OBSERVATION XXX VIII
FIÈVRE CONTINUE PALUSTRE AVEC ÉTAT TYPHOÏDE. PLUSIEURS RECHUTES DE FIÈVRE INTERMITTENTR. ACCÈS PERN!CIEUX GAS- TRALGIQUE AVEC GASTRORRHAGIE. ACCÈS PERNICIEUX SOPOREUX. MICROBES DU PALUDISME. GUÉRISON.
CI... agé de vingt-deux ans, soldat au 8° escadron du train, entre à l'hôpital militaire de Constantine le 3 octobre 1880.
C1... est en Algérie depuis six mois, il est caserné au Bardo. Le malade est entré une première fois à l'hôpital de Constantine, le 3 mars 1880, pour une fièvre typhoïde bien caractérisée; à la sortie de l'hôpital, le 16 avril, CI... a repris son service et il s’est bien porté jusqu’au 2 octobre. Ce jour-là, il a été pris de céphalalgie très forte, avec frissons suivis de chaleur vive, soif ardente, malaise général très prononcé. La fièvre a persisté sans rémission notable jusqu'a l'entrée à l'hôpital.
3 octobre. Je vois le malade pour la première fois à la contrevisite ; la fièvre est très forte, la température prise à quatre heures du soir est de 40°3. Céphalalgie intense, malaise très prononcé, le malade gémit sans cesse, se tourne et se retourne dans son lit; pas de délire, le malade répond à mes questions, mais lentement, difficilement. La langue est rouge et sèche à la pointe, la gorge est sèche. Soif ardente. Diarrhée séreuse, quatre à cinq selles dans la journée. Le ventre est souple, indolore. Pas de taches rosées. La
matité splénique ne mesure que 6 centimètres de haut sur 6 centi- :
mètres de large.
A part la douleur de la fosse iliaque, qui fait défaut, l'état du
malade est celui d'un typhoïdique. J'écarte l’idée de fièvre
typhoïde en tenant compte de ce fait que le malade a fait, ilya quelques mois, une fièvre typhoïde; la rapidité de l'invasion des accidents et l’insalubrité bien connue du Bardo, d’où vient le malade, plaident d’ailleurs en faveur du diagnostic de fièvre palustre
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L'examen du sang n’a pas été fait.(Diète. Limonade. Sulfate de quinine 1:",60.)
4 octobre. La fièvre persiste toujours très vive : 41°,2 le matin; 40°3 le soir. État typhoïde très marqué : prostration, adynamie, langue rouge et sèche à la pointe et à la partie moyenne, diarrhée, plusieurs selles involontaires. Ventrè souple un peu sensible à la pression ; pas de taches rosées. (Diète. Limonade. Sulfate de quinine 15", 60.)
ÿ octobre. La fièvre est Lombée, 37°,7 le malin. 38° le soir. Le malade a dormi la nuit, il n'y a pas eu de sueurs abondantes. La langue est humide, saburrale; encore quelques selles diarrhéiques, mais le malade ne se salit plus. (Potages. Vin. Sulfate de quinine 05,80.)
6 octobre. Fièvre légère, 38° le matin, 38°, 2 le soir.
Hier, le malade à vomi à plusieurs reprises; diarrhée séreuse abondante, dix selles pendant la nuit du 5 au 6, Le malade accuse une grande faiblesse et un malaise général. Le ventre est souple, indolore.
Dans la journée, nausées puis vomissements bilieux, douleur épigastrique. Le malade gémit sans cesse et l'état nauséeux dans lequel il est le fatigue beaucoup. Diarrhée séreuse, huit à dix selles dans la journée. (Sulfate de quinine 0:,8 matin et soir; dans la journée, ipéca, 15,50. Glace. Boissons gazeuses.)
71 octobre. Le malade a vomi abondamment après avoir pris l'ipéca, les vomissements et les nausées ont disparu ensuite; la nuit a été meilleure que la précédente, la diarrhée est beaucoup moins abondante. Fièvre légère 38°,5 matin et soir. Bien que la température soit peu élevée, il y a de nouveau un état typhoïde assez prononcé : prostration, faiblesse générale, vertiges, bourdonnements d'oreilles, langue rouge et sèche. (Bouillon. Limonade. Sulfate de
quinine 15", 20.)
