‹ Traité des fièvres palustresChapitre 49 sur 166 · D VÉS · texte numérisé non relu

D VÉS

individus atteints de fièvre intermittente ces éléments se rencontrent en plus grand nombre à certains moments, toutes choses inexplicables si on admet qu’il s’agit de corps étrangers.

Je rappelle enfin que les éléments parasitaires décrits plus haut ont été trouvés dans le sang de malades qui provenaient de localités très différentes et que leur existence a été

constatée sur des points très éloignés les uns des autres : à

Constantine, à Philippeville, à Rome.

Quelques-uns de mes critiques ont supposé que les corps décrits par moi comme des parasites n'étaient autres que des éléments normaux du sang plus ou moins déformés ou altérés par la présence du pigment. “

Est-il possible de confondre les corps décrits et figurés cidessus avec les éléments normaux plus ou moins altérés? Je n'hésite pas à répondre que cette confusion est impossible à commettre pour ceux de ces corps qui sont à l’état vivant et qui se présentent avec leurs formes caractéristiques. Les corps kystiques n° 2, avec leurs grains pigmentés disposés en couronne et leurs filaments périphériques mobiles ne ressemblent à aucun élément normal ou pathologique du sang ; les grains noirs de pigment ne seront confondus par un observateur un peu habitué à l'examen histologique du sang, ni avec les crénelures des hématies, ni avec l’état granuleux des

leucocytes; les mouvements très vifs et très rapides des fila-

ments mobiles ne ressemblent en rien aux mouvements amiboïdes des leucocytes, il est à peine besoin de le dire.

Il suffit de jeter les yeux sur la figure 8 pour comprendre que des corps semblables à ceux qui y sontfigurés ne sauraient être confondusavec des leucocytes. Quand on aconstaté de visu ies mouvements si vifs des filaments mobiles, on ue songe

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