‹ Traité des fractures et des luxations (volume 2)Chapitre 3 sur 21 · PLANCHE V · texte numérisé non relu

PLANCHE V

FRJVCTÜEES DU COL HUMÉRAL.

Fig. 1. — Feactuee DiTEA-CAPSüLAniE EÉCENTE. — Humériis gauche vu par sa face postérieure. Les tubérosités, séparées de la tête et de la diaphyse, sont divisées en trois fragments et renversées en dehors. La tête, séparée du col anatomique, est en partie écrasée; la diaphyse remontée est en contact avec la partie inférieure de la cavité glénoSde. La capsule était restée intacte, et a été divisée sur le cadavre pour découvrir la fracture. Voir d’ailleurs 1.1, p. 529.

Fig. 2. — Feactuee analogue a la peécédente (musée du v.il-de-gkace). Pièce donnée par Devergie. — Humérus droit d’une vieille femme, vu par sa face antérieure, sans parties molles. La tête, séparée en dedans de la diaphyse, est renversée en dehors; elle a été également séparée des tubérosités, en laissant cependant une portion adhérente plus petite. Les tubérosités avaient pareillement été séparées de la diaphyse, renversées en dehors, et le trochiter divisé lui-même en deux par une fracture verticale qu’On n’aperçoit pas sur le dessin. Voir 1.1, p. 529.

Fig. 3 et 4-. — Feactuee intea-capsulaiee ancienne (musée du vax-de-geace). — Dans la fg. 3, 1 humérus est vu par sa face antérieure et interne ; dans la /îp. 4, il est retourné, et la tête regarde à droite.

A ne considérer que la fig. 3, la fracture semblerait avoir divisé presque verticalement la tête humérale et la portion externe de la diaphyse, laissant en dehors un fragment assez étendu qui comprendrait les deux tubérosités, lequel fragment serait remonté un peu au-dessus de l’autre. La section opérée, fig. 4, corrige tout ce que la première vue avait d’erroné. On suit les parois de la diaphyse jusqu’à la naissance de l’épiphyse, d’où il résulte que la fracture avait été en ce point transversale, et toute la portion osseuse qui figurait le fragment vertical n’est évidemment qu’un cal volumineux. Les deux tubérosités, détachées à la fois de la diaphyse et de la portion interne de la tête humérale, ont été refoulées en dehors, beaucoup moins cependant que dans les fig. 1 et 2; la tête elle-même, rejetée dans ce sens, a perdu en partie sa saiüie ordinaire; on voit en haut une portion de son écorce compacte, qui a pénétré dans le tissu spongieux du fragment externe; à sa partie interne et inférieure, au contraire, la fracture semble s’être opérée sans autre déplacement qu’une légère inflexion, attendu que ni à l’extérieur, fig. 3, ni à l’intérieur, fig. 4, on ne trouve de traces apparentes

EXPLICATION DES PLANCHES

de cal. Ces apparences sont assez communes dans les fractures épiphysaires ; nous les retrouverons sur les deux pièces suivantes, et pareillement dans une fracture de l’extrémité inférieure du radins, pl. X.

Fis. 5. — FiL4CTDiœ exiea-capsulaiee avec un tbés-léger déplacement. — Je n’ai donné ici que la coupe de l’os. On voit, par ■ la comparaison de la ligne ponctuée avec la disposition nouvelle de la fête humérale, que celle-ci a, été jetée en dedans • aussi le cal du côté interne est-il assez volumineux, et sur la pièce entière, il figurait une fracture verticale comme dans la fig. 3. Au contraire, en dehors, il n’y a pas de trace apparente de cal, et il semble que l’os n’ait subi en ce point qu’une simple flexion. J’ai déjà dit que c’est là un caractère fort commun des fractures épiphysaires. Voyez d’ailleurs 1.1, p. 520, en corrigeant lignes 20 et 21, à cause du prolongement dm cal sur la face interne de la diaphyse. Le cal avait lamé en dehors quelques inégalités, etc.

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