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Traité des fractures et des luxations

J Fisscbe DÜ FÉMrat {.MüSÉE DU val-de-geace). — C’cst le fémur gauche d’un adulte de haute taille ; Car du Sommet

de la tête au condyle interne il portait plus de 44 centimètres; et dans sa moitié supérieure la paroi de la diaphyse atteignait de 5 à 8 millimètres d’épaisseur. On aperçoit sur sa face antérieure une longue fissure verticale, offrant toutefois quelques mais unique, et continue dans un espace de 13 centimètres. Immédiatement au-dessous s’en voit une

très-petite d’un centimètre de longueur environ; au-dessus deux autres, chacune de 3 à 4 centimètres; enfin une dernière beaucoup plus bas, à 5 centimètres au-dessus de l’articulation du genou.

A la face interne, vers le tiers inférieur, il y en a une autre de 3 centimètres; à la face externe, près de la ligne âpre, ü y a une série de cinq fissures occupant ensemble une hauteur de 16 centimètres. Je me suis borné à figurer celles de la face antérieure.

Nulle part on ne trouve'la moindre trace d’un choc qui aurait laissé quelque empreinte ; on n a d adleurs aucun renseignement sur l’histoire de cette curieuse lésion.

Le fémur étant scié de haut en bas, on constate facüement que la grande fissure traverse toute l’épaisseur de la paroi diaphysaire; mais pour les autres, il est impossible d’en trouver quelque trace à l’intérieur du canal; et elles n’entamaient l’os que dans une partie de son épaisseur.

Fig. 2. — Feactdbe kcomplèie du cubitus, phoduite sim le cadaybe. — Je possède aujourd’hui une firacture pareiUe du même os, reconnue sur le vivant, et dont l’autopsie a vérifié le diagnostic.

Fig. 3. — Perforation de l’extrémité supériedre de l’humérus droit par une balle (musée du val-de-grace). — L’humérus est vu par sa fece externe et un peu postérieure, l’épicondyle regardant en avant et un peu à droite.

Une balle de calibré ordinaire a pénétré dans le col de l’os, presque immédiatement au-desso:

st creusé une cavité assez régulière, sans trace d’autre fracture. La balle n’avait point été extraite, e

e de la

capsule, et s’y es.-

retrouvée sur le eadavrelongtemps après l’accident; eUe avait gardé sa forme, à part un petit fragment que 1 on retrouva incrusté à la voûte de.la.cavité osseuse.

Cette cavité, vue un peu en raccourci sur la figure, présente 28 millimètres de hauteur à son orifice, et plus de 40 a l’intérieur; 25’de largeur à l’orifice, plus une échancrure qui entame la face postérieure de l’os, et 30 à l’intérieur. Elle ne laisse guère partout que 3 à 5 millimètres d’épaisseur au col de l’humérus, et l’on voit même sur la figure un petit trou t. L’intérieur est assez régulier, limité partout par de la substance spongieuse ou réticulaire.

qui traverse sa paroi er

et sans communication avec le canal médullaire. Le fond

ar ce fond n’offrait pas seulement le tiers de l’étendue de la

centimètre au-dessous de l’ori

P ; et la balle

qui reposait sur ce n est à regretter que nous n’ayons ■ des parties molles à la dissection. '

es de la blessure, non plus que sur l’é

La balle s’était-elle creusé toute cette cavité dès l’origine, par l’effet du mouvement de

m qu’elle subit souvent avant de s’arrêter; résorption de l’os, et en quelque sorte par une vu la régularité des parois internes de la cavité.

ra bien la cavité s’était-elle agrandie ai iilatation vitale? Je penche plus volontiers pc

indique le point où le périoste recouvre la petite esquille détachée de la diaphyse.

s, n° 91). — Pièce donnée par Champion, de ir volume ; j’ajouterai seulement que la lettre a

EXPLICATION DES PLANCHES

Fig. 7. — Feacxoee ateg esquille ccsEifobiie du ti eut la jambe droite prise sous une barrique de to nudation du fragment inférieur du tibia dans un par aucun moyen (je n’employais pas alors mo bientôt tout autour de la portion dénudée, qui

li, lOLSTE i. USE FEAÇTBBE DO.UBLE DU PÉRONÉ. —Une femiiie dé 50 ans ; de là une fracture compbquée de déchirure aux téguments, avec dé- : étendue de 4 centimètres. Ce fragment inférieur ne put être contenu 1 appareil à vis) ; on pansa à plat ; des bourgeons charnus s’élevèrent ■esta frappée de nécrose ; mais vers le quinzième jour apparurent des

phénomènes de résorption purulente avec diarrhée coUiquative, et la malade succomba le vingtième jour.

On voit d’abord le péroné cassé en deux endroits ; le fragment moyen chevauchant sur la face interne du fragment supérieur, et porté au contraire un peu en dehors de l'inférieur; un tissu rougeâtre déjà parsemé de petites aiguilles osseuses montrait le progrès du travail de consolidation.

