LE À
viscères, lorsque les malades succomhent, pourront seuls permettre d'affirmer, dans beaucoup de cas, que les accidents se sont développés sous l'influence du paludisme.
L'apoplexie de chaleur ou coup de chaleur (heat apoplexy), parait avoir été confondue plus d’une fois avec des accès pernicieux ; le diagnostic différentiel de ces affections a été jusqu'ici un des problèmes les plus ardus de la pathologie des pays chauds. On peut dire qu'aujourd'hui ce problème ne présente pas de difficultés sérieuses ; en effet, chez le malade atteint de coup de chaleur, on ne trouve pas trace d'éléments pigmentés, ni de microbes dans le sang et lorsque la mort se produit, rien n'est plus facile que de constater l’absence dans la rate et dans le foie des éléments pigmentés qui caractérisent le paludisme. Ilne pourrait y avoir de doute que si les accidents du coup de chaleur se produisaient chez un paludique,
D'après ce qu'il m'a été donné d'observer, j'inclinerais à croire que le coup de chaleur est très rare en Algérie. Les quelques malades qui sont entrés dans mon service pour insolation présentaient des symptômesméningitiques, céphalalgie très forte avec ou sans vomissements, fièvre, délire suivi de coma, ralentissement du pouls; à l’autopsie : injection vive des méninges cérébrales, exsudatsinflammatoires des méninges plus ou moins bien caractérisés ; la rate avait son volume normal eton netrouvait pas trace d'éléments pigmentés dans le sang ni dans la pulpe splénique.
1! est à désirer que cette question du coup dechaleur, qui est encore fort obscure malgré les nombreux travaux qu’elle a déjà suscités, soit reprise au point de vue surtout de l’étiologie, qui, selon moi, est souvent complexe, et de l'anatomie pathologique, qui n'a pas encore été faite,