‹ Traité des fractures et des luxations (volume 2)Chapitre 5 sur 21 · FRACTURES DE L’HUMÉRUS · texte numérisé non relu

FRACTURES DE L’HUMÉRUS

Fig.

Feaçtuee dooele de l’huméeus.

surabondant et partout spongieux; 1 attestent une inflammation de leur ti

te divisé par un trait de scie. On voit le cal J,—, — paraissent creusés de cellules anormales, qui

3SU. Cette inflammation explique l’irrégularité et la surabondance du cal.

Fig. 2. -Fracture slmrle, avec détachement d’une esquille a la face antérieure de l’os. - Le fragment inférieur est porte en arriéré, et forme avec l’autre un angle rentrant en avant. Cal spongieux; malgré le contact des deux fragments a la partie anteneure, on voit qu’il n’y a pas de soudure du tissu compact.

” r t ® DANS le même sens (musée dupuvteen n- 86). Pièce donnée par

e professeur LassuG - La direction de la fracture est assez visible sur la figure, pour que la description en soit inutile. Le fragment supérieur est porté en avant et en dedans, l’inférieur en dehors et en arrière; à quoi j’ajouterai qne'les deux fragments, en contact par en bas, s’écartaient en haut de manière à figurer un angle très-aigu à sinus supérieur, qm a ete comble par la matière du cal, et qui est encore accusé par une large gouttière verticale

centimètres de haut; lebout supérieur descend jusqu’à 8 centimètres de l’articulation

du coude, 1 inferieur s’étend jusqu’à 12 centimètres au-dessus.

commence à

6 centimètres au-dessus de l’article ; selon sa direction, le fragment inférieur est remonté en dehors et en avant, en faisant un angle saillant à la fois dans l’un et l’autre sens, ce qui a permis au fragment inférieur de faire à son tour une forte sailhe eu avant de la face interne du supérieur.

~ ® ^“dioE (musée dueutteen, U" 83). Pièce donnée par le professeur Lassus. - L’hu-

k fZr ‘^® manière à laisser voir cependant nne partie de sa face postérieure, et notamment

inférienr” T entendu, on voit d’abord que le chevauchement a eu lieu de telle sorte que le fragment

etmi’Tf ®®““® '^dcction de la fracture en bas et en arrière,

InlT" • “ ^“® Pc^'crieure, qui est inclinée en avant dans l’état norl

sur le W ir;, f qu’il forme ainsi avec le fragment supérieur peut être évalué à-135», et

vant ü devait y avoir quelques-uns des phénomènes de la luxation en amère.

reçoit, de l’extrémité supérieure du cuMtps (l’olécpâne a 4- centimètres de largeur en arrière ), et même de la portion restante de la trochlée humérale.

L’attitude de l’avant-bras sur le cadavre était à peu près intermédiaire entre l’extension et la flexion, comme on le voit dans la fig. i. Le fragment externe est remonté jusqu'en haut de la surface fracturée de l’autre ; le eondyle se trouve fort au-dessus de son niveau normal, eu égard à la position de la trochlée ; l’avant-bras était en conséquence, non-seulement fléchi en avant, mais incliné et comme fléchi en dehors.

La flexion pouvait aller au delà de l’angle droit (fig. 2), mais alors elle se faisait principalement en dehors, le cubitus quittant la trochlée pour embrasser la portion inférieure de la surface fracturée, et le radius remontant au point de faire chevaucher le fragment condylien sur la diaphyse.

L’extension était difficile et incomplète (fig. 3) ; alors le cubitus revenait en contact avec la poulie, le radius descendait

cpndyle huméral, à peu près à s(

intervalle qui attestait l’usure qu’ils avaient subie, intervalle qui aurait même été plus grand avec une extension plus complète ; cette extension était empêchée, d’une part par l’hypertrophie de l’olécrâne, d’autre part et surtout par la tension des ligaments postérieurs qu’on aperçoit sur cette figure.

Dans cette position des fragments, on voit que le fragment condylien, sauf la brèche faite par l’usure, ferait en dehors " une saillie plus considérable que dans l’état normal, ce qui est d’accord avec l’agrandissement de la surface articulaire du eondyle ; mais, en même temps, il semble que son sommet est attiré en avant, déplacement d’aiUeurs habituel dans ces fractures, et dû à l’action des muscles épicondyliens.

L’articulation huméro-radiale n’avait point souffert, ainsi que le laisse voir l’excision d’une portion de la capsule (fig. 1 et 3). L’articulation radio-cubitale était également saine, et les mouvements de pronation et de supination bien conservés.

Fig. i. — Feactiiee coMjnsimvE nu coude (musée dupdyœen, n» 90). Pièce donnée par M. Callé. -r La fracture datait de vingt-sept ans, et, malgré le broiement extraordinaire des extrémités articulaires, avait laissé au coude presque tous ses mouvements. J’en ai donné d’ailleurs une description suffisante, t. I, p. 581.

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