de phénomènes cachectiques, anémiques, c’est-à-dire dans le traitement de l’intoxication paludéenne chronique, les douches froides doivent être préférées au sulfate de quinine. Plus rapidement et plus sûrement que celui-ci, elles coupent la fièvre, ramènent les viscères à leur volume normal, et font disparaître les phénomènes anémiques et cachectiques, sans que l’on ait à redouter les accidents que les hautes doses de sulfate quinique déterminent si fréquemment du côté du système nerveux et des voies digestives (3). »

Mais encore faut-il que l’hydrothérapie soit employée en dehors des conditions où l’action brusque du froid peut

(1) Fleury, Traité pratique et raisonné d' Hydrothérapie, 1857, p. 4 1 G. (?) Voir page 153.

(3) Fleury, toc. cil., p. 431 et 432.

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entraîner pour le patient les plus graves conséquences ; avantageuses chez les anciens fiévreux qu’on a dépaysés, et soustraits au foyer d’infection qui a créé leurs maladies, comme nos convalescents d’Afrique revenus en France, les douches ne devront être employées qu’avec la plus grande réserve dans les pays fiévreux ; il faudra môme, suivant nous, en proscrire l’emploi dans ces pays durant toute la durée de la saison endémo-épidémique (1). Nous avons vu trop d’exemples de rechutes, et parfois de rechutes trèsgraves, sous des influences de ce genre, pour ne pas conseiller formellement cette interdiction.

Nous en dirons autant de l’usage des bains de mer ; ici encore, avant de prescrire, il est essentiel de tenir grand compte et des lieux et des saisons. Pourquoi, en effet, d’après les relations des observateurs, en obtient-on de meilleurs résultats sur les côtes nord de la France, et sur le littoral d’Angleterre que sur les plages de la Méditerranée? C’est que d’une part, dans ces dernières localités, les foyers d’émanations fébrifères sont infiniment plus nombreux, plus rapprochés, presque continus les uns aux autres, et que d’autre part la saison des fièvres y dure plus longtemps, d’où imminence bien plus prolongée des rechutes sous l'influence de la moindre cause occasionnelle ; et, pour l’individu antérieurement atteint, le bain de mer est incontestablement une cause de ce genre. Nous en avons eu maintes fois la preuve durant notre séjour à Civita-Vecchia où les soldats eux-mêmes, habituellement si peu soucieux de leur santé, réclamaient de leurs médecins, à l’époque où ces bains étaient prescrits comme mesure d’hygiène générale, l’autorisation de ne pas encourir cette chance de récidive. Il est évident que dans un autre milieu, sur une côte salubre, et chez des sujets dont l’intoxication eût été moins ré-

(I) Voir Étiolome, conditions mütdorologiqnes.

conte, l’emploi des bains de mer eut au contraire conféré plus d’avantages que d’inconvénients.

C’est contre l’intoxication chronique, et la dyspepsie qui en résulte, que nous engageons à recourir aussi à la médication arsenicale, plus opportune, suivant nous, dans cette forme de la maladie que contre les accidents aigus; nous avons maintes fois reconnu « la propriété, que possède l’acide arsénieux à petites doses, d’accroître rapidement l’appétit et de relever les forces des malades (1). » Dans les cas où la congestion hépatique détermine une véritable polycholie indiquée par la suffusion ictérique, par des selles et des vomituritionsbilieuses,ilne fautpas hésiter, malgré la faiblesse du malade, à recourir à l’ipéca qui toujours procure un grand soulagement, et permet de reprendre ensuite rapidement l’alimentation (2).

On emploiera également avec avantage de faibles doses de rhubarbe (3).

(1) Sistacli, De l'emploi des préparations arsenicales dans le traitement des fièvres intermittentes. (Recueil de me’m. deméd. milit., 1801, t. V, p. 27.)

(2) Laure, loc. cit., p. 40.

(3) Lobstein a préconisé contre la cachexie palustre un électnaire fréquemment employé encore dans certaines localités fiévreuses de l’Alsace, et dont voici la formule :

Poudre de quinquina 40 grammes.

Poudre de rhubarbe 15 grammes.

Hydrochlorate d’ammoniaque 3 grammes.

Sirop blanc Q. S.

Faire vingt bols ; en prendre quatre par jour. (Bulletin général de thérapeutique, 18GG, t. LXXI, p. 43.)

Le fameux remède hollandais est également constitué par l’addition au quinquina des substances astringentes, stimulantes, et purgatives :

Quinquina jaune 30 grammes.

Crème de tartre 30 grammes.

Poudre de Girolle 2 grammes.

Mêlez ; à prendre par doses de G grammes. (Bulletin général de thérapeutique, 1S52, t. XL1K.)

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Quant aux maladies intercurrentes des cachectiques, et en particulier la pneumonie, il faut toujours se rappeler qu’elles sont empreintes d’un cachet d’adynamie qui doit faire exclure les émissions sanguines ; Poyet, médecin pratiquant dans le Forez, signale l’existence fréquente, chez les habitants de cette plaine, de la chloro-anémie palustre qui doit dominer la thérapeutique dans toutes leurs affections, et notamment contre-indiquer l’emploi des antiphlogistiques chez les malades atteints de pneumonie. La cachexie rend également dangereuse l’application de certains révulsifs, comme les vésicatoires dont le sphacèle peut être le résultat.

Il faut se méfier au même titre des hyposthénisants qui agiraient dans le même sens que le miasme pour augmenter la débilitation de l’économie. «L’émétique, dit M. Frison, m’a toujours paru avoir une action trop énergique. Après l’avoir employé à dose moyenne (2 décigrammes), j’ai été chaque fois obligé d’en suspendre l’administration à cause de Fhyposthénisation excessive qu’il produisait. La digitale, l’aconit n’ont point la même action dépressive, et, par ce motif, me semblent préférables (1). «

(I) Frison, loc. cit., p. 116.

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