PATHOGÉNIE
àe conviction et de talent qu'il ne l'a fait et n'a Toural plus de
pii'icos h l'appui.
Piirlaot du stade de froid de l'accès fébrile. Maillot écrit ; « Frissons, froid, Iremblemenls, douleurs lombaires : voilà les faits saillants- Sur la valeur de ces deux derniers signes, pas
de conlestntion, ils révèlent l'affection de la moelle épinière
Il en est de même des frissons que l'on retrouve toutes les fois
que les centrés nerveux sont fortement ébranlés Quant au
froid, on connaît l'inlluencc du système ner\eux sur la calorfficaliott : d'ailleurs dans le cas dont il s'agit l'aberration de la sensibilité qui fait éprouver un froid très vif, tandis que le plus souvent il n'y a pas d'abaissement réel de température, cette aberrdijon, dis-je, ne démon tre-t-elle pas de la manière la plus manifeste le trouble des centres nerveux ? >• (Op. cit., p. 321.)
Maillot n'a pas de peine à montrer que les accès délirants et comiiteux s'expliquent très bien par l'irritalion du cerveau et des méninges; quant aui accès pernicieux algides, il constate que c est sur des sujets morts d'accès algides qu'il a trouvé les lésions les plus importantes de la moelle. (Op. cit., p. 335.)
Maillot conclut en ces termes: « L'irritation active ethypéréniiqne (le l'axe cérébro-spinal, voilà donc ce qui constitue la natnre. l'essence des fièvres intermittentes, soit qu'on étudie les fièvres simples ou bien celles qui deviennent pernicieuses par la lésion directe du système nerveux, ou bien enfin celles qui sont compliquées d'irritations thoraciques ou abdominales. » {Op. cit., p. 336.)
Nous savons aujourd'hui que l'irritation céréoro-spinale qui produit la lièvre intermittenle n'est pas primitive et nous en connaissons la cause, mais la théorie de Maillot est encore la meilloure que l'on puisse donner des accidents du paludisme.