‹ Traité des fonctions elliptiques et des intégrales eulériennes, avec des tables pour en faciliter le calcul numérique;Chapitre 308 sur 367 · CHAPITRE XIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIIL

P(D=2-2/ Lab, e()=s-s fes im, = PE 4 — sn

Lorsque & est infiniment petit, on aura

dxl = — x") dx x p(x) = [NS 7. N'LRRe

Cette valeur se déduirait aussi de la formule

dp __ ddlogr(r+ a) ET -é.

dont le second membre se réduit à S, ou F lorsque a = 0 (art. 18).

La fonction @ (a) décroit donc continuellement depuis 4= 1 jusqu’à a=o; elle est égale à 1 dans la première limite, et à zéro dans la seconde.

Nous remarquerons qu’Euler a donné la valeur de @(4) dans son Calcul différentiel, page 814, mais d’après une suite infinie qu’il ne somme que dans ce cas particulier.

125. Si l’on différencie logarithmiquement les équations (C), (D), (E), etc., on aura diverses relations entre les coefficiens différentiels de même ordre de la fonction T' (x). Et d’abord l'équation (C) donne

dire diT(i—a) A da) = —7cotar. (35)

Q “ Q Pr 4 . dl — LA * Ainsi le coefficient différentiel Es peut se déduire du coefficient

différentiel ee, que nous regardons comme son complément.

Cette équation fait connaître la différence de deux coefficiens qui sont complémens l’un de l’autre, et elle a avantage de donner cette différence pour toute valeur de a rationnelle ou irrationnelle.

L’équation (32) donnerait pour la même différence, cette valeur

dira dr(t—a) fds #9 de dia) J = 1x ?

donc on a dx gs x 1—53

=# coter, (36)

466 INTÉGRALES EULÉRIENNES,

formule qui a lieu pour toute valeur de a, et qu'il est aisé de vénifer lorsque a est rationnel. Cette formule s'accorde entièrement avec celle du n° 35.

126. Différenciaut de même l'équation (D), et changeant x en a, on aura

dira , dir(i+a) __adir (2) __ | EN TT N d(a) —=—2l2.

Le premier membre se compose de deux différences qui se déterminent par l'équation (32), et dont les valeurs sont

dira dr (24) __ a — x° “da d(2) = "1—x?

TE dir (24) __ dx se ja d(;+ da) — "x

Donc en faisant les a on aura la formule

[= À ÉE 2 et—m E) + 1x

De l’équation (E) on déduirait semblablement la formule

=. e+ast “Lai he rm | A

1% et ainsi des autres.

Ces formules peuvent aussi se mettre sous la forme suivante:

far EE = la,

fat-dx EHESS Ep, D x at 2 — fa dx. ts tE EE = l4, et l’on. peut remarquer qu’elles sont toutes contenues dans la formule générale Fe :

x! nas fe Ps ire (57) 127. Ce résultat est facile à vérifier lorsque a est un nombre entier. En effet, appelons F(a) le premier membre de l’équation précédente; si à la place de a on met a+ 1, On aura

E(a+ = ff EE «

Q dx se xd aa t as d—] Mais on a f7— =—- af se Ad

CHAPITRE XIII. 467 Faisant x= 1 dans les parties hors du signe, et retranchant une intégrale de Pautre, on aura F(a + 1)=F(«), et par conséquent F(a)=F(1). Mais

lorsquea=1,0na

TT

faisant ensuite x = 1, on aura F(r)= ln; donc F(a) = In. La formule générale est donc démontrée lorsque # est un nombre entier.

128. Supposons maintenant Me £ ,pet g étant des nombres entiers, si

l'on fait x = y", on aura ag dy Pi Fa)= (EE 2), intégrale qui devra toujours être prise depuis y = 0 jusqu'à >= 1. Si l’on faisait 7" = %, la valeur de F(a) pourrait se mettre sous la forme

c’est-à-dire que F serait la différence de deux intégrales de même forme et prises entre les mêmes limites; d’où il semble qu’on devrait conclure que F est nulle. Mais il faut observer que les intégrales dont il s’agit sont toutes deux infinies, et que leur différence, qui peut être finie, dépend de la relation qui existe entre zet y, et ne peut être trouvée que lorsqu'on aura écarté les infinis de part et d'autre.

Pour cela, je remarque que p et g étant toujours supposés des nombres entiers, on a, par les su de la décomposition des fractions rationnelles, Ma D Er AIRE N étant un dénominateur qui ne s'évanouit pas lorsque y = 1. On aura donc l'intégrale indéfinie d LE = 16 -n)+J0) f(r) étant une fonction de y exprimée en arcs de cercle et logarithmes, laquelle est nulle lorsque y = 0, et ne devient pas infinie lorsque y = 1. On

aura semblablement #7 \d = — 3) +f(2), J(z) étant la même fonction de z que f{ r) est de y. De là résulte l'intégrale

468 INTÉGRALES EULÉRIENNES, indéfinie F=!/ =) + Ur) —f(s) ; ?

ou, en mettant y* à la place des,

FE) + ff) Maintenant si l’on fait y = 1 , comme on peut préalablement mettre = sous la forme 1 y +"... y", on aura la valeur cherchée F(a)= in, de sorte que la formule générale est démontrée à priori pour toute valeur rationnelle de a.

129. Considérons encore l'intégrale prise depuis x=0 jusqu'àx = 1, T = es) frs

1— + logx *=!;

si on la met sous cette forme composée de trois parties TE) a+ fu) ff)

la première partie en vertu de l'équation (33)...=—C— Z'a, la seconde = log m; il reste donc à trouver la troisième partie

et on aura T=—C— Z'a + log m + V. sa Lorsque n» est très grand, on a Z'(1+n)= logn, et par conséquent [ ET dx = C+ log n. Mais la formule (37) donne en général

nai dx ds

donc

Mettant x” au lieu de æ, les limites de l’intégrale seront les mêmes, et on aura

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