8 octobre. 31°,9 le matin, 38°,1 le soir. Mieux sensible, il n’y a plus de nausées; la diarrhée a disparu, la langue est humide, saburrale, anorexie. (Potages. Limonade. Sulfate de quinine 4sr,20.)
9 octobre. 37°,2 le matin. Le malade se trouve bien, n’accuse plus
LAVERAN, FIÈVRES PALUSTRES. 20
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KT F que dé la fatigue et de la faiblesse. Dans la journée, mouvement fébrile sans frisson initial, à quatre heures, 39°, la langue se sèche de nouveau, le malade dit qu’il à sans cesse envie de dormir. (Diète. Sulfate de quinine 1:",20.)
10 octobre. 37°,4 le matin, 38°,1 le soir. Mieux sensible. (Potages. Vin. Sulfate de quinine 05, 60.)
41 octobre. Apyrexie complète. Le malade n’accuse plus que dela faiblesse. Un peu d’appétit. (Une demi-portion. Sulfate de quinine Or, 60.)
12 octobre. L’apyrexie persiste. Le mieux continue. (Une portion. Vin de quinquina. Café.)
Du 12 au 18 octobre, le malade va bien, l’apyrexie persiste, les forces reviennent.
Le 18 octobre, à la contre-visite, le malade se plaint de coliques et de nausées; trois selles diarrhéiques depuis le matin, le malade a vomi à plusieurs reprises. Pas de fièvre. Diète.
19 octobre. Les vomissements se sont reproduits pendant la nuit du 18 au 19 octobre ; vomissements bilieux. Le malade accuse des douleurs vives dans la partie inférieure de l'abdomen; il prétend qu'il n’a pas uriné depuis vingt-quatre heures; la diarrhée s’est arrêlée. Le cathéterisme est pratiqué, on ne retire qu'une petite quantité d'urine. Pas de fièvre. (Bouillon. Potion opiacée.)
20 octobre. Mieux sensible, le malade n’a plus vomi. Les jours suivants le mieux s’accentue, le malade mange une portion, puis deux portions.
5 novembre. A midi le malade est pris tout à coup de frissons, céphalalgie violente, nausées, puis vomissements, douleur extrêmement forte à l’épigastre, le malade gémit et se plaint sans cesse. Les vomissements d’abord bilieux, deviennent ensuite sanguinolents. Vers deux heures trente les matières vomies renferment du sang en grande abondance (l'examen histologique permet de constater l'existence d’hématies en très grand nombre dans les matières vomics). Le pouls est plus fréquent. Anxiélé très grande. (Injection hypodermique d'un centigramme de chlorhydrate de morphine à l'épigastre.)
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A trois heures et demie, les a. se Sont Calmés ainsi que les douleurs épigastriques, mais il y a encore des nausées. Fièvre vive, la température axillaire est de 40°,6. Le malade est très inquiet, il gémit sans cesse; faiblesse générale, prostration marquée. Le pouls est petit, très fréquent.
1 gramme de chlorhydrate de quinine en injections hypodermiques.
6 novembre. Apyrexie : 36°,4 le matin, 36° le soir. Sueurs pendant la nuit. Le pouls bat seulement soixante fois par minute. Il n'y à plus ni vomissements, ni nausées. (Bouillon. Lait. Sulfate de quinine 1:",20.)
71 novembre. 38°,2 le matin, 37°,6 le soir. Le malade ne soutfre plus, il n'a plus vomi. Herpès labial. (Bouillon. Lait. Sulfate de quinine 1:",20.)
8 novembre. 36°,7 le matin, 36° Le soir. Le pouls ne bat que cinquante-six fois par minute, il est un peu irrégulier. Anémie pro- | fonde, faiblesse générale. (Potages. Vin. Sulfate de quinine 15",20.) 9 au 16 novembre. L’apyrexie persiste. Le mieux continue, les forces reviennent peu à peu. (Une portion. Vin de quinquina. | Café.) | Le 16 novembre je fais pour la première fois l'examen histolo- - gique du sang. Je trouve au milieu des hématies des corps n°1 en assez grand nombre et des corps n° 2 munis de filaments mobiles.
ments parasitaires du sang a considérablement diminué ; je trouve cependant encore quelques corps n° 1 et même quelques tops ne 2 munis de filaments mobiles.
