‹ Traité des fièvres palustresChapitre 65 sur 166 · CO D D OR A À ES OS SE ES ER EURE · texte numérisé non relu

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Histo F1. 13: Fic, 14

Fic. 12. — Acces de fièvre palustire ayant duré trente-six heures. Le sulfate de quinine a été donné à la dose de 1 gr. 60 pendant deux jours, puis à la dose de 0,60.

Fié, 13. — Accès de fièvre palustre ayant duré près de quarante-huit heures. Le sulfate de quinine a été donné d’abord à la dose de 1,60 par jour, puis de 0,60.

Fig. 14, — Accès de fièvre palustre ayant duré quarante-huit heutes, où accès subintrants (observation XXIX).

Ces longs accès de fièvre, qui sont à peine signalés par la plupart des auteurs, présentent cependant un très grand intés .

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des accès subintrants,

cessairementavant la fin du pr dent et ils permettent de comprendre pourquoi certaines fièvres

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Fi. 15.

Les accès observés

Fièvre intermittente avec accès subintrants.

Fic. 45.

le troisième et le quatrième jour se sont confondus en un seul, Le sulfate

de quinine a été donné à la dose de gr. 60 d'abord, puis de { gr. 20 et

de 0 gr. 60 p Fic. 146. — Fièvre intermittent

rigon.

jour. — Gué

ar

subintrants. — Sulfate de qui-

e avec acces

nine à la dose de 1 gr. 60 par jour d'abord, puis de 0 gr, 60.

rison, Fig. 117. — Fièvre intermittente avec accès subintrants, Le sulfate de qui-

— Gué-

nine a été donné à la dose de 4 gr. 60 par jour d'abord, puis de 0,80 à

0,60. —- Guérison.

intermittentes semblent tout à coup devenir continues pour

reprendre ensuite le type intermittent. Les tracés 15, 16, 17 se

rapportent à des malades atteints de fièvre intermittente quoti-

hez lesquels deux accès se sont con-

ée, C

sl in

dienne bien caractéri

fondus de telle sorte que, dans l'intervalle des paroxysmes, [a

température, au lieu de s'abaisser au chiffre normal ou au-des-

sous, comme c'est la règle, est restée notablement au-dessus de ce chiffre.

L'observation XXXI est un exemple d'accès subintrant.

ILest très commun d'observer de l’herpès à la suite des accès de fièvre intermittente ; en général, l’éruption est très limitée et elle siège à la face : lèvres, joues, ailes du nez, quelquefois aux oreilles ou sur les muqueuses. Un de mes malades atteint de fièvre intermittente de récidive, présentait une cruption d’herpès qui occupait les lèvres, les ailes du nez et toute la muqueuse de la voûte palatine ; la muqueuse était rouge, très douloureuse, et sur ce fond rouge on distinguait les vésicules * d'herpès sous forme de petites taches blanches légèrement saillantes, bien isolées les unes des autres.

Après l'herpès, l’éruption la plus commune chez les malades atteints de fièvre intermittente est, sans contredit, l'urticaire. Plusieurs malades chez lesquels j'ai noté l’urticaire, m'ont dit qu'avant d’avoir les fièvres el même avant de venir en Algérie, ils avaient eu une ou plusieurs poussées d'urticaire, il existait donc dans ces cas une prédisposition qui, du reste, n’est pas nécessaire.

J'ai eufréquemment l'occasion d'observer des taches ombrées: mais, dans tous les cas, il y avait des pediculi pubis : la relation de cause à effet qui a été signalée par MM. Moursou et Duguet entre ces parasites et les taches ombrées, est aujourd'hui hors de doute. (Duguet, Société de biologie, 1880.)

Je n'ai amais rencontré de taches rosées ni chez les malades atteints de fièvre intermittente, ni chez ceux qui avaient des fièvres continues palustres.

Griesinger a observé un cas de purpura chez une jeune fille ‘atteinte de fièvre intermittentetierce : on trouvait de nombreuses

plaques rouges, ecchymotiques sur les membres inférieurs, principalement à la face interne des cuisses.

Des hémorrhagies peuvent se produire à chaque accès de fièvre : c'est ainsi qu'on a décrit des hémaluries, des hématémèses, des métrorrhagies intermittentes. (Malherbe, Journal de médecine de l'Ouest, 1875.) Ces hémorrhagies, qui sont du reste très rares, s'expliquent par les congestions très fortes dont les viscères abdominaux sont le siège au début des paroxysmes fébriles.

La rate est toujours augmentée de volume, l'hypersplénie souvent peu marquée dans les fièvres de première invasion, devient de plus en plus manifeste, à mesure que les rechutes se multiplient. Pour juger de l'hypersplénie, il ne suffit pas de palper l'abdomen au-dessous des fausses côtes du côté gauche, il est nécessaire de percuter la région splénique avec soin, car la rate, alors même qu'elle est notablement hypertrophiée, peut ne pas dépasser les fausses côtes.

La matité splénique n'indique pas les dimensions vraies de la rate, surtout en hauteur, la moitié supérieure de la rate, située sous le diaphragme, échappant à la percussion; les dimensions en largeur de la matité splénique correspondent,

au contraire, à peu près exactement aux dimensions vraies de

Ja rate.

Les rapports de la rale avec la paroi abdominale varient, du reste, avec la position des maludes, avec l'état des viseères voisins (estomac, intestins), et je m'étonne qu'on ait cherché à apprécier à quelques millimètres près les dimensions de ce organe et ses variations de volume dans le nycthémère.

Les malades accusent souvent, au moment des paroxysmes

fébriles, une douleur vive, qui siège exactement dans la région LAVERAN, FIÈVRES PALUSTRES. 15

FN splénique ; cette douleur dépend évidemment de la turgescence

de l'organe, de la distension de la capsule et du péritoine, et

de la périsplénite qui s'observe parfois; le point splénique

n’est pas spécial du reste à la fièvre palustre, je l'ai observé plusieurs fois avec un degré d'intensité au moins égal chez des malades atteints de fièvre typhoïde. Lorsqu'il existe une douleur spontanée, la pression est toujours doulonreuse au-dessous des fausses côtes du côté gauche ; mais il peut se faire qu'on rencontre des douleurs à la pression, chez des sujets quin’accusent pas de douleurs spontanées.

L'examen histologique du sang révèle d'ordinaire la présences des éléments parasitaires qui ont été étudiés dans le chapitre précédent, il permet, en outre, de constater une diminution très considérable et très rapide du nombre des hématies, et parfois une augmentation passagère du nombre des leucocytes (leucocytose).

J'ai dit précédemment comment il fallait procéder à la recherche des éléments parasitaires du sang ; je rappelle que c'est au début des accès ou dans les heures qui précèdent leur apparition qu'on à le plus de chances de rencontrer les éléments parasitaires sous leurs formes les plus caractéristiques.

Lorsque l’examen du sang révèle l'existence de corps ne 2 et de filaments mobiles en assez grand nombre chez un paludique qui n'a pas eu d'accès depuis quelque temps et qui, du reste, n'accuse aucun malaise, on peut annoncer, presque à coup sûr, que le malade aura très prochainement un accès de fièvre. Ii m'est arrivé bien souvent de prédire ainsi des rechutes chez des malades qui se croyaient débarrassés pour longtemps de eur fièvre.

L'accès peut tarder plus où moins longtemps à se produire,

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