Le tibia offre deux, fragments taillés en pointe, avec une esquille cunéiforme détachée de sa face interne, et qui s’est écartée en dehors dans l’intervalle des deux os. Tout le tissu de cette esquille est piqueté de vaisseaux, sauf une petite plaque triangulaire nécrosée à son sommet. Le fragment supérieur du tibia est de même sillonné de nombreux vaisseaux, et en dedans et en dehors on voit de petites saillies osseuses de formation nouvelle attestant un commencement de réunion. Au contraire, toute la portion dénudée du fragment inférieur est dure, blanche, frappée de mort; les bords de cette portion sont dentelés, déchiquetés, comme s’ils avaient été rongés par des insectes; et le tissu sain à Tenfour est creusé à la profondeur de 1 à 2 millimètres. Ce creux était rempli par une membrane molle, rougeâtre, qui s’enfonçait quelque peu sous le rebord tranchant de la portion nécrosée, et qui sur le vivant offrait l’aspect des bourgeons charnus. Elle adhérait assez peu an tissu osseux sous-jacent; et celui-ci qu’on voit à nu sur la ligure était rougeâtre, bien que fort dur, et présentait une foule de stries osseuses longitudinales, s’envoyant l’nne à l’autre de petits prolongements latéraux, et séparées par des sülons d’une teinte plus rouge, où le scalpel pénétrait sans résistance. On eût dit les fibres normales de l’os disséquées, isolées et rendues saiUantes par le développement de petits vaisseaux dans leurs intervalles. Plus bas, le fragment reprenait son épaisseur normale; seulement il était piqueté par un grand nombre d’orifices vasculaires, qui lui donnaient une feinte fortement rosée.

Fig. 8. — Esquellis provenant d’un tibia feaciuré d’un coup de feu en 1816, et sorties a travers des ouvertures fis- TULEDSES EN 1823 (musée DU VAL-DE-GRACE ).—Toutes ces csquilles sont blanches, compactes, et paraissent déeoupéés siir l’épaisseur de la paroi de la diaphyse. Sur trois d’entre elles, les deux plus grosses et la moyenne, on reconnaît distinctement la face éxterne dé l’os, qui a à peine été atteinte par l’absorption. La plus volumineuse est parcouruè par une fissure en spirale qui ilè pénètre pas toute son épaisseur.

Mactores des côtes et du sternum.

Fig. 1. Fractures des Côtes du côté droit (musée bupUYTREN, n" 8 a). Ces fractures, déterminées par Une pression violente, occupent huit côtes, de la deuxième à la neuvième inclusivement. Elles sont toutes simples, c’est-à-dire que les côtes n’ont ete rompues qu’en un seul endroit; il y a chevauchement pour la plupart ; et pour lès côtes inférieures le -rr-n mtercostaux est tel que les sixième, septième et huitième côtes Se sont soudées ensemble. La

piece a ete d ailleurs suffisamment décrite dans le teste, 1.1, p. 4.34,.

— FfîACTÜEE INCOMPLÈTE DE LA )

îractures complétés a la troisième et a lasepüeme côte. La mort arriva U Av. v 1 - ^ n

intei^e, les trois fractures à peu près sur la même ligne, à peu de distance des cartilage^ ; ponr'la cô^TenZut Îk cote d en bas, le fragment postérieur fait une légère saillie en dedans de l’antre; pour la côte du milieu la frlcmrnïn

^r" rp^2T “ " ^

^“;t mLte7iÏÏlnrté"u”;clmr^^^ B représente le sternum de face,

représente une coupe ver"de^ o “ Î f ^

placement angulaire saillant en avant,’qui porte^rfeuLtl^rnTurilfrllrt ‘i®"

1—U esi que parüel, et ( lartieulièrement sur le fragment inférieur.

PLANCHE m.

FBACTDRES DD nez, de la MACHOIRE E΃RIEDRE ET DE LA CLAVICULE,

Fig. 1. Fracture du nez, avec on notable béplacement latérii dit /

J’ai donné une description complète de cette fracture, t. I, ^3. ™ DrouWREN, n” 39 ). -

postérieur découpé en biseau sur sa face interne a chevauché en av^^d"e^’auft™an^une f en dehors; le fragment

ehement favorisé, sans aucun dente, par l’ahsence de dents sur ce fragmlf fl rhSe meÎ^^

EXPLICATION DES PLANCHES

constater l’état du nerf dentaire inférieur: ü était parfaitement intact, préservé de tout tiraillement par le chevauchement même, et de toute pression par l’écartement des fragments qui est le résultat du chevauchement.

Fie. 3. Feactdee doubiæ eécinte de l’os MvnT.T.AUiE raiiEraœ. — Le fragment moyen est taillé, presque en totalité, sur

la moitié gauche de l’os. Le fragment postérieur est taillé obliquement en avant et en dehors dans l’épaisseur de l’os, comme dans le cas précédent, et le déplacement est aussi le même; mais la fracture antérieure, outre son obliquité très-apparente de haut en bas et de dehors en dedans, découpait l’épaisseur de l’os de telle sorte que le fragment moyen est taillé en biseau dans sa moitié supérieure aux dépens de sa table interne, et dans sa moitié inférieure aux dépens

Dans ce cas, le nerf dentaire avait été rompu et le canal oblitéré à l’endroit de la fracture. Voyez t. I, p. 384.

