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comparable k celai d'une via ou d'un tire-bouchon. Type : les spirilles de la fièvre récurrente.
Cobn a scindé le genre spirillum en spirillum propremenl dit et spirochœte, qui n'est autre que le spirillum unduls d'Ehrenberg.
Les parasites que j'ai trouvés dans le sang des paludiques ne rentrent dans aucun de ces genres; j'ai vu avec étonnement que H. Duclaus avait essayé d'assimiler mes parasites aux bacilli décrits par MM. Klebs et Tommasi Crudeli, sous le nom de baeitli malariœ.
H Le travail de M. Laveran, écrit M. Duclaui, nous semble si complètement en harmonie avec celui de MH. Tommasi Crudeli et Klebs, quand on modifie l'interprétation adoptée, qu'on peut se hasarder h dire que, si M. Laveran a bien observé, il a moins bien compris la sittniBcation des faits qui lui passaient sous les yeux et que, chez ses malades, c'est encore un bacillus qui est l'espèce active. » (Daclaus, Fermente et maladies, Paris. 1883, p. 194.)
Il faut CD vérité que mes premières descriptions des éléments parasitaires trouvés dans le sang des paludiques aient été bien obscures et bien inexactes, pour qu'une confusion pareille ait pu se produire. J'espère que les descriptions plus complMes que Je donne dans cet ouvrage, réussiront à convaincre M. Uuclaux que son interprétation des faits observés par mol n'est pas acceptable.
Les différences qui existent entre mes parasites, notamment entre les microbes h l'état parfait, que j'ai décrits sous le nom detilamenls mobiles, etdes bacilli quelconques, sont si évidentes, qu'il ne parait inutile detracericiun parallèlequl véritable-
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ment n*a pas sa raison d*étre pour des espèces aussi radicalement différentes.
J'ajouterai seulement ceci : en 1882, lors de mon voyage à Rome, M. Marchiafava, professeur d'analomie pathologique et collaborateur de M. Tommasi Crudeli, a bien voulu me montrer dans du sang extrait des veines depuis plusieurs heures quelques-uns des bacilU qui d'après MM. Klebs et Tommasi Crudeli sont la cause des accidents du paludisme, et je puis certifier, que ces bâtonnets légèrement renflés à leurs extrémités, n'ont absolument rien de commun avec les parasites que j*ai trouvés dans le sang des palndiques, notamment avec les éléments que j'ai désignés sous le nom de filaments mobiles.
Ces filaments mobiles se rapprochent plus des vibrions que des autres schizophytes; mais ici encore les diftérences sont nombreuses : lorsque les vibrions ont les dimensions de ces filaments (21 à 28 millièmes de millimètre de long), ils se composent presque toujours de plusieurs articles, et je n'ai jamais observé de divisions transversales des filaments mobiles; les vibrions sont animés d'un mouvement ondulatoire très uniforme, tandis que les mouvements des filaments mobiles sont extrêmement vifs et aussi variés que peuvent l'être ceux d'une anguillule, enfin les vibrions ne vivent pas, que je sache, à l'état enkysté.
Faut-il s'étonner si le parasite du paludisme ne rentre pas, comme celui du charbon ou de la fièvre récurrente, dans la classe des schizophytes ? J'avoue que je ne comprends pas la surprise que quelques naturalistes ont témoignée à ce sujet; les parasites susceptibles de se développer dans notre économie appartiennent aux espèces les plus variées, la trichinose et la fîlariose, qui sont des maladies ayant, comme le
paludisme, le caractère de maladies générales, ne sont pas produites par des schizophytes, mais par des êtres d'une organi- ;»atioa plus complexe et plus élevée.
Il me parait probable que les microbes du paludisme doivent être classés parmi les protistes ou protozoaires ; certains protistes présentent du reste la double forme enkystée et libre qu'on observe dans les parasites du paludisme.
J'avais proposé le nom &oseiUariamalariœ pour designer le imicrobedupaludisme,ce nom avaitravantagedernppcler le mouvement oscillatoire très remarquable que les filaments mobiles impriment souvent aux corps n"" 3, elaussi la ressemblance qui existe entre les filaments mobiles et certaines oscillariées. Cette dénomination a été critiquée ; j*y renonce d^aulant plus volontiers que les oscillariées sont classées aujourd'hui parmi les végétaux, et que les parasites du paludisme me paraissent appartenir au règne animal bien plutôt qu'au règne végélal ; les mouvements si vifs et si variés des filaments mobiles donnent évidemment à l'observateur l'idée d'un animalcule ; il faut aussi noter que les sels de quinine qui tuent rapidement les microbes du paludisme ont une action toxique très énergique sur les protistes, tandis qu'ils n'agissent ni sur les champignons, ni sur les algues, ni sur les bactéries ou vibrioniens, au moins aux doses qui suffisent pour détruire les microbes du paludisme. (V. chapitre ix. Traitement, action du sulfate de quinine,)
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CHAt>lTRE IV