‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 86 sur 103 · TRAITEMENT. — PROPHYLAXIE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT. — PROPHYLAXIE

Action spécifique du quinouin* dans le traitehbht du paludisme.— Cette action s'explique pab les phopriôtés paiu-

StTlCIDEK DU QUINQUINA ET BBS SELS DB QtUNINB. — NéCBSSlTË DES TRAITEMENTS SUCCESSIFS. — TrAITEHBMT DES ACCÈS PERNI- CIEUX. — Avantages de la méthode hypodebmique. — Tbaitb-

HENT de la CACBBItB PALUSTRE. — SUCCËDAN^S DU SULFATE DB

uuininb : sulfate de unchoninb, arsenic, lodb, btc. — Assainissement des localités palustres. — Prophtuxib individuelle.

Nous coonaissons aujourd'hui la [cause des fièvres palustres, nous connaissions depuis longtemps le remède qu'il convient de leur opposer.

L'histoire de la découverte du quinquina a tout l'intérAt d'un roman, mais elle est trop connue pour que ]e la conte ici dans le détail ; il me suffira d'en rappeler les principales péripéties.

On sait que la femme du vice-rof du Pérou, comte d'EI Ginchon, étant atteinte de fièvre intermittente, un corrégidordu Loxa lui conseilla l'nstige d'une poudre, qui la guérit.

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leur dispute la première place, ils ont véritablement ici des propriétés spécifiques.

On a fait des expériences sur l'homme sain etsnrles animaax pour se rendre compte du mode d'action des sels de quinine.

Briquet conclut de ses recherches que les alcaloïdes dn quinquina ont une action directe sur Taxe cérébro-spinal, action excitante d'abord, puis sédative, si on continue remploi de la quinine ou si on élève les doses (op. eit),

Eulenburg a conclu d'expériences faites sur les grenouilles que le sulfate de quinine agit d*abord sur la moelle, où il paralyse les centres d'action réflexe, puis sur le cerveau. (AreAic. f, Anat etc., 1865, cité par Trousseau et Pidoux, op. eit.)

D'après Bochefontaine, une injection hypodermique de chlorhydrate de quinine faite sur un chien détermine une diminution de volume de la rate (Thèse, Paris, 1873).

Piorry, Pages, Kûchenmeistcr avaient dit déjà que la quinine diminuait le volume de la rate chez les individus bien portants.

Mossler aurait constaté, au contraire, que la rate augmentait de volume chez les animaux sous l'action des sels de quinine {Deutsehes Arehio, 1875).

Ces recherches et les recherches analogues faites sur l'homme sain et sur les animaux, n'ont évidemment qu'une application très indirecte au sujet spécial qui nous occupe, et e crois inutile d'y insister davantage.

Il est aussi impossible d*étudier sur l'homme sain ou sur les animaux le mode d'action de la quinine dans les fièvres palustres, qu'il le serait de se rendre compte des propriétés parasiticides de la pommade d'Helmerich, en frictionnant, à l'aide de cette pommade, des animaux ou des individus qui n'auraient pas la gale.

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