FtB. 5. — Feactuee récente de la clavicule gauche, avec une tkès-gkande obliquité. — La clavicule est représentée avec sa face supérieure un peu inclinée en avant, pour faire bien voir la direction de la fracture, dirigée d’arrière en avant et de dedans en dehors. Le sujet avait succombé à d’autres lésions plus graves, presque aussitôt après l’accident.

c’est la forme étrange de l’os, qui est telle, qu’en supposant les deux fragments mis bout à bout, on n’aurait pas une clavicule normale. Ceci vient de ce que le fragment stérnàl, au lieu de marcher à peu près en droite ligne ou avec une légère courbe à la rencontre de l’autre, présente en avant une convexité exagérée, et figure en arrière un arc de 16 millimètres de Ëèche. On dirait que son extrémité externe, à force de temps et par les mouvements de l’articulation anormale, a fléchi en arrière, ou peut-être que la saillie antérieure a été usée par résorption; en sorte qu’au lieu d’une pure saillie de ce fragment en avant, c’est un angle obtus formé par là réunion des deux fragments.

Quoi qu’il en soit, outre les trois grands déplacements notés, il faut ajouter que le fragment acromial est plus abaissé en dehors qu’en dedans, et peuLêtre aussi que son bord postérieur est un peu plus élevé que l’antérieur.

Fig. 7. — Feactuee de la clavicule, a ded peés a l’union du cobps de l’os avec son exteémiié acromiale (musée dupuylEEN, i!“ 55 ). — La fracture semble avoir été un peu oblique d’avant en arrière et de dehors en dedans; elle a divisé l’os en dedans dé l’insertion des ligaments coraeo-clavieulaires. Le fragment acromial est descendu au-dessous de l’autre de plus de 2 centimètres; il s’est en même temps porté en arrière, et l’angle antérieur du fragment sternal fait une saillie très-considérable en avant. Enfin le chevauchement dépasse 2 centimètres, et la clavicule est très-raccourcie. Un cal épais, traversé de haut en bas par un pertms reguber, réunit en arrière le fragment acromial au corps de l'os, et se prolonge à 3 centimètres sur celui-ci.

S. —Feactuee double de la clavicule (musée dupuyteen, n" 65). — De ces deux fractures, l’une, située à 3 cenüiètrès du sternum, parait avoir été oblique d’avant en arrière et de dedans en dehors; en conséquence, le fragment xterne a gUssé un peu en bas, mais très-fortement en avant, où sa pointe proémine à près de 2 centimètres en avant de autre. La deuxième fracture a eu lieu à 3 centimètres de l’extrémité acromiale; elle paraît avoir été oblique de haut en ors; en conséquence, le fragment acromial a légèrement chevauché au-dessus de l’autre, sans avant ni en arrière. La majeure partie du bgament coraco-claviculaire était restée adhérente au is exactement, au fragment moyen. Peut-être y a-t-il dans le fragment acromial une légère incUas. Tout cela est dû évidemment à l’obliquité de la fracture.

i fracture voisine du sternum, je dois ajouter qu’il n’en existe au Musée Dupuytren qu’un autre semple, sous le n» 64 ; cette fois, la fracture est simple, mais elle présente les mêmes phénomènes que celle du n° 65, ce ui m’a empêché de la faire dessiner.

Fig. 9. — Feactuee de l’extrémité acromiale (musée dupuyteen, n” 56). — Pièce donnée par le professeur Thillaye, sans renseignement. — La. fracture semble avoir été un peu obbque en arrière et en dedans, et avoir divisé l’os juste à Funion du corps avec l’extrémité acromiale, dont l’angle postérieur est resté sur le fragment externe; conséquemment en dedans ou près de la limite interne des ligaments coraeo-claviculaires. Le fragment externe est descendu d’environ 1 centimètre; mais, de plus, il s’est porté en arrière et en dedans, de telle sorte que l’interne s’est trouvé tout à fait en avant, où il fait une saillie fort aiguë, et que le raccourcissement de l’os est de plus de 1 centimètre. Un cal aplati, mais large et triangulaire, réunit en arrière le fragment acromial au corps de l’os, et se prolonge à 3 centimètres en dedans sur le fragment

On voit que sur cette pièce, comme dans la fig. 7, il y a eu un triple déplacement; l’abaissement du fragment acromial, le chevauchement, et la sailbe du fragment sternal en avant. Cette saillie est à peu près égale dans les deux pièces ; les deux autres déplacements sont à un bien moindre degré dans celle-ci. Ajoutez qu’ici le fragment acromial est descendu en

EXPLICATION DES PLANCHES

masse et en restant parallèle à l’autre; tandis que sur un peu plus abaissée que l’interne.

un peu obliquement,

; extrémité externe

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