‹ Traité des fièvres palustresChapitre 50 sur 166 · OBJECTIONS · texte numérisé non relu

OBJECTIONS

même pas à invoquer la possibilité d'une pareille confusion et

“ce curieux spectacle convertit les plus incrédules. Même à l’état de repos les corps n° 2 sont faciles à distin- » guer des leucocytes; leur diamètre est presque toujours infé-

qui ont à peine un ou deux millièmes de millimètre de dia- mètre, les grains pigmentés sont disposés d’une façon régu-

Fr en couronne ou agités de mouvements très ri on ne

omme dans les leucocytes. T0

roulent sous les yeux de l'observateur, conservent l'aspect d’éléextrémités; les corps n° 1 sont d'une transparence hyaline,

| granulations pigmentaires; les hématies présentent au conraire une teinte jaunâtre et ne renferment jamais de pigment;

| corps n° 4 montrent un double contour indiquant une enve- . loppe qui fait défaut pour les hématies, et ils se colorent en | rose tendre, tandis que dans les mêmes conditions 1ANemgr ie 2. nt pas du tout. TS gs un

» carmin.

- rieur à celui des leucocytes, on trouve souvent des corps n°2

d ments cylindriques plus ou moins incurvés et effilés à leurs

incolores, sauf vers la partie moyenne, où il existe toujours des. à

traités par l'acide osmique et la glycérine picrocarminatée, les

es corps n° 3 eux-mêmes se distinghent des Etc ytes-mé.! lanifères par l'absence d’un noyau pouvant.se colorer par: le, |

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Les petits corpuscules décrits par Hayem sous le nom d’hémaloblastes, qui, d'après cet observateur, serviraient à l’entrelien et à la rénovation du sang en se transformant en globu:es rouges, n'ont aucune analogie avec les corps pigmentés qui se trouvent dans le sang des paludiques ; je crois inutile d’indiquer icitous les caractères qui séparent ces deux ordres d'éléments. (Hayem, Recherches sur l'évolution des hématies dans le sang de l'homme et des vertébrés. Archives de physiologie 1878, p. 692 et planches XXXIV et XXXV.)

Quant au troisième corpuscule du sang de Norris, son existence n’est rien moins que démontrée, il paraît résulter des recherches de Mw° Hart que la formation de ce corpuscule n'est due qu'à certains artifices de préparation. (Lannois. Revue de médecine, 1883, p. 584.)

En tout cas, si on peut discuter la possibilité d’une confusion de ces éléments (hématoblastes, corpuscules de Norris) avec les corps n° ?, il est absolument inadmissible que pareille objection s'adresse aux filaments mobiles.

Comment se fait-il que les éléments parasitaires du sang des paludiques aient échappé si longtemps à l'attention des observateurs ? Si je pose cette question, c’est que quelques confrères ont voulu l'élever à la hauteur d'une objection. Il me parait facile d'y répondre.

1° Le nombre des histologistes qui ont fait avec soin l'esxamen du sang des paludiques est très peu considérable.

2° Les éléments parasitaires du sang des paludiques ont éle vus notamment par Frerichs, mais ils ont été observés dans

de mauvaises conditions, et leur véritable nature a été méconnue.

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