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dans les cas où il serait impossible, faute de seringue à injections hypodermiques par exemple, ou d’une solution convenable, d'employer la voie hypodermique.
Les lavements sont souvent rejetés au bout de quelques minutes et en admettant même qu'ils soient conservés, l'absorption par la muqueuse du gros intestin est beaucoup moins rapide et moins sûre que par le tissu conjonctif sous-cutané.
Les sels de quinine qui ont été plus spécialement utilisés pour les injections hypodermiques, sont : le chlorhydrate, le sulfovinate, le bromhydrate et le sulfate de quinine.
Le chlorhydrate de quinine se dissout dans dix fois son poids d’eau, mais difficilement, le sel cristallise en partie à froid, il faut toujours faire chauffer la solution avant de s’en servir, et on a souvent de la peine à faire dissoudre tous les cristaux ; les injections hypodermiques de chlorhydrate de quinine donnent du reste de très bons résultats; je les ai employées souvent et j'ai très rarement observé des abcès ou des eschares aux points d'injection.
Le sulfovinate de quinine est beaucoup plus soluble dans l’eau que le chlorhydrate; un gramme de sulfovinate de quinine se dissout en effet à la température ordinaire dans 2 grammes d'eau; mais il m'a paru que le sulfovinate de quinine donnait lieu, beaucoup plus souvent que le chlorhydrate, à des accidents locaux; peut-être emploie-t-on d'ordinaire une solution trop concentrée de ce sel, il y aurait avantage, je crois, à se servir d’une solution au cinquième, ou même au dixième.
Le bromhydrate de quinine ne se dissout que dans 60 parties d’eau, mais on peut obtenir une solution au dixième de ce sel, en substituant à l’eau distillée pure, l’eau distillée addi-
ée d'alcool d'après la formule suivante :
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On peut encore utiliser pour les injections hypodermiques le sulfate de ME Je soluble à l’aide de l’eau de Rabel ou de l'acide tartrique.
Vinson a donné la formule suivante, qui est très bonne :
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Les injections hypodermiques des sels de quinine rendent de très grands services dans le traitement des fièvres palustres, on peut dire que, grâce à elles, le pronostic des accidents pernicieux est devenu moins grave qu'il n’était autrefois : mais la méthode hypodermique doit être réservée pour les cas spéciaux, qui sont mentionnés plus haut; on ne peut pas songer à la généraliser ; les injections hypodermiques des sels de quinine peuvent en effet donner lieu à des accidents locaux : douleurs, phlegmons, eschares, qui n’entrent pas en ligne de compte, quand il s’agit d'un accès pernicieux, mais qui dans un cas de fièvre intermittente simple, sont une complication toujours gênante et parfois assez grave.
Quand on fait des injections hypodermiques d’un sel quinique, il faut avoir grand soin de pousser la pointe de la canule au milieu du tissu conjonctif sous-cutané, les injections faites dans l'épaisseur du derme donnant lieu presque à coup sûr à des accidents locaux (1).
A | (1) Arnould, Bulletin de thérapeutique, 1865, — Borius, F mé-
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d04 TRAITEMENT
La solution doit être très claire et ne tenir en suspension ni cristaux, ni spores. L'aiguille de la. seringue doit être lavée dans l'alcool avant et après chaque opération.
IlLest bon de ne pas injecter au même endroit tout le sel de quinine que l’on veut faire absorber. Si, par exemple, on emploie une solution de chlorhydrate de quinine au dixième et que l’on veuille injecter un gramme de ce sel, on fera l'injection par cinq ou six piqûres en des points différents; en prévision des abcès, des gangrènes, ou des phlegmons qui peuvent se produire, on fera ces injections aux membres et non sur le tronc.
L'injection sous-cutanée d’un sel de quinine est suivie en général d'une douleur assez vive; il se forme souvent, au point d'injection, un petit noyau d’induration. Tantôt ce noyau se résorbe, tantôt on voit se produire un abcès ou bien une eschare sèche de la grandeur d’une pièce de cinquante centimes ou d’un franc, qui ne se détache que lentement. Il se forme quelquefois des eschares beaucoup plus étendues, voire même des phlegmons diffus ; mais ces graves accidents sont tout à fait exceptionnels et ne se produisent que quand on néglige de prendre les précautions indiquées plus haut.
Faut-il prescrire des évacuants avant le sulfate de quinine? Est-il nécessaire de faire prendre le sulfate de quinine pendant l'apyrexie ? Ces questions ont été agitées bien souvent, et la plupart des auteurs les ont résolues autrefois par l’affirmative.
Une réaction s’est produite dans ces dernières années, et je
decine navale, 1869. — Vinson, Gazette hebdomadaire, 16 octobre 1874. — Gubler, Féréol, Sociélé de thérapeulique, 12 janvier 1876. — Dziewonski, Étude clinique sur les injections hypodermiques de bromhydrate el de sulfovinalte de quinine, Thèse, Paris, 1878. — Jaillard, Du sulfovinale de quinine au point de vue de la méthode hypodermique. Rec. mém. méd. militaire, 1878, p. 607. —. Dujardin-Beaumelz, op. cit.
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