Nouvel examen du sang fait le23 novembre: corps n° 1 tigs rares, je ne trouve plus de corps n° 2, ni de filaments mobiles.
Un congé de convalescence est accordé au mälade, qui sort de l'hôpital le 24 novembre. +
Le 25 juillet 1882 C1... rentre dans mon service à l'hôpital de
Du 17 novembre au 23 novembre, afin de prévenir une rechute, je …. prescris du sulfate de quinine, 45,60 par jour d’abord puis Os",806 ». Nouvel examen du sang fait le 20 novembre : le nombre des élé- k
Constantine. A sa sortie de l'hôpital au mois de novembre 1880 #
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CI... a passé on France trois mois de congé, pendant lesquels la fièvre n’a pas reparu : à l'expiration de son congé, Cl... a été envoyé au camp d'Avor, où il est resté un mois,.il est parti ensuite pour la Tunisie.
Rechute de fièvre intermittente au mois de juin 1881 à Aïn Draham (Tunisie). Les accès de fièvre ne sont pas tres forts, ils cèdent facilement au sulfate de quinine. CI... n’est indisponible que pendant une quinzaine de jours.
Nouvelle rechute au mois de février à Constantine ; le malade est soigné à l'infirmerie de son régiment, il est encore indisponible pendant une quinzaine de jours.
Rechute le 23 juillet 1882. Le 23 au matin frisson, céphalalgie violente, malaise général ; aprèslefrisson chaleur très vive, soif ardente. Le malade est obligé de s'aliter le 23 au matin, et ia fièvre persiste sans rémission marquée jusqu'au moment de l'entrée à l'hôpital, le 25 juillet. Le médecin du corps à prescrit un ipéca le 24 juillet.
25 juillet, Fièvre très vive : 40°,8 le matin. Pouls très fréquent, un peu irrégulier. Le malade, qu’on a dû apporter à l’hôpital, est indifrérent à tout ce qui l'entoure, il ferme les yeux et paraît dormir ; quand on l’interpelle fortement, il ouvre les yeux d’un air étonné et il répond parfois par monosyllabes aux questions qu’on lui fait, puis il retombe dans son état de somnolence. Langue rouge et sèche à la pointe. Un peu de diarrhée. Le ventre paraît indolore Taches ombrées sur la partie antérieure du tronc, pediculi pubis, (friction avec l’onguent mercuriel).
Examen du sang fait le 25 au matin: corps n° 2 de petit volume en assez grand nombre, libres ou accolés à des hématies ; leucocytes mélanifères en grand nombre.
Le 25 au matin je fais avaler au malade 15,50 de sulfate de quinine.
Le 25 à quatre heures du soir la fièvre est moins vive, 38°,6; mais l'état général est toujours inquiétant. Stupeur, somnolence; pouls à quatre-vingt-huit un peu irrégulier; langue rougeet sèche, selles diarrhéiques involontaires.
J'injecte 05,80 de sulfovinate de quinine par la voie hypodermique. (Diète. Glace. Limonade.)
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26 juillet. La fièvre est tombée, 37° le matin, le soir l'apyrexie persiste. L'état général s’est beaucoup amélioré, la faiblesse est très grande ; mais il n’y a plus ni stupeur, ni somnolence, et le malade répond bien à mes questions. La langue est encore un peu sèche à la pointe. Éruption d’herpès très abondante aux deux lèvres. La diarrhée est beaucoup moins forte, le malade ne va plus sous lui; ventre souple, indolore ; la matité splénique mesure 16 centimètres de haut sur 16 de large; à huit heures et demie le malade crache du sang rouge, Spumeux, qui paraît venir des bronches. Il n'y a pas eu d'épistaxis. Rien d’anormal à l’auscultation de la poitrine.
