MODE D'ADMINISTRATION
à ce qu'il me semble, au sulfate de quinine les hématuries qui se produisent quelquefois dans le cours des fièvres palustres. (Ughetti, Intossiceazione chinica e la febbrebiliosa ematurica. Lo Sperim. 1818. — Karamitzas, Sur l'hématurie provoquée par la quinine. Bull. de thérap., 1879.) La fièvre palustre hématurique est rare en Algérie, où cependant on donne le sulfate de quinine à aussi forte dose qu'au Sénégal et à Madagascar; d'autre part, comme le fait remarquer M. Dujardin Beaumetz (op. cit., p. 736), les médecins qui traitent la fièvre typhoïde par le sulfate de quinine n'ont pas vu survenir d’'hématuries chez leurs malades.
Le meilleur mode d'administration du sulfate de quinine et le plus pratique, au moins dans les hôpitaux, consiste à faire prendre ce sel en solution. Dansles hôpilaux militaires de l'AIsérie, on se sert avec avantage d’une solution de sulfate de quinine au cinquantième, qui est en général très bien supportée; le médecin fait avaler la solution devant lui, et s'assure qu’elle n’estpas rejetée volontairement ou à la suite de vomissements.
Aux malades qui supportent mal la solution de sulfate de quinine, on peut prescrire les pilules de sulfate de quinine ou la poudre de sulfate de quinine dans des cachets faits avec du pain à chanter; l'absorption de ces préparations est moins rapide et moins sûre que celle de la solution.
Si les malades vomissent, si leur état est grave et peut faire craindre un accès pernicieux, à plus forte raison si les accidents pernicieux se sont déjà produits: délire, sopor, coma, algidité, ete..., il faut recourir immédiatement à la méthode hypodermique.
Leglavements de sulfate de quinine ne seront prescrits que