‹ Traité des fractures et des luxations (volume 3)Chapitre 68 sur 98 · FRACTURÇ^ DES OS DU CARPE · texte numérisé non relu

FRACTURÇ^ DES OS DU CARPE

tos lin flgt dp délabremept au milieu duquel la fracture n’est presque qu’un épiphénomène. Tels sont les cas dans lesquels la main s’est trouvée écrasée sous une roue de voiture , prise entre les dents d’une machine, hroyée par un coup de feu, et particulièrement quand un fusil éclate dans la main du tireur. Je n’insisterai point sur ces graves lésions où la questiop d’amputaitiop est le plus souvent posée, et qui rentrent d’ailleurs dans la catégorie des fractures compliquées. Il ne sera question ici que des fructures simples, ou mêlées de complications si légères, que les indicatiqus de la fracture dqmipeut toujours le traiterpent.

Les fractures de lu rpain se rangent sqqs trois chefs : — fractures des QS du carpe ; — fractures du niéta carpe , — fractures dies phalanges.

^ 1« Fractures des ôs du carpe.

6es fractures , lorsqu’on laisse en dehors les cas d’écraser ment, sent excessivement rares, et presque toujours le résul-tat de causes directes. Il y a même lieu de s’étonner que les chutes sur la main, qui déterminent tant de fractures du radius, en produisent si peu des os du carpe. Cependant ils n’y échappent pas toujours. M. Bouchet, en forçant la flexion et l’extension de la main sur le cadavre , a obtenu , entre autres lésions, une ou plusieurs fraetu^^des os du carpe; déjà M. J. Cloquet en avait rencontré IWutopsie sur deux sujets qui étaient tombés sur le poignet ; et récemnrent M. Jarjavay a constaté une fracture du scaphoïde, due à la même cause*.

Dans les deux cas de BI. J. Cloquet, le gonflement des parties molles avait empêché de reconnaître les fractures pendant la vie; et il paraît en avoir été de même chez le blessé de M. Jarjavay. Il est donc à présumer que le plus souvent la crépitation seule révélera la fracture ; encore faudrait-il bien s’assû'rer de son siège, et ne pas l’attribuer, par exemple, à une fracture absente du radius. Le traitement consisterait essentiellement à tenir le poignet dans l’immobilité, avec la précaution

» Bouehet, Thèse citée, Paris, juillet 1834; -rr 3. Cloquet, art. Maiîs- du

ht, de w^dmm m treHlq vollimes; — J|pJ%vaj, Thèse inmtg. P^ris, 1846,

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