‹ Traité des fièvres palustresChapitre 100 sur 166 · À SU · texte numérisé non relu

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facilité la résorption du pus. Il n’y avait pas d'échinocoques dans le liquide, ni de poche kystique tapissant la paroi.

Dans son mémoire sur les abcès de la rate, E. Collin cite deux exemples de gangrène partielle de la rate observés chez d’anciens fébricilants; dans un de ces cas la capsule s'était rompue,

ce qui avait entraîné une péritonite aiguë.

Nous avons vu (chapitre 1, Anatomie pathologique du paludisme chronique) qu’on observait souvent chez les cachectiques palustres des cirrhoses du foie qui se rapportaient à la cirrhose atrophique ou plus rarement à la cirrhose hypertrophique. Les symptômes de ces maladies du foie ne présentent rien de spécial chez les paludiques; il est donc inutile de nous y arrêter. Il arrive souvent que le paludisme guérit, tandis que la maladie du foie qu'il a provoquée s'aggrave de plus en plus. J'ai donné (observations IX et X) deux observations de cirrhose atrophique du foie chez des cachectiques palustres.

Les abcès du foie sont très rares chez les paludiques, à moins que le paludisme ne soit compliqué de dysenterie. Les abces du foie ne paraissent avoir, en somme, aucune relation étiologique avec le paludisme, tandis que leurs rapports avec la dysenterie ne sont plus contestables. J'ai toujours constaté chez les sujets morts d'abcès du foie que la muqueuse du gros intestin présentait à un très haut degré les altérations de la dysenterie, et il me paraît hors de doute que presque toujours les abcès du foie sont produits par des embolies septiques dont le point de départ est dans les ulcérations du gros intestin. L'anatomie pathologique montre du reste que les abcès du foie dits des pays chauds ont la plus grande analogie avec les abcès

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0 iémi: x oran Contribution à l'anatomie patholo-

pique es à abcès du foie. Archives de Physiologie, 1879.)

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