‹ Traité des fièvres palustresChapitre 45 sur 166 · AN · texte numérisé non relu

AN

ils adhérent; on ne peut formuler à ce sujet aucune règle

précise.

Les mouvements des filaments mobiles qui adhèrent par une de leurs extrémités à un corps n°2, sont extrêmement vifs

- et variés, on peut les comparer à ceux d'une anguillule qui

serait fixée par son extrémité caudale et qui ferait effort pour

- se dégager; en s'agitant, les filaments mobiles impriment aux

. hématies voisines des mouvements qüi contribuent à décéler

leur présence.

Fret

à. | dit

M. le D: Richard a donné une excellente description des mouvements variés que présentent les ilaments mobiles. « Ces

filaments, écrit-il, sont animés de mouvements extrêmement

. vifs et énergiques, au point de déformer et même de déplacer

les globules rouges voisins. De temps à autre le mouvement se

ralentit un peu pour reprendre la même vitesse quelques instants après ; lorsqu'il se rencontre quelque obstacle qui gène leur évolution, les filaments redoublent d'agilité ; à voir alors ces mouvements, on leur prêterait presque un caractère inten-

. tionnel : ainsi, un jour, il nous est arrivé d'observer un filament

- dont le bout s'était enroulé autour d’une maille du réticulum

. fibrineux ; aussitôt sa vitesse redoubla, il fut agité de véritables

secousses, de mouvements d'impatience, si j'ose m'exprimer ainsi, comme s'il eût cherché à se dégager. Ces petits drames sur le champ du microscope sont variéset parfoistrès attrayants :

- ainsi on découvre des éléments coiffés d'un globule rouge

- comme d'un casque, et si un filament vibrant se trouve situé

précisément dans la concavité de l'hématie, on le voit se mou-

* voir dans son intérieur comme un pilon dans un mortier, 4

déformer, la pétrir pour ainsi dire : toujours la petite calotte revient aussitôt sur elle-même grâce à son élasticité, Il arrive

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