‹ Traité des greffes humainesChapitre 133 sur 188 · OBSERVATION CXXXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION CXXXI

Leurer. — Implantation de l'extrémité supérieure du péroné dans le fragment correspondant du tibia. (Paris chirurgical, février 1911.)

F..., vingt-trois ans. Ostéomyélite du tibia gauche il ÿ a dix ans, longue suppuration et ablation de séquestres. Déformation progressive aboutissant à inflexion de la jambe en dehors avec luxation du tibia et du péroné en arrière et en dehors. A la radiographie destruction étendue de la diaphyse, les épiphyses se prolongent par des pointes d’os nouveau qui ne viennent pas au contact l’une de l’autre ; la tête du péroné a glissé en haut ; le péroné est très nettement hypertrophié et incurvé, léger varus du pied. Septembre 1909. Première opération : on essaie sans succès de réduire la luxation en sectionnant les ligaments périphériques et réséquant les ménisques, résection économe du genou ; fixation par 3 agrafes de Jacoel. re $ É Décembre 1909. Deuxième opération. Dénudation du moignon tibial supérieur. Section du péroné, assez haut pour gagner 2 ou 3 centimètres en tirant sur la jambe et fixation du bout diaphysaire supérieur dans une cavité creusée dans le tibia. On fixe par fil de

bronze passé dans le péroné et entourant la lamelle cartilagineuse qui représente le tibia.

A la suite, consolidation incomplète, troisième intervention : résection de pseudarthrose fibreuse qui s’est formée, on recreuse la capsule tibiale où on enfonce le péroné, on consolide par un fil de bronze. La consolidation se fait progressivement ; la malade est maintenue au repos, la fonction se rétablit très bien après mobilisation d’adhérences articulaires du pied, très peu de raccourcissement, la transplantation inférieure du péroné est jugée inutile.

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