SELS DB QUININE
fallait faire prendre une gi'&nde quantité de celte poudre pour agir enicacement dans les fièvres graves, et que l'absorption du principe actif était lente et difficile: 30 grammes de quinquina jaune, qui possède au plus haut dei;ré les propriétés fébrifuges, renferment O**,») environ de sulfate de quinine: pour faire prendre deux grammes de sulfate de quinine, dose souvent nécessaire dans les accès graves, il faudrait donc prescrire 120 grammes de poudre de quinquina.
Le sulfate de quinine est le plus employé des sels de quinine. Le chlorhydrate de quinine est heaucoup plus soluble que le snlfatc et ilcontientà poids é(^l, plus de quinine: il y aurait donc avantage à l'employer, s'il ne coiitait pas plus cher que le sulfate. Le chlorhydrate el le sulfovinate de quinine facilement solubles dans l'eau, conviennent très bien pour les injections hypodermiques. Le bromhydrale de quinine a été également préconisé pour cet usage.
Le tannate de quinine est très peu soluble dans l'eau ; il a une action lente et incertaine, il faut trois heures au moins pour que la quinine apparaisse dans les urines, tandis qu'avec le sulfate de quinine elle s'y trouve au bout de trente minutes.
Outre la quinine, on a extrait encore du quinquina d'autres alcaloïdes : la cinchontne, la quinidine, la cinchonidine, la quinoïdine (mélange de sulfate de cinchonine et de quinine avec matière colorante); les propriétés fébrifuges de ces alcaloïdes sont contestables, très inférieures en tout cas Scelles de la quinine.
La solution de sulfate de quinine a d'ordinaire une action excitante très modérée sur la mu(]ueuse de l'estomac, et elle est bien supportée ; il est exceptionnel de voir survenir une irritation vive et des vomissements.
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Les malades qui oal pris du sulfate de fiainine k forle dose (un k deux grammes en une fois), ont souvent des bourdonnements d'oreilles une surdité passaRère.
Certiiines personnes ont une sensibilité toute particulière an Buirate de quinine; c'est probablement ainsi qu'il Taut expliquer les faits suivants cités par Trousseau et Pidoux: < Nous avons vu & l'hdpital de Tours une jeune religieuse rester folle pendant un jour pour avoir pris en une dose l",!i5 de sulfale de quinine.
I Cn jour par notre conseil, un malade prit en une fois 3 gr, de sulfate de quinine pour se guérir d'un asthme qui revenait tous les jours à une heure fixe. Quatre heures aprts l'ingeslion du médicament, il éprouva des bourdonnemenisd'oroilles, des ëtourdiasemcnts, des vertiges et d'horribles vomissement»; nous le vîmes sept heures après l'administration de la quinine, tl était aveugle et sourd, délirait et ne pouvait marcher tant étaient grands les vertiges qu'il éprouvait ; ft chaque instant il vomissait; en un mot, il était so:is l'inlluenGe d'noe véritable intoxication. Ces accidents, auxquels d'ailleurs nous n'opposâmes aucune médication active, cédèrent spontanément dans le milieu de la nuit. » (Trousseau et Pidoux. Op. cit., p. 487.)
II est heureusement tr^s rare de rencontrer des malades aussi impressionnables au sulfate de quinine. Je n'ai jamais observé pour ma part ii la suite de l'administration du sulfate de quinine aux doses citées dans ces exemples: U',î!i à 3 grammes, que des bourdonnements d'oreilles et une surdité passagère.
Quelques auteurs ont exagéré notablement les propriétés toxiques du sulfate de quinine; aucun médecin ayant exercé dans les pays palustres n'admettra je pense, que le sulfate de quinine, à la dose deSouigrammes, puissedétermiDerlamon