XII INTRODUCTION
dire impossible, d'affirmer si tel malade qui présente l’ailleurs des symptômes très graves, réclamant impérieusement une intervention active, est ou n’est pas sous l'influence du paludisme. En Algérie, par exemple, on
apporte journellement dans les hôpitaux, des malades
Cr at
qui sont plongés dans le coma ou dans un état typhoïde
grave; le coup de chaleur, l’alcoolisme, la méningite, la
fièvre typhoïde peuvent, tout aussi bien que le paludisme, expliquer l’ensemble des symptômes observés ; les anamnestiques, quand ils ne font pas défaut, ce qui arrive souvent, et la provenance des malades peuvent fournir des présomplions pour ou contre le paludisme, mais rien de plus; le clinicien en est réduit à suspendre son diagnostic et à prescrire la médication quinique dans tous les cas, L'examen histologique du sang fournit, dans ces circonstances, les indications les plus utiles et permet seul d'arriver rapidement à porter un diagnostic précis ; dès qu'il a constaté la présence dans le sang des éléments parasilaires caractéristiques du paludisme, le médecin
n hésite plus, et il emploie la médication quinique
avec la confiance que donne la vue nette et précise du
but à atteindre, la connaissance exacte de l'ennemi qu'il faut combattre.
La recherche des parasites du paludisme exige, il est vrai, une certaine habitude du microscope en général et
de l'examen du sang des paludiques en particulier ; mais