Examen du sang fait le 26 au matin : je ne trouve plus que des leucocytes mélanifères ; je constate aussi la présence de leucocytes mélanifères dans le sang qui a été expectoré. (Potages. Vin. Sulfate de quinine 0:",80 matin et soir.)
27 juillet. L'apyrexie persiste. Anémie profonde, fairlesse générale. Langue humide, un peu saburrale. Anorexie. La diarrhée a disparu. (Potages. Sulfate de quinine 0:",80.)
28 juillet. Le mieux continue. Un peu d’appétit, Une demi-portion. (Sulfate de quinine 0,60. Vin de quinquina.)
29 juillet. L'apyrexie persiste. Anémie profonde. Teinte terreuse de la face, muqueuses décolorées., Faiblesse générale, vertiges dans la station debout. Pas de douleurs. Langue belle. L’appétit revient. (Une portion. Vin de quinquina. Café noir. Sulfate ‘de qui-
nine 05",60.)
30 juillet-4 août. Pas de rechute de fièvre.
Mèmes prescriptions. Le sulfate de quinine est continué à la dose de 05,60 par jour.
Le 12 août, le malade demande à manger davantage, les forces reviennent. #
Le 19 août accès de fièvre, 40°,2 à dix heures du matin, 37°,7 à quatre heures du soir. Sulfate de quinine 15°,60.
Le 20 et le 21 août l'apyrexie persiste. (Sulfate de quinine 1", 60 le 20 et 0,80 le 21 août.) ;
Le 22 août le malade, qui a obtenu un congé de convalescence, quitte l'hôpital.
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FIÈVRE INTERMITTENTE QUOTIDIENNE. RECHUTE. ACCES PERNICIEUX COMATEUX. MICROBES DU PALUDISME. GUÉRISON
Pel..., âgé de vingt-cinq ans, caporal à la 21° section d’administration, entre à l'hôpital militaire de Constantine le 30 juillet 1882,
Pel... est en Algérie depuis quinze mois; pas de maladies graves antérieures à l’arrivée en Algérie. Au mois de juillet 1881, Pel..…. a eu à la Manouba (Tunisie) une fièvre pour laquelle il à été traité pendant un mois à l’ambulance de la Manouba ; il a obtenu ensuite un congé de trois mois, pendant lequel il n’y a pas eu de rechute de fièvre.Il est probable que Pel... a eu en Tunisie une fièvre typhoïde.
Dans ces derniers temps le malade était employé au Bardo.
Le 18 juillet, le malade a été pris de céphalalgie avec malaise général, anorexie, frissons suivis de chaleur. Du 18 au 24 les accès de fièvre ont été légers, mais du 25 au 30 juillet ils sont devenus de plus en plus forts: accès quotidiens, réguliers avec frisson initial revenant vers une heure de l’après-midi. Du 25 au 29 le malade a été quatre fois à la visite et il a pris quatre doses de sulfate de quinire (de 05,50 à 05",80).
‘30 juillet. Apyrexie. Anémie très marquée. Faiblesse générale, apathie, anorexie, pas de diarrhée, langue saburrale; la matité splénique mesure 11 centimètres de haut sur 11 de large. (Une deémiportion. Vin dé quinquina.)
31 juillet. Accès à midi; à deux heures du soir la température axillaire est de 41°, à quatre heures du soir, de 39°,2.
Examen du sang fait le 31 juillet à deux heures trente du soir corps n°2 libres ou accolés à des hématies. (Sulfate de quinine, 1 gramme le 31 au soir.)
4er août. 37°,4 le matin. Le soir, l’apyrexie persiste. Faiblesse générale. Anorexie, (Potages. Sulfate de quinine 05,80 matin et soir.)
2 août L'apyrexie persiste. Anémie très prononcée, la face est pêle, elle n’a pas la teinte terreuse, les muqueuses sont décolorées.
Amaigrissement; faiblesse générale, un peu de tremblement des mains. Langue belle , Pappétit revient. Diarrhée légère. (Une demi-
portion. Vin de quinquina. Sulfate de quinine 0,80.)
