‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 6 sur 103 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

vable dans un milieu artificiel, en dehors de l'économie; 2* que le parasite puisse vivre et se reproduire sur quelques espèces animales ; or il parait certain que beaucoup de maladies parasitaires de l'homme ne remplissent pas ces conditions.

A côté des microbes qui, comme la bactéridie char* bonneuse, ont une structure très simple, il est des parasites beaucoup plus compliqués dont la culture en dehors de Torganisme présente de grandes difficultés, si même elle n'est pas impossible. Je citerai, par exemple, les filaires du sang, qui sont la cause de l'hémato-chylurie et qui accomplissent, dit-on, une des phases de leur existence dans le corps des moustiques. D'autre part, beaucoup de maladies de l'homme telles que la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, ne sont pas inoculables aux animaux, et le paludisme semble devoir être rangé parmi ces dernières.

Nul n'admire plus que moi les beaux travaux de M. Pasteur ; mais je crois qu'il ne faut pas se bercer de Tespoir d'arriver à la connaissance de tous les parasites, de tous les microbes pathogènes au moyen d'une seule et même méthode.

En 1881, j'ai publié un premier travail sous ce titre : Nature parasitaire des accidents de l'impaludisme ; description dun nouveau parasite trouvé dans le sang des malades atteints de fièvre palus tre^ Paris, 1881 . En 1882,

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