3 août. L’apyrexie persisle, les forces reviennent. (Une portion. Vin de quinquina. Café. Sulfate de quinine 0,60 chaque matin. Pas de rechute. Le malade sort le 13 août.)
Le 4 novembre 1882 à midi et demi Pel..., qui est devenu sergent, est apporté dans mon service à l'hôpital de Constantine; le malade est plongé dans le coma; on ne me donne aucun renseignement sur le début des accidents, mais je reconnais le malade pour l'avoir traité précédemment.
A une heuretrente du soir, je trouve le malade dans l'état suivant: décubitus dorsal, stupeur profonde; le malade ales yeux ouverts mais il ne reconnait personne et il ne répond à aucune des questions qu'on lui fait, il ne tire pas la langue quand on lui ordonne de le faire. Sensibilité très obtuse. La face est pâle, sans expression. Les membres sont dans la résolution: quand on les soulève au-dessus du li retombent inertes. Pas d’odeur alcoolique.
A une heure trente, la température axillaire est de 38°,7; le pouls fort, régulier, bat cent huit fois par minute.
Examen du sang fait le 4 novembre à une heure trente du soir: corps n° 1 en grand nombre, corps n° 2 immobiles ou munis de filaments mobiles, corps ovalaires intermédiaires aux corps n° f et n° 2, leucocytes mélanifères.
A l'entrée à l'hôpital le médecin de garde a prescrit du sulfate de quinine en solution, mais le médicament a été rejeté en grande partie ; à 2 heures du soir, j'injecte 1 gramme de chlorhydrate de quinine par la voie hypodermique.
Le 4 novembre à quatre heures du soir : 39°,2; le malade n’a pas repris connaissance, il laisse aller sous lui les urines et les matières fécales.
Vers huit heures du soir,un mieux sensible se produit, le malade paraît comprendre quelques-unes des questions qu'on lui fait, il avale 05,80 de sulfate de quinine en solution.
5 novembre. La fièvre est tombée, 370,9 le matin,le pouls bat quatrevingt-quatre fois par minute. Le malade a repris connaissance mais
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il est hébété, incapable de fournir au renséignement. il s'étonne de se trouver à l’hôpital, Le soir l'apyrexie persiste, 37°,9.
Bouillon. Sulfate de quinine 0,8 matin et soir.
6 novembre. 37°,1 le matin, soixante-seize pulsations par minute. Le soir l’apyrexie persiste. Anémie profonde, ia face à une pâleur cireuse ; les muqueuses sont décolorées. Le malade a repris connaissance et il répond assez bien à mes questions, mais il a encore l'air d'un homme mal éveillé. Langue blanche. Anorexie. La matité splénique mesure 11 centimètres de haut sur 14 de large.
Pel... raconte qu'à sa sortie de l'hôpital le 13 août dernier, il a été employé au parc à fourrages, il a eu plusieurs rechutes de fièvre pendant les mois de septembre et d'octobre ; chaque fois quela fièvre reparaissait, il allait pendant quelques jours à la visite et prenait une ou deux doses de sulfate de quinine.
Depuisle1*" novembre Pel... éprouvait de la céphalalgie, du malaise général; mais comme il avait fini son temps de service et qu'il était sur le point de rentrer en France, le malade ne voulut pas aller à, la visite dans la crainte d'être envoyé à l'hôpital. pepe
Le 4 novembre, il se leva le matin, mais il dut bientôt regagner son lit ; il ne se rappelle plus ce quis’est passé ensuite. Pel...n'avait pas bu de boissons alcooliques quand les accidents graves qui ont nécessité l'entrée d'urgence à l'hôpital se sont déclarés. Il n’y a pas non plus chez lui d’alcoolisme chronique. (Potages. Sulfate de quinine 0,80.)
7 novembre. L'apyrexie persiste. Le malade n’accuse plus que de la faiblesse et de la fatigue. Langue belle, un peu d'appétit. (Une demi-portion. Sulfate de quinine 0:",60. Vin de quinquina.)
8-12 novembre. Pas de rechute de fièvre. L'APECUEE et les forces reviennent.
Une portion. Vin de quinquina. Café. Le sulfate de quinine est continué à la dose de 05,60 